‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 132 sur 256 · Aaf^untff m, électeur de Saxe, qui réi^iA jusqu'vu 17til · texte numérisé non relu

Aaf^untff m, électeur de Saxe, qui réi^iA jusqu'vu 17til

M. FOLAHU. I75R.

On no pout démontrer plus ciftîroment que par ce simple ?l fidèle récit (ii>s faits, Tinjustice, la violence, le mépris (if lu foi des traités, des cûnslilulions de TEmpirc el des liens les plus res|feclAbles entre les souverains ; en un mot, toutes les horreurs que renferme la conduite des rois d'Angleterre el de Prusse.

Ce seroit faire tort aux lnmi«^res combinées de ces deux princes que de ne pas mesurer la grandeur de leurs projets i colle des préparatifs qu ils ont faits^ à la nature de ces mêmes projets, et à l'injustice atroce des moyens violents qu*iU y emploient.

Aussi tous les avis taut généraux que particuliers succordeitl à assurer que Leurs Majestés Britannique et Prussienne ont deux objets csseiUiols dans la guerre qu'ils vicnni*nt d'allumer en Allemagne et à laquelle ils comptent que la France ne [»ourra se dispenser de prendre pnrt ; Tun, de diminuer par cette diversion les efforts que le Hoi, par /ôlc pour le maintien du repos de l'Eflrope, avoit résolu de ne faire contre les Anglois que \mr naer; Tautre, de profiter des troubles qu'ils exciteront en Allema^e., pour y susciter sous de faux prétextes une guerre de religion, t\ se procurer par ce moyen un accroissement de crédit el de domaines aux dépens de leurs voisins soit catholiques, soit protestants.

11 est évident, par la nature de ces desseins et par la façon it les exécuter, que le système du roi de Prusse, assorti à celui de l'Angleterre, ne tend pas h moins qu*au renversement généni des fondements de la sociéti^ entre toutes les puissances ie Is terre et en particulier à la subversion de tous les Etats de rKmpire, tant catholiques que protestants, et que moyennant rétablissement de ce système il n'y a plus à attendre de la part da Leurs Majestés Britannique et Prussienne aucune obser\Tition des lois divines et humaines sur terre ni sur mer; c'est doac ici la cause de tous les souverains et particulièrement des princes d'Allemagne, puisque le roi do Prusse, de concert avec le roi d'Angleterre, viole ouvertement la paix publique, les traités de Westphalie, toutus les lois et constitutions de l'Empire, qu'il rompt entièrement le lien entre lui et le corps gernumiquc, el qu en attaquant un électeur aussi respectable que l'électeur tl^

CO>GOUHS A OBTKNIR DE I/ÉI.ECTEim.

Ee et duquel, de son propre aveu, il n'a aucun sujet do se Uiidra, il n'y a aucun prince de l'Kmpire qui puisse être assuré la tranquille possession de ses Étals^ dès qu'il sera de la condu roi de Prusse et du roi d'Angleterre de s en em-

Comme, dans d^ pareilles circonstances, le Roi est dans Tobliioa et dans la ferme résolution de donner à rimpératrice Reine secours qu'il lui doit par le traité de Versailles, et de pourlir à la sûreté de ses autres alliés, ainsi quau maintien du Mlènie de l'Empire^ il est occupé actuellement à rassembler h ma effet les troupes que les puissances avec lesquelles il a des B|Mb de subsides se sont engagées de lui fournir, et Sa Ma- {Sité est persuadée que rKlecleur non seulement lui donnera volontiers des siennes pour un dessein aussi juste et aussi louable, DW que même il ne fera aucune difricullé de concourir aux mekes que l'on pourra juger nécessaire de prendre dans l'Empire, mp^ le» auspiceii de la France et de la cour de Vienne, pour la pro- Eetion desdils alliés, ainsi que pour le maintien de la tranquil- |t||é générale de l'Europe et pour la conservation des lois et con- ^hiUons germaniques et des traités de Wesiphalie, dont la Pkwice e&i expressément garante. Le Roi compte avec d'autant plus de confiance sur la bonne volonté de Son Altesse Électorale la conjoncture actuelle, que toutes ces mesures l'intéressent i bien que tous les princes tle sa maison qui sont tous alliés la France, et que TElecteur est obligé môme de les seconder vertu du traiij? du 31 juin dernier, puisque le principal but a de le détacher pour toujours de l'Angleterre en le faisant rendoAi^ l'aucien systi^me d'union entre les maisons de France et nrière; de le rendre à sa propre maison et à ses vrais amis ; foriificr par son appui le système do l'Empire; enfin de la lltn? en état de donner, selon les circonstances, les secours pourrait fournir sans se compromettre avec la cour de

^CT^rt dans la vue de réaliser ces importants objets que le Roi »la d'envoyer le sieur Folard h la cour de Munich. L'expéque Sa Majesté a faite du zèle et des talents de ce ministre imoignages de conliunce que rÉIocteur lui a donnés en

M. FOLAHb, I7S&.

dîiïércutes occasions ont été les motifs du choix do Sa Majeslé. comme ils le sont de l'espérance qu'il remplira cette commiti^ion à la satisfaction des deux cours.

Outre les choses obligeantes que contient la lettre de cn-ance qu'on lui fuit reniellre pour l'Klecttfur, il rjissurcrude toute Lisoitisfnctinn que h'Hoiai>uede la conclusion de l'alliance du 21 juillet dernier, qui, en les unissant par les liens d une {>arfaite inlelligcncc et d un commun iutérfil, réunit Son Altesse Klectorale wi ra^me temps à tous les princos des deux branches de sa nmition; que Sa Majesté a une trop haute opinion de la droiture de son cœur, pour n'avoir pas une confiance entière dans les assurances qu'elle lui a données de son attachement à sa personne, et de son désir sinc»>re de ne rien néjçligt'r de ce qui pourra contribuera cultiver et à affermir leurs nouvelles liaisons, otque Sa Maje de son côté saisira avec empressement les occasions de lui don des preuves de sa tendre amitié, ainsi que de l'intérêt siucêre qu'Eue prend à sa gloire et à ses avantages et à ceux de « maison.

Qu'enfin un des principaux motifs de la préférence que le Roi a donnée au sieur Folard pour aller résider près de ce prince â été la confiance dont il a paru l'honorer, et le zèle que Sa Majesté a reconnu de tout Iciups en lui pour Tunion des deux maisons, et que si Sa Majesté n'a pas suivi Icmpressement qu'il avoil de l'envoyer à sa cour, ce n*a été que pour déférer à la demande que Son Altesse Électorale lui a faite, par rapport h l'Angleterre, de ne le faire partir que trois mois après la signature du traité.

Ou croit pouvoir se dispenser de tracer ici le portrait dn la cour de Bavière, le sieur Folard en ayant une counoissance par* ticulière et récente; mais on ne veut pas manquer de lui recommander quelques points particuliers. Le Koi fait joindre ici une lettre de créance pour l'impératrice douairière, et le sieur Folard raccompagnera des témoignages de la plus haute estime et de la plus sincère amitié de Sa Majesté pour cette princesse. II dira les choses les plut* obligeantes de la part du Roi àrKIectrice. et il assurera le duc Clément de Bavière et la duchesse safe que le Roi est instruit de l'attachement qu'ils ont marqué

PEriSONNEL DE LA COUR DE BAVIÈUE.

les tempâ pour lui, qu'il y est triNs sensible «t qu'ils peuvent ipter entièrement sur sa bienveillance.

Comme 1p comte Ho Preysing, qui a la représentation Je prin- Fîpal unnislre »it' l'KIeeteur, a paru favoriser la conclusion de son illianco avec la France, le siour Folurd ne manquera pas de lut ionuer les marques de cousidt riklion les plus dislin^aiées. Il lui lira que le Roi a une estime particulière pour lui et qu'il a d'auiunt plus de confiance dans la promesse qu'il lui a faite de coa- Iribucr dn tout son pouvoir au maintien des nouvelles liaisons la France avec la Bavière, que Sa Majesté sait que la probité ce ministre fait profession est soutenue par tes sentiments la piél»^ la plus pure et la plus sincère.

I^ baron de Schroff ayant donné les témoignages les plus Is do son xète pour lo bien du servic(^ 4hi Roi, lu sieur Folard laî marquera les plus grands égards et la plus grande confianco; il l'assurera do la protociion de Sa Majesté, et il emploiera tous

E soins pour le >oulien de son cnHlil aiq»r«^sd(î rFIccteur; mais ime on prétend i|ue ce ministre a souvent Irop peu do règle lâBS ses idées, et trop do confiance pour les exécuter, le sieur Polard sera fort en garde contre les projets qui viendront de sa part, et il en rendra compte pour recevoir les ordres du Roi en NMttéqnence.

Le sieur de Kreitmaycr, vice-chancelier de Bavière, mérite ■HÎ des témoignages d'attention et de confiance de la part du toiflistredu Hoi, par les sentiments qu'il a montrés pour la Franco Ht par se» talents.

Le sieur Folard cultivera encore le sieur Branca, secrétaire de ition, qui, depuis le voyage du sieur de Vergennes à Uanovre, iltaché À la France, et (]ui pourra lui (Mre utile dans le cours négociations ; mais ce sera à lui, quand il sera sur les lieux, de rusjige qu'il en pourra faire et du degré de confiance ra lui donner.

Im personne» qu on vient de nommer étant bien inten-

pour le maintien du système do Tunion, il est important

la ministre du H*»i sinlén^sse à la conservation do leur crédit

l'iniluence qu'ils ont dai\s b;s afiaires. et rju'il y contribue

Ums 11» niuyeu» qu'il pourra enq)loycr sans se compromettre.

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