‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 109 sur 256 · ATTITUDE »E LA PRUSSE · texte numérisé non relu

ATTITUDE »E LA PRUSSE

©nvcTS In reine «Ir* Honçrio n'a pas 6lc nniformo avec ce«

vnccs ilonni^csà rCmporeiir. lia mf^mc paru qtritobscrvoil

elle les plus grniulâ méuagocueats, et il u*a pas dissiniut<^

quelle» que soionl ses dispositions favorables pourconcourir

tisfaction ilo Sa Majesté Inipérijilo, il nV^ntcndoil pus sp

à fiuruiii* iléniarrlie ijui pû( être regardât* romme unocon-

tion audit traité de pai\ conclu à Breslau en juillet I74â;

qu'il u*a pas ^*lé possible d'assurer un jugeaient certain

! syslènie que ce prince se propose do suivre entre l'Km-

r d'une |>arl el la reine il<* Hongrie et ses alliés d'âulre part.

e de Hongrie a pai-u ilans ces derniers temps en concevoir

ombrages, eldaiis la crainte que le roi de Prusse ne se

i à quelque entreprise soit contre la noheme ou contre la

rie, elle y a fait passer précipitamment une partie do ses

, ce qui ne peut qu*oecasionner de manière ou d'autre

iversion favorable pour l'Empereur. Elle a en nn>mo temps

S b conclusion d'un traité iralliance qui vient d'être signé*

otleroi de Pologne, électeur de Saxe, lequ(d no redoute

le voisinage du roi de Prusse, et doit intérieiiremonl

r le d^ir do pouvoir tôt ou tard tirer vengeance de ce

n'^squ'ilii étoienl convenus ensemble de partager entre eux

laSilësie, le roi de Prusse s'esl fait céder par son Iniilé de

arec la reine île Hongrie non seulement la basse Siléaie,

«ttitsi la haute Sib'sie qui, selon le partage dont ces deux

^k>ient convenus entre eux, devoil appartenir h la maison

raie de Saxe. Le roi de Prusse considère apparemment

union nouvellement formée entre les cours de Vienne et do

ttdfl, pourroit tendre non seulement à se gîirantir el défendre

itu^lldment contre tttute entreprise do sa part, mais aussi à

■er eettr allianre de Tarcesaion iln nu de la (irande-Bretagne

Bie éltfcCeur de Hanovre et de quelques autres puissances, en

■ qu'elles pussent, en agissant de concert, profiter des occa-

Ifi (arorables qui pourroient se présenter pour attaquer con-

enl par divers cûli^s les Etats de Sa Majesté Prussienne

lir sa puissance, qui véritiiblemenl de\ient extrêmement

nu.

tE COMTE DE BAVIÈRE, 174*.

redoutable dans l'Empire. Si le sieur de Cha^igny par%ienl à enlever les six mille Ilesâois que ie roi do la Grande-BreUigne a jusqu'à présent eulrotenus à sa solde dans la vue prinrijinlemeDl qu*ils pussent, par leur jonction avec les troupes hanovrienms, servir ù la d<!^fense des États de l'éiectorat de Hanovre et à augmenter sa considération dans l'Empire, le roi de Pnisse y Irnivera l'avantagtï d'avoir moins lieu d'appréhender les suites ijuc pourroit avoir ù son préjudice Taccessiou du roi do laGrfta(l& Bretagne h rHlIiaucr nouvolleinenl conclue entre le roi d» Pologne et la reine de Hongrie, et c'est vraisemblablement ce qui lui a fait souhait^ir avec tant d'ardeur et d'empressement que le Roi voulût bien accorder les subsides nécessaires pourdélachpr le landgrave de liesse des intérêts du rt)i do la Grande-Bretugue« et rattacher invariablement à ceux de TEmpereur. Quoi qu'il c«» soit, ces semences di* division ne pouvant que tournur à Taffoi^ blissement des ennemis de l'Empereur, c'est encore une nouviJle raison de souhaiter que le sieur de Chavigny puisse conclura promplement la négociation, dont le moindre efFet doit être d'ns— surer à TEmpereur iieui" mille llessois pïiur être joints comité auxiliaires à ses troujtes.

Si la conduite du roi de Prusse, par rapport aux intérêts de l'Empereur, a été et est encore actuellement une énigme \wxplicable, il ny a pas moins eu d'incertitude et d'ambiguïté dans les dispositions du roi de Pologne relativement à ce qui regardf Sa Majesté Impériale, depuis que ce prince, en se conformant «u traité de i»aix de Brusiau, a retiré ses troupes de la Bohème en même temps que l'armée prussienne évacuoit ce royaume. Lt traité d'alliance qu'il vient de conclure avec la reine de llon^^ est une suite de ce qui fut dès lors convenu par des déclarations réciproques entre les cours de Dresde et de Vienne pour h réUblisscment de rancienne amitié et correspondance entre t'Iles: mais le roi de Pologne n^en a pas moins renouvelé les assurances qu'il n'avoit pas cessé de donner au Roi et à l'Empereur de vouloir vivre avec Leurs Majestés dans la plus parfaite union pc^ir leurs intérêts communs, et d'être bien éloigné de pouvoir '''*'* porté à donner de ses troupes comme auxiliaires soit h U reiu» de Hongrie ou au roi de la Grande-Bretugue pour Voh'jd J<* ^

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