Correspondance Bai^ière, t. CXVII
CO.NDriTE A TENIB APRÈS LA MORT DE L'EMPEREUR. 271
le se restreindre d, la qu<ilité d'électeur de Bavic^re- Il paroU aussi
ne les minisdes de ce prince ont pensé qu'il étoil u^cessaire, tant
>ur le bien Je la maison de Bavière que pour celui de la cause com-
lune, que ce jeune prince arborât en sa personne le titre de roi de
iliémc.
o Les alliances que le feu empereur avoit conlract*!*es avec le roi
le Prusse, le roi de Suède, comme landgrave de Hesse, et Télecleur
ialatin,avoient pour fondement l'union confédérale dont l'objet prin-
lipal étoit d'obliger les ennemis de l'Empereur t\ reconnoUre en sa
srsonne ladignitiî impériale ; c'étoit même, suivant ses derniers res-
rils impt-riaux ot ilrcrcts de commission impériale, ce qui ctoit de-
■4îtiu le sujet de la guerre qu'il soutenoit contre la reine de Hongrie. -Tijûunrhui, par la mort de ce prince, les choses changent de face, ligue df Francfortlumbe parle défaut de pouvoir réunir les nu^mes
•bjels.ct il devient par conséquent nécessaire d'éclaircir quelles sont
ictuellement les obligations des troupes hessoises et palatines qui
itoientà la snidn du feu cmporeur, vX aussi quels sont les engage-
lents qui subsistent entre Sa Majesté d'une part et Télecteur palatin
ie landgravial de Hesse-Cassel d'autre part. J'écris à M. do Tilly d'y
>nner ses soins h la cour palatine, et je vais chargi*r M. de la Noue
»e rendru de Francfort à Cassel pour constater pareillement avec
prince Guillaume quels sont les engagements qui subsistent entre
Majesté d'une part et le roi de Suéde comme landgrave de liesse
'Utre part.
« Vous auriez sans doute réfléchi que le séjour des troupes du Roi
tQs l'Erapire étoitautonsé par la réquisition que le feu empereur avoit faite en cette qualité, et par les rescrits et déclarations qu'il
^**it adressés sur ctt sujet à divers princes et Etals et même h la diète t'rmic/orl ; mais qu'à présent il ne reste plus au Hoi d'autre motif
iG celui de se tenir à portée de secourir et soutenir ses alliés et ceux lii maison de Bavière, qui jiuisse autoriser la continuation du sé- Ll* des troupes de Sa Miijeslé dans les quartiers qu'elles occupent Souabe et vers le bas Rhin. 11 semble par cette raison qu'il seroil
'Qvenable que la cour do Munich fit à. Sa Majesté la réquisition dans formes, de continuer d'employer ses troupes dans l'Knipire pour taiérôts de la maison de Bavière et de ses alliés. *' Upouvoit suflire, Monsieur, de vousaccuserla réception do vos
î^ttiîs d«îs 17, 18 et 19 de ce mois, le changement arrivé aie* dispende répondre sur les divers points que vous y avez traités; mais '^ dois pas on»ellre de vous marquer que le Roi n'a pîis approuvé
l'^e Vous ayez insisté pour obtenir de l'Empereur de tenir dans le se-
^^^^ le refus que Sa Majesté faisoit du nouveau secours de troupes
^'ilavùit demandé...
272 M. HENAUn, J745.
c( Jo rt'llrchis qiio vous pourriez peut-être Jusqn*& co que tous eussiez reçu tes ordres du Roi, éluder de traiter en roi de Bohême le fils du fou em])ereur. »
De son cûtiS Maxîmilicn-Josepb, qui succéda à son père sur le trûne rlectoral de Ruviùrc, n'eut rien de plus pressé que de faire sa paix avec Marie-Thérèse. Le traité de Fuesscn, qui fut s^é le 22 avril, après plusieurs défaites de l'année bavaroise et unenoavelle invasion de la Bavière par les troupes autrichiennes, rétablissait ri^lecteur dans ses Étals héréditaires ; Maximilien-Joseph renonça à SOS prétentions sur la succession d'Autriche et promit son vote au grand-duc do Toscane pour Tclection impériale.
Il n'y avait plus rien à faire avec hi Bavière : François I" fut élu empereur le 13 septembre; le roi de Prusse cherchait, lui aussi, à trait(fi\ etn'cuvaliina Saxo, en novembre, que pour forcer le consentement de Marie-Thérèse à des pi^liminaires quïl avait arrêtés à Hanovre, le 2«! août, de c(»ncort avec la cour de Londres. M. de Cha\igny quitta Munich, u y lîiissant qu'un chargé d'affaires, M. Renaud, aiiquol il donna les indications suivantes sur la conduite à tenir i\ lYfçarddp rKlectcur.
(Oi'iK in: i/iNsrurc/rioN vitk m. ï»r ciïavigny a laissée en partant
A M. HKNAUI». 30 NOVEMBIŒ 1745*.
Si \r traité do Fuesscn a mis lin aux troubles de la gucrn*. il n'a pas fait (m'ss»m- j)Our cela les malheurs de la Bavière. Les auteurs «k* ce Irailés uui<|uement occuim'S de leurs intérêts particuliers, n'ont clierehé pour faire leurs atï'aires qu'à multipliff ^'* à resserrer tes liens de si tl(*])endancc et de sa sujétion à la cour de Vienne.
L enipresscmcnl que celle-ci t*Mnoignoît dès lors pour lacou-