‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 111 sur 256 · ATTITLDE DE L'ÉLECTEUR PALATIN. MS · texte numérisé non relu

ATTITLDE DE L'ÉLECTEUR PALATIN. MS

• '^^urroic*nl conlribuor au bien de la chus© rommune.

r(*e5ei la puissance dp l'électeur palatin* éguloient sa

volonti^ fÀ «on attachemeut aux intérêts de la maison do

ivièfç. S* Majt^té Impériale pourroît disposer dt!s troupes jiula-

tines comme dw tiennes propres, et Hre as&nrée en tou! point

da sott concours k tout ce <|u'olle jugeroit devoir entreprendre

contre la reine de Hongrie. On pourroit donc compter à plus

»rie raison qull «croit un des premiers à entrer dans l'union

' * ' ' i|uo le ?ieur de rba\*ieny e^t cbargé lio négocier.

-- , :-it retenu par la cniintedu ressentirafnt de la reine

Hongrie, rpii se saisiroit du moindre prétexte pour traiter en

pAys enninni le ducbé de Nenbourg et la prinoipautiî de Sullz-

ich, et leur faire rcssontir tous les fléaux de la guerre ainsi

i't*lle en use pour le pays do Bavière, pendant que d'autre part

alliés de cette princesse traiteroient de môme les duchés de

'gh et Juliers! Cette apprélicnsion pourroit diminuer et même

^•eSartT entièrement si les preniii^res opérations de la campagne

pouvoienl en quelque manière mettre k couvert ces Ktals de

lecteur |mlatin. Le sieur comte de Bavière n aura qu'à se louer

la correspondance que le marquis de Tilly, qui est chargé des

du Roi à la cour de Manhoim, entretiendra avec lui sur

eu qui pourraconceruer les intérêts de Sa Majeslû et de l'Em-

P^eur.

Sa MaJL>té Impériale compte avoir acquis un allié en la per-

[*ûHnç Jq jeune duc do Wurtemberg en lui accordant depuis peu

impériali* pour le nietlre avant le terme de sa majorité

. ^ Ion de radministrution de ses Etats. Le Roi s'est em-

l^loyé «npr^ de THrapereur pour le disposer à accélérer celte l?te«», Sa Majt^té jugeant <|U*Elle ne pouvoit qu'engager ce jeune i^^tu-e à tenir dans sa régence une conduite convenable aux in- *^*^l§de rEm|M'reur; mais connue il se Irouvoil depuis quel(]ue ^'''ïps avec les princes de Wurtemberg ses frères à la cour de "•Hîn, c'f!?»l au un de Prusse que le diplôme impérial en a été ***''t!*é pour le lui remettre. Le n»i de Prusse a prolilé de cette '^^'c^aioQ pgur engager le duc <le Wurtemberg à signur un traité

L CUri»-Tli*oa<ir«, qui régna d« lUii 17^9.

LE COMTE DE BÂYIÊHE. t7i4.

de roaouvolloinont des anciennes alliances entre les maisons de Brandebourg et de Wurtemberg, et il a fait assurer l'Empereur qu'il y a fait insérer des conditions formeUes pour atUiehera' jeune prince aux intérêts de Sa Majisté Imptiriale. Le sieur comte de Bavii'^ro poun'a savoir de FEmperetir quelles s*>al ce* conditions, et il ne manquera pas d*en informer aussitôt Sa Majesté. Il seroit m^me bon qu'il pût de manière ou d*aulre se ménager les moyens d'avoir une copie de ce (railé pour le faire passer de même k Sa Majesté.

Elle continue dr tenir uuprf^de Télectirur de Mayence le sieur filondcl, et Elle a jugt^ devoir retirer d'auprès de Télpcteur do Trêves le sieur de la Basecque, qui y étoit depuis longtemps absolument inutile. Ces deux électeurs ne sont nullement dans les intérêts de TEnipereur. Celui de Mayence ne ]wnivoit marquer plus ouvertement sa partialité pour la reine de Hongrie quVo faisant dicter sur les registres de la diële, à Toccasion d'un écrit des ministres iiutrichiens c*»ntre la déelanition remise* A cette assemblée de la purt du Roi sur la retraite des armées de Fraoce hors de l'Empire, les déclarations et protestations que la reine de Hongrie avoit précédenmient faites et publiées contre l'élection de l'Empereur, et ijui avoient été rejetées dans le temps par li diète d'élection, dont tous les suffrages s'étoient réunis pour laisser dormir pour cette fois et sans tirer à consf^qaence le suffrage électoral de Bohême, et pour déférer la dignité impériale à Thlef leur de Bavière*. C'est de concert avec l'électeur de Trêves e" «vec le roi de la Grande-Bretagne comme électeur ele Hanovreque l'éloclour de Mayence a fait faire cette dirtiiture. Comme ■ pourroit en résulter les plus afîreuses conséquences contre 1 tranquillité de TEmpire et le maintien do sa constitution et d * système de son gouvernement, TEmpereur étant de plus intéres==^ personiiellemont k faire aimuler la dictature de ces déclaratiocr:^ et protestations, et de l'écrit des Autrichiens qui lésa renouvelét»^ ^^

I. MArie>ThtSrAs« AViût «ol«oneUemeni renoaTelé ses protcaUlion* «nt^nea sr""*?* OODir* rélMUon de Cliarle!« VII, viciée, suivartl elle, par l'abseuce d'un ^Ivctcur cS« Bob^e r4g:uU»i* K rc|H>que ou l'eUciion fui fHiLi>; c«Uo proiesuàlion eut lieu k.**^" SpH><t U trfttU lio Wortns, du 13 »«p(emT*r« 1743, ou l'allUnce enlre TAutrir?^ %i^ VAngUterro ot la SArdaigoe avait el4 renouvelêo. Ce Ail une â«s raisons n'i' 'l*^ v «'^ mintavDt Frédéric 1! k rvvomtnenoer la Ruerre.

DEVOIRS UËS AMBASSADEURS.

Jiverses mesures pour engager les trois collèges de la diète à s'expliquer piu" un conchtsum comniune sur la nullitt^ de cette dictature; mais on ne voit pas encore que les choses soient dispOHi^es à pouvoir en obtenir promptement uu résultat tel que l'Empereur lu souhïuteroii. Le sieur de la Noue, minisire du Roi près celle diète, pourra expliquer au sieur comte de Bavière toutes les circonslances de cette aiïaire et des difficultés qu'elle éprouve. Il ira de même au-devant de tout ce que le sieur comte de Bavière pourra désirer pour l'informer de la suite des autres aifaires qui se sont traitées dans cette ashemblëc depuis que l'Empereur l'a transférée de Ratisbonne à Francfort, et pour lui faire con-

tllre les différents caractères des ministres qui la composent, et plus ou moins de considération qu'ils se sont acquis par leur roir, leurs talents ft leurs autres qualités personnelles. I Comme il se fait continuellement dans cette diète des projetions concernant les droits et intérêts des princes et Etats de Bropîre, le Roi tient auprès du sieur de la Noue le sieur DischofT ^'il a choisi comme parfnitcmenl instruit de la langue, des

Iis et des usages de rKmpirc, pour faire les traductions et extraits ft pièces qui peuvent mériter l'attention do Sa Majesté. Le sionr j la Noue ne manquera pas d'en donner communication au sioor mte de Bavière et même d'envoyer à ses ordres toutes les fois 111 le désirera ledit sieur Bischoff, lorsque le sieur comte de vière voudra remployer à quelque ouvrage relativement au ^îco du Roi ou aux intérêts deTEmpereur, Le sieur comte de Bavière pourra rendre compte de la suite i afTaires par des dépêches écrites au Roi, en réservant pour ( lettres particulières les avis et détails de moindre importance i ne mériloroient pas également Tattenlion de Sa Majesté. n lui sera remis avec la présente instruction des tables de

tifîre dont il pourra se servir pour les cho;^es qu'il pourroit être ngereux de confier sans cette précaution à la voie ordinaire B postes.

Au reste, l'intention de Sa Majesté est que tous les ministres l'EUe emploie dans les cours élnmgères lui rap[iortent k leur

»ur une relation exacte de tout ce qui sera arrivé de plus imtrtunt dans les négociations qu'ils auront conduites, de l'état où

ils auront laissé les cours et les pays où ils auront servi, des cérémonies qui sy observent en toutes sortes de rencontres, du génie et des inclinations des princes et de leurs ministres, en un mot de tout ce qui peut donner une counoissance exacte des pays où ils auront été employés, et des personnes avec lesquelles ils auront négocié.

Son intention est pareillement qu'en arrivant des pays où ils ont été envoyés, ils remettent en originaux les instructions, chiffres et papiers de leur correspondance avec les ministres du Roi, le tout avec un inventaire exact sur la vérification duquel il leur sera donné une décharge.

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