‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 108 sur 256 · OPÉRATIONS MILITAIRES · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS MILITAIRES

la réparation de ses troupes. Il est présentement question de s'assurer si ces troupes, actuellement répandues dans divers cercles de l'Empire, pourront aisément et sans courir aucun risque se rassembler pour former une armée, lorsque la reine de Hongrie et ses alliés, n*étant plus retenus par la convention de neutralité, croiront devoir employer les moyens usités en guerre pour prévenir le préjudice que ces troupes une fois rassemblées en une armée pourroient leur causer. Ce point étant de la plus extrême importance, le sieur comte de Bavière ne peut y donner trop d*attention, en s'attachant à prévoir et prévenir par de justes mesures les inconvénients et malheurs qui pourroient résulter de la moindre négligence à cet égard.

Dès que les troupes impériales seront rassemblées et en état

d'agir, les opérations militaires commenceront de concert, soit

que l'armée du Roi et celle de l'Empereur agissent conjointement

ou séparément. Les efTorts que Sa Majesté fera conjointement

avec l'Espagne en Italie retenant nécessairement dans cette partie

de l'Europe les troupes que la reine de Hongrie y entretient et

l'obligeant vraisemblablement d'y en faire passer de nouvelles,

formeront en même temps une diversion favorable pour FEm-

pereur. L'alarme et la consternation que l'apparition de l'escadre

ftançoise sur les côtés d'Angleterre' et la nouvelle du passage du

fils aîné du chevalier de Saint-Georges de Rome en France* ont

^pandues à Londres et dans toute la Grande-Bretagne pourront

'«tarder le départ des recrues que le roi do la Grande-Bretagne

devoît envoyer aux Pays-Bas pour l'ouverture de la campagne, et

P^^t-élre môme l'empêcheront de faire passer aussi exactement

•ux cours de Vienne et de Turin les subsides qui leur sont abso-

'UKHent nécessaires pour l'entretien de leurs armées. Ainsi on

P^^t espérer en ouvrant la campagne de bonne heure de la con-

"**Uer avec avantage.

La présence du sieur de Chavigny à Francfort sera d'un grand *^ours au sieur comte de Bavière dans les commencements,

^- Une tentative de débarquement eut lieu en février, mais échoua.

^< Charles-Edouard Stuart, fils du prétendant que Louis XIV avait jadis reconnu 7^ le nom de Jacques III. Son départ secret de Rome, qui eut lieu à la fin de l^o^er 1744, g^na fort le goUTernement français, qui n'avait pas encore déclaré la «•wnàVAngieterre.

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pour le nu-Urc parftiiteinont au fait de Télat artuel de tout ce qui pont avoir rapport aux intérêts de l'Emperour t»l de sa maison, ot parliculièrenient des moyens qu'il sera possible de motlre m usage pour lui former une arm6o assez forte pour figurer contenablement poïidant la campagne prochaine et reraporter sur le» ennemis des avanUiges décisifs. Le sieur de Chavtgny ne man- *|uera pas de lui confier le jirognVs qu'il aura pu faire dausi lit négociation qui a été Tobjet de son rcloui* à Francfort, et qu'il â'wl proposé de lier avec divers princes de TEmpire, de concert arec l'Kmpereur et le roi de Prusse, dans Ia^ue de former entre eux une union confédérale qui ne pourroil que fortifier le parti de TEmpereur, et lui donner les moyens de faire concourir avec Ui la diîîle gén»?rale [lour obliger la reine de Hongrie à le reconuoître pour ehef de l'Empire^ A lui restituer la Bavii^re et k lui accorder une juste satisfaction sur ce qui fait le sujet de lagoerrv- Il ne seroil pas étonnant que relie n*5(^'ocialion éprouvAi des difficultés qui en éloigneroienl la conclusion, et empi^cheroîcnl que ri-mpereur n en pût retirer tout le fruit qu*on a d'alw^rd envisaps mais il y a lieu d'espérer au moins que le sieur de Chavigav parviendra h faire passer à la solde de Sa Majesté Impt^riale k^ «s mille Hessois qui sont actuellement au service de rAnglelerneu vertu d'un traité dont le terme doit expirer au mois do juin prochain. En ce pas, ou pourroit compter que Tarmée impériale seroil de vingt et un mille hommes, savoir : des régiments bavarois f "■ suivant le jugementqu'on peut en [>orter d'avance, pourroulfuii^ douzemillebommes offocUfs,et neuf mille Hessois. Le roi do Pniss^ u sollicité et pressé Sa Majesté d'enlever ces troupes hcssoise!» ao^ Angloisavec les instances les plus pressantes et comme si lachosC le regardoit personnellement, et pouvoil ou lo garantir de quelque grand danger, ou le mettre en état de se procurer quelque avaih tage considérable. Le sieur comte de Bavit^ro est instruit quuot prince, depuis la conclusion de son traité de paix avec la i*eîne de Hongrie, n'a pas cessé de donner à l'Empereur les assurances lc« plus formelles do vouloir concourir efficacement à le mettre en situation de faire reconnottre et respecter sa dignité par cette princesse, et de la forcer à la restitution de la Bavière, cl m<*me avec quelque accroissement d'Étals &sa bienséance. Mais sa ce

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