M. RENAUD
Peu après l'arrivée du comte de Bavière à Francfort, la guerre devint générale. Le A févrieri74i, la Russie s'était jointe à l'Autriche. Le roi de Prusse, ayant eu vent des traités intervenus entre Marie- Thérèse, la Sardaigne et la Saxo, se crut menacé dans la possession de la Silésie; il résolut de rentrer en %ne et de se liguer d'une part avec certains États de l'Empire, de l'autre avec la France.
Le22mail744,FrédéricIls!gnar£/nwnrfeFrartc/br/avecCharlesVlI, rélecteur palatin et le roi de Suède, ce dernier agissant comme landgrave de Hesse-Cassel : on stipulait la reconnaissance de Charles VII comme chef de l'Empire, la restauration de ce prince dans son électorat de Bavière et la garantie réciproque des possessions, sauf à s'entendre ultérieurement, sous la médiation de l'Empire ou autrement, sur la succession autricliiennc. Le 6 juin, les signataires de Tunion invitèrent la France à accéder au traité, ce qui fut fait le même jour par les soins de M. de Chavigny. En outre, le 24 juillet, cette fois encore avec l'approbation delà France, la Prusse s'engagea à mettre Charles VII en possession de la Bohême et à lui laisseï prendre la haute Autriche, à charge pour l'Empereur de céder à Frédéric II la Silésie autrichienne avec ses enclaves en Moravie, Kœnigsgrstz, Kollin, Pardubitz, Bunlzlau et Leitmeritz.
Tandis que Louis XV s'emparait de diverses places des Pays-Bas, Marie-Thérèse, menacée en Bohème par Frédéric II, dut renoncer à poorsuivTe la conquôte de l'Alsace, commencée par le prince Charles de Lorraine, et évacuer la Bavière. Charles VII rentra à Munich en octobre. Il était toujours accompagné du comte de Bavière, mais le principal agent de la France était encore M. de Chavigny, qui ne ces-
r RENAUD, 1745.
&mt de courir les capiUilos allemandes. Il y eiil def^ ' itif
les deux diploiualos; le comte de Bavière fut raj-jj
sur sa demande, et M. de Chitvigiiy resta seul.
L'Autriche, rAnglod'rrc, lîi Hollande el la Sa\e venaienfappi de rossrrror leur alliance à Varî^ovie, le 8 jan\ier I7i5, lorsque pereur Charles VU mourut le 19 du même mois. Cet événemenli geait la face des choses ; la d(^pôche suivante, adresstV k M. de vigny, montre que la France était toute disposée à eu prolUtr pour»* détacher insensiblement de la Bavière; le marquis d'Argenson alors ministre des affaires étrangères.
LETTRE A H. DE CUAVIGNY SUR LA COl^tDUlTK QU IL DOIT TKNIR APRES U RE t*RMPEREUR CHARLES Ml. — RU ^8 JAUTtEB 1745, VCRSA1LLCS
n La nouvelle que vous avez mandée. Monsieur, le 20 de ce mmfl a pénétré le Hoi de la plus vive douleur. Sa Majesté avoil poC l'Empereur une tendre amitié; Elle espéroit de lui procurer par Z continuation de ses secours un règne glorieux et tranquille, el El regrette infiniment ce prince qui, par ses louables qualités, méritoit ra sort plus heureux. Vous devez témoigner ces sentiments de la pa de Sa Majesté au prince son fils, et l'assurer que Sa Majesté, aya» pour lui les mêmes sentiments d'amitié, so fera toujours u: plaisir de lui en donner des manpies.
n Sa Majesté est dans la résolution de lui continuer ses secoa; son appui contre ses ennemis, conformémcntauxengagemeut$qQ*tn avoit pris avec la maison de Bavière. Sa Majesté n'a pas différé d'S former le roi de Prusse de cette résolution, pour l'engager d'autai plus h. continuer de concert avec Sa Majesté tous les efforts poss en conformité des arrangements projetés pour l'ouverture de la pagne. Lorsque Sa Majesté aura vu ce qui se sera passé dans la férence que vous marquez qui devoit se tenir par les nûnisties cour de Munich avec vous et les autres ministres alliés de cette on verra ce dont il devra être principalement question pour d aux affaires le cours qu'elles doivent avoir. ^^
« II auroit été peut-être à souhaiter que, dans des vues de p8^| fils du feu empereur se fût dispensé de prendre le titre de T^ff Bohême. Gomme il avoit toujours été précédemment qualifié de pr royal, U aura vraisemblablement juré queç'auroit été se dégrad
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