LE COUTB DE BASCHI
recouvrtï rAutriclio sup»*ricurc et le royaume de Bohème. r|ui lui avoient i3té enlevés d6s le conimencemeut, elle avoit conquis sur l'empereur Charles VII presque tous les pays do son électoral, et elle y possôdoit encore plusieurs places, lorsque, par le décte de cet empereur, l'éleclorat est passé à son fils ; mais plus h situation des uiïairesde ce jeune prince étoit difficile etf&cheuse. plus le Roi jugea devoir marquer, par les efforts extrnordiaains qno Sa Majesté résolut de faire pour le secourir, couibiea k'^ inlérèls de cette maison lui étoicnt à cœur. L'avenir aura \iQmk croire que Sa Majesté avoit destiné à ce seul objet vingt-sept millions pour la défense de la Bavière pendant la campagne de 1745. dims un temps où Elle se Irouvoit obligée de soutenir aussi II guerre avec de grandes armées dans les Pays-Bas et en Italie contre la reino de Hongrie et ses allié» ; près de la moitié de ce» fonds étoîent déjà passés à Munich, indépendamment des subsides considérables que le Roi avoit accordés ù l'électeur palatin et au prince Guillaume de Ilesse-Cassel pour les troupes auxiliaires qu'ils avoient consenti h laisser au service du jeune ble^ teur, lorsque la défection secrète du prince Guillaume et I» mauvaises manœu\Tes que les troupes hessoises firent en conséquence dans la partie de la Bavière qui avoisinoit le plus rnrméo autrichienne, donnèrent lieu aux généraux de la reine d? Hongrie de pénétrer de nouveau dt»s l'ouverture de la campagne jusqu'à Munich ; l'Électeur n'eut que le temps de se retirer dans U ville impériale d'Augsbourg pour mettre sa personne en sûreté; il y fut aussitôt suivi par un corps de troupes autrichiennes; le& troupes de France, abandonnées de toutes parts à Texccptioû seulement des palatins, ne poroissoient occupées qu'à assurer leur retraite vers le haut Danube; dans celto extrémité, le jeune Électeur, obligé de se déterminer entre le parti qu'on lui proposoit do se retirer précipitamment à Manheîm auprès de l'éleclear palaiin, son parent et son fidèle allié, et celui d'accepter les conditions de paix qui lui étoient oCfertes de la part de la reine dfi Hongrie, crut devoir se décider pour ce dernier parti, ne voulant pas exposer sa personne à de nouveaux périls, ni laisser plo* longtemps à la merci des Autrichiens l'Impératrice sa mère eisa famille, qui étoient restées t\ Munich. Les articles préliminaire^