‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 134 sur 256 · RÉSISTANCES A VAINCRE · texte numérisé non relu

RÉSISTANCES A VAINCRE

devra donner à ces diiïérents ministres ou autres 'qui so Irouveront à la cour dr Munirli, h^ sifurFolard aura soin do la proportionner à leur caractère et aux dilTérentes circonstances des Laffaires.

^B On re%ient à la négociation du corps de troupes et du con- P cours do rÉlecteur aux mesures à prendre dans l'Empire, qui font I les objets les plus importants h traiter actuellement avec la cour de Bavière.

H est certain que l'intér^'-t personnel de Son Altesse Electorale, celui de sa maison, le bien général de l'Empire, la gi^nérosité avec laquelle le Roi en a agi à son égard dans le traité du 21 juillet dernier, et les engagements ([u'îl y a contractés devroient suffire pour la porter à accorder de bonne grâce ce que le Roi lui émande; mais comme il n*est pas douteux que les rois d'Angle* re et de Prusse n'emploiont toute sorte de moyens et surtout 'appAl de quelques subsides secrets pour rendre ce prince un allié inutile h la Franco, t:t que d'ailleurs il y a beaucoup de mal intentionnés à la cour de Munich, Ton croit essentiel de prévoir ^Hdus les prétextes qui pourront être suggérés à TÉlecteur pour le ^Hetenir dans Tinaction, et de munir lo sieur Folard de toutes les PKuisous qui peuvent les combattre avec succt>s. I On engagera sans doute ce prince à objecter que le but du

I traité dont ou joint ici une copie n'a été autre que de le mettre c*n état de travailler à rétablir son pays et h mettre ses troupes sur un pied convenable, sans te compromettre avec aucune puis- ^^HMce ; que le Roi ne lui a pas niAme demandé de troupes pour lui, dans le cas o(i il seroit en guerre, et que Son Altesse Électo- »"ale remplit ses engagements en se tenant dans l'état d'une por-

Ktiito neutralit»' ;mais comme ces raisons sont plus spécieuses que olides, il ne faudra, pour les détruire, que la simple exposition <3es faits et des conséquences qui en résultent.

Quand les articles du troité de TÉlecteur avec la France ont *^lé dressés, les cours do Vienne et do Ix)ndres étoient unies ensemble et rElectoiu* leur étoit attielié par un Iraité de subsides <:|ui devoit expirer en 1756. 11 sagissoit de rompre ces liens pour l ^attacher entièrement à la France. Il étoit naturel de supposer «-|ue »i rKlecteur de Bavière s'cngag<>oit dans cette nouvelle alliance

M. FOLARO, 17«e.

à donner au Hoi dos troupes qui ne pouvoîent Atre employée!^ alors que conln» i'ImjM^ratrico Reine, elle se sennroit des movoiis que le voisinage de ses Elals et la supériorité de »es forws lui donnoient de s'en venger; dans cette circonstanee, il eût été injuste et uiAnie inutile de faire prendre à Son Altesse Élecloralf rengngt'UJt^nt de donner des troupes h la l'mnce. puisqu'il étoit au pouvoir (te la coui* de Vienne de les désarmer et de ruiner la Bavière pour toujours. C'est pour relte unique raison que le Roi a bien voulu lui accorder des subsides pour rétablir tranquillement son pays et mettre ses troupes sur un pied convenable, sans lui en demander pour lui, sil se trouvoit en guerre avec la cour de Vienne ; mais Ton fera observer que le Roi et Sou All'.'SJ* Électorale ont jugé quelle pouvoit dans le m^mc temps fonmir des troupes à d'autres puissances que la France, pourvu qu'elle» fussent SOS «mies ou alliées, c'est ce qoi est démontré par Tarticle 2 du traité, lequel porte que Son Altesse Flicctorttle ne donnera de ses troupes h ancune puissance que du consentement du Roi. L*on obser\eraen même temps que l'Électeur s'est engage à concourir avec Sa Majesté hu\ mesures qui «icroient prises pour le maintien du système de l'Empire, et même pour celui de la tranquillité générale de TEurojK*, puisrpi'il est slipul*!. par l'article 3 de ce m^nie traité, que Son Altesse Electorale m* volera point dans les assemblées de TEmpire contre les inlërôb du Roi elde ses alliés, et qu'elle donnera ses voix de concert nvec Sa Majesté pour maintenir les droits et libertés de l'Empire ot pour écarter tout ce qui pourroit troubler la paix générale d? TEuropo et le repos de TAIIemagno. ^M

Si rÉlecteur s'est engagé à réaliser ces mesures. diins le Icmps^ que la cour de Vienne étoit dans des intérêts contraires à h France, et (ju'il avoit tout à craindre de la première, à combien plus forte raison doit-il se porter à les exécuter aujourdTuii que la crainte que lui inspiroient le voisinage et les forces supérieure? de cette cour peut être remplacée par l'assurance de la proUî tion de l'Empereur et de Tlmpératrice unie à celle de lu Fran et que la situation de ses Etals le met à labri du ressentiment rois d'Angleterre el de Prusse.

A ces importantes considérations se joignent tant de motr

RAISONS A FAIRE VAlOIR.

puissants pour déterminer FEIccteur au parti qu'on lui proposo, qu'il u'esl pas possible d 'ima^iiici' qu'il s'y refuse.

L'oiitruprise iasouleruiblo du roi de Prusse, à i'insligation du roi d'Angleterre, contre Tlmpéralrice Reino et rHIccteur de Saxe ^kxclut les premiers de tout genre d'assistance de la part des princes d'Allemagne, et réclame leurs secours pour arrêter les progrès des mauv dont tout l'Empire est menacé. Il ne s'agit donc pas seulement ici do la défense de Tlmpératrice Reino et de celle du roi de Pologne électeur de Saxe, auxquels l'Electeur tient de si près par ^Bes liens du sang et de l'amitié, mais encore delà sûreté même de co ■prince, de celle de toute sa maison, de la conservation du système ^Je l'Empire, de celle de la religion catholique, et du maintieu de ^Bous les États cathoLirpies de l'Empire. Il s'agit enfÎD de la recon- ^Boissance que Ttllecteur doitau Roi pour les preuves généreuses ^^d'umilié que Sa Majesté lui a données, ainsi que de Texécution

Ides engagements de son traité, et qui plus est de son propre intérêt, puisqu'en participant à la défense de l'Impératrice Reine et aux mesures qui seront prises dans l'Empire, il concourt au succès de toiïs les objets qu'on vient d'énoncer et s'acquiert la protection assurée do l'Empereur et de l'Impératrice unie à celle de la France.

^A Quelappui plus considérable pourroit désirer l'Électeur? quels ^kiotifs plus pressants, quelles circonstances plus fuvonibles pour- Toient l'engager à se déterminer à ce qu'on lui demande? Si le «encours de tant de raisons ne fait pas sur son esprit et sur son «œur rimpressiou qu'on en doit attendre, quelles conséquences ^■l'en doit-il pas résulter au préjudice de la gloire et des intérêts ^e Son Altesse Électorale?

Ne sera-t-il pas naturel do conclure que le Roi n'a rien k espéjrer d'elle en aucun temps? A'y aura-t-il pas même lieu de souplonnor que ce prince, ébloui par luvautage de quelques subsides îcrets, s'est engagé à ne donner aucune assistance aux alliés du ici et à tirer de Sa Majesté de forts subsides sans qu'Elle en reueille aucun fruit, au moyen dv quoi il contribueroit réellement tu succès des desseins pernicieux de Leurs Majestés Britamiique ït Prussienne ?

On sent combien ime pareille conduite, s'il étoit possible

M. KOUAni), I7.1fi.

à donner nu Hoi dos troupus qui ne pouvoir ftlors qu« conlrc»rimp('nilrîcîi' Rr>ine,ellfî se se que le voisinage de ses Elals et la supériorif donnoieni de s'en venger; dans celle circon* jiislc cl m<^nie inutile de fuire prendre à f rengagement de dunaer des lrou|)e» A la au pouvoir de la cour do Vienne de les Bavière pour toujours. C'est pour oot* H bien voulu lui accorder des sujjsi'' ment son pays et mettre se^ troupe lui eu demander pour lui« s*il se I de Vienne ; mais Ion fera obs'

^oît, qu' ^ucdesoui at réfléchi,

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Électorale ont jugé qu'ollo po) lou, a fait s<

des troupes à d'autres puissa tixi de semblni

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ment du Roi. L'on ohse

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!a cour de Vienne, Sa ia source des subside «ucrau ressentiment de de Leurs Majestés Bi roient d'autant moins :ir syslème n'est appuyée r nue de tous les liens les

^ Inflexions qui naissent des ci ^aous sommes en particulier ^laisse au ministre du Roi la i^Uh)issanco qu'il prendra par ^ Altesse Electorale et de ses mj ^y jQgera le plus convenable au

'U pourra obtenir de l'Éb Folard jugera du uonibn

316 M. FOLAnn. 1750.

qu'elle existât, scroit condamnable après rengagement réfléchi que rKlectf'urapris dans Tarticle 5 du traité du Si juillet dcroier et qui est conçu duns ces termes :

ce ARTICLE s.

» Son Altesse Électorale déclare quelle n^est dans aucun « engagement qui soit coitlruire aux stipulations du présent « traité, et elle promet et s'oblige de n'en prendre ni renouveler " aucun avec quelque puissance que ce soit, qu'après une com- « niunicatioii préalable à Sa Majesté et que de son consentement. »

Un répète que c'est un engagement réfléchi, parce que l'Éleeteur, dans le cours de la négociation, a tait ses efforts pour faire ajouter après le mot aucwi celui de semblable et qit'aprës lui avoir prouvé que cette addition rendroit illusoire robligalionq^i lui (''loit imposée de ne prendre d'engagement que du consentement du Roi, il s on est désisté et a consenti à laisser Tarticle 1*1 qu'on vient de le citer.

Si l'on pouvoit être fondé à croire que rÉlcclcur eût rompo un engagement aussi solennel par quelque convention secrète avec les ennemis du Roi et de la cour de Vienne, Sa Majesté ne seroil- Elle pas autorisée à tarir la source des subsides qu*Ëlle donne à TEIecleur et à l'abandonner au ressentiment de la cour de Vienne vet aux vaines promesses de Leurs Majestés Britannique et Pnissienne, qui s'embarrasseroient d autant moins de lui tenir parole, que Texécution de leur système n'est appuyée que sur la violetion des traités, ainsi que de tous les liens les plus sacrés parmi les princes ?

Telles sont les réflexions qui naissent des circonstances géaéralesetdecelle où nous sommes en particulier avec rÉIedeurtlt' Bavière; mais on laisse au ministre du Roi la liberté de les accommoder à la coniioissimce qu'il prendra par lui-même des dispositions de Son Altesse Klectorale el de ses ministres, et d'en faire l'usage qu'il j ugem le plus convenable au succès de la négociation qu'on lui confie.

Dans le cas où Ton pourra obtenir de l'Électeur des troupes auxiliaires* le sieur Folard jugera du nombre qu'on pourra lui

AFFAIRES DIVERSES

demaader tant en infanterie qu'en cavalerie. Il rendra compte aussi de l'état de ses places et de tous les genres de secours que l'on pourroit tirer do la Bavière.

Quant à la convention nécessaire en ce cas, il sera naturel de s'en tenir à celle qui est ci-jointe, puisqu'elle est comaïune à l'électeur de Cologne et à tous les autres princes de la maison de Bavière et palatine avec lesquels la France a des traités de subsides.

Dans le cas contraire, comme il n'y auroil point k douter que rÉIecteur n'eût pris des engagements avec les rois d'Angleterre et de Prusse, et que Sa Majesté n'est nullement dans le dessein de lui donner de si forts subsides en pure perle, le sieur Folard emploiera toute sorte do moyens pour en avoir quelque preuve convaincante.

B nerciile plus à parler ici que du diflérend do l'tlecteuravec le prince de Grirabergh louchant la succession Bombarde ; il seroit superllu d'entrer dans aucun détail sur le fond de TalTairc; le sieur Folard en étaiit instruit, il suffira de Tinformer que Son Altesse Électorale avoit demandé uu Roi de prendre des engagements à cet égard dans le traité, et que Sa Majesté lui a fait ré- [Hjndre que, comme elle éfoîl pendante aux juridielions du royaume, il seroit peu liécenl qu'lille prîl des engagements làdossus dans un traité ; mais que l'Électeur pouvoil être assuré qu'Elfe s'intéressoit sincèrement à ce que l'aiTaire fût terminée à U satisfaction de toutes les parties.

Le ministre du Roi conformera son langage à cette réponse, au cas que l'Électeur ou ses ministres veuillent traiter cette ma- ^iète avec lui ; et sans marquer aucune partialité contre Son Ailcsse Électorale, il aura soin de faire connoîlre toute la considération où M. le prince de Grimbergh et la maison de Luynes ^tii en France, et la bienveillance particulière dont le Roi les honore.

Comme le sieur Folard trouvera M. le cardinal de Bavière éta- "l> h Munich, il ne manquera pas do lui faire assidûment sa ^ur ; il lui dira à son arrivée que le Roi n'ayant personne direo *®ttient auprès de lui pour cultiver Tunion et la bonne intellî- Ç^ce qui régnent entre eux, Sa Majesté la chargé de ce soin et

tICDIlL DBÂ màTBUCT. DIPLOMAr. VU. — 22

M. FOLAHD, 17^6.

lui a ordonné de Tassurer de sa couiSonco pa^ticaii^ro pour lai.

Quoique le Roi compte vériUiblemenl sur la droiture de? intentions du cardinul du Bavi«»re et sur la Hinci>ril« de son allachement pour sa personne, lt;s ruiistMiires des rois d'Angleterre et de Prusse !K>ut capableë de faire tant d'intrigues auprès de ce prmce pour surprendre sa bonne foi, que le ministre du Roi ne peut être trop attentif à découvrir leurs menées et à en empêcher les effets.

Il devroit naturellement âlre secondé dans cette fonction par la comtesse Scdlinsky, puisqu'elle est engagée par les bienfaits du Roi à employer tous ses soins à maintenir l'union entre Sa Majesté et M. le cardinal de Bavière et à soutenir la faveur dont le comte d'ilorion jouit auprès de ce prince ; maU nous avons tant de raisons de nous défier des sentiments de celte dame, elle pouvoir attjiché à la nature de son crédit est tellement à cruiudre, que ses démarches exigent toute la vigilance du ministre du Roi. Il doit donc faire tous ses efforts pour s'attirer l'amitié de la comtesse et être en môme temps informé de sa conduite ; et s'il apprenait qu elle fût contraire à ses engagements, il lui en feroit ses représentations de la manière qu'il croiroit la plus convenable.

Enfin, pour le mettre encore mieux en étal d'écarti-r de M prince toutes les pratiques qui pourroient nuire au système de runion^ il se concertera avec le sieur Torry, son secrétaire dn cabinet, qui a toujours marqué le plus sincère attachement pour la France, et qull assurera de la confiance et de la protection de Sa Majesté.

A regard du cérémonial, le Roi n ayant point encore eu d'envoyé extraordinaire à la cour de Munich, on ne peut donner aucun ordre précis à ce sujet au sieur Folard; mais on lui remet l» relation fjue le conile de Baschi a faite du traitement qu'il aeJI en rjualilé de ministre plénipotentiaire, afin que de celte piècft ainsi que des recherches qu'il fera à son arrivée à la covr <^ Bavière sur le caractère d'envoyé, il puisse tirer les pointa utster saircs à sa direction et former une relation exacte du cérê»ioiii*l des envoyés et autres minisires à cette cour, qu'il enverra i^'J-

Pour assurer le secret de la correspondance du sieur Folarf contre rinfidélité des postes d* Allemagne, on lui fait rcmi'il^'

quatre tables de chiffre : la première, intitulée ordiiiairo, pour correspondre avec Je ministre des afTaîres étrangères ; la deuxième, intitulée réserve, dont il se servira pour les choses qu'il croira I exiger le plus grand secret ; la troisième, pour les pièces qui lui ^fieront communiquées; et lu i|uatrii''me, pour lu rr»rrespondance ^^pénéralc avec tous les ministres du Roi qui sont employés au dehors du royaume.

L^intention du Roi étant que tous ses ministres dans les cours étrangères lui remettent à leur retour une relation détaillée de tout ce qui se sera passé de plus important clans le lieu de leur résidence» soit par rapport aux négociations dont ils auront été chargés, soit sur le cérémonial, Tétat des cours et des pays où Us auront été employés, sur le caractère et lesinclinuliuusdesjuinces Leldc leurs minisires, enfin surtous les objets qui peuvent intéres- PWr le bien du service de Sa Majesté ou so curiosité particulière, le sieur Folard aura soin de former, sur la un do sa mission, un mémoirf' qiii rassemblera tous ces détails.

Le Roi voulant encore que ses ministres, après qu'ils sont revenus auprès de Sa Majesté, remettent on original les instructions, les chiffres et tous lespapiersconcemantsonser\'îce, lelout avec un inventaire sur la vérification duquel il leur est donné une décharge, le sieur Folard aura attention de sV conformer.

ADDITION A l'iNSTIIUCTION DU SIEDR FOLARD*.

Comme le Roi a laissé au sieur Folard la qualité de son mi- *u«tro auprès du cercle de Franconie, et qu'il est important que ^*' cercle en général et les principaux Etats qui le composent en Pwticulier ne se laissent entraîner dans aucune mesure contraire

^' davfcère. Mémoires et documenUt l. VU,

M. FOLARD. nîi«.

à celle que Sa Majesté prend pour la défense de ses alliés, et qu'Elle pourroit Être obligée de prendre dans la suite sur les allaires d'Allemagne, son intention est que le sieur FoUrd, en allant k lu roiir do BaviArc, so rende auprès de l'évoque dr Bamberg et des margraves de Baireuth et d'Anspach qui sont codirecteurs du cercle, ainsi que do Tévéché de Wiirtzbourg, qui est un des plus considérables Etals de la Franconie, afin de les disposer à entrer dans les \~ues do Sa Majesté pour le bien de la canso commune.

Le ministre du Roi trouvera, dans les réflexions que contient 8on instruction sur la Bavière, les principales raisons qui peuvent engager ces princes, non seulement à ne donner aucun secours aux rois d'Angleterre et de Prusse, mais encore à « prêter aux mesures qui seront prises par le Roi, de concert avec la cou r de Vienne et d'autres puissances considérables de l'Europe, pour lu protection de ses alliés, pour la sûreté des Etats de l'Empire et pour le maintien du système germanique.

11 n'est pas douteux que les rois d'Angleterre et de Prusse, dans le dessein qu'ils ont d'allumer une guerre de religioo en Allemagne et d'engager dans leur parti les princes protestanU de l'Empire, n'emploient toute sorte de manœuvres auprès d» margraves, pour leur faire croire qu'un des principaux objel* de Sa Majesté et de rimpératrice Reine, dans l'union qu^Ue* viennent de former, a été de détrufre l'équilibre entre les priurt» catholiques et le corps évangélîque, d'élever la religion catholiqui' sur les débris de la protestante, et qu'en conséquence il©' plus s\\t de prévenir ce malheur, que d'attendre à s'en prrsenex quand il sera arrivé. Pour convaincre les margraves de la faor seté de cette imputation, le sieur Folard n'aura besoin <[U6ileIa simple exposition des faits.

Il est connu de tout le monde que la paix de Westphalie es* le fondement do la liberté des princes d'Allemagne et de l'éW'teft trois religi4»ns introduites dans TEmpire, et que le Roi et llnapératricc Heine l'onl prise pour ba^e du traité de Versa il les; il e** donc évident que l'intention de Sa Majesté, de concert avec llfl*' pératrice Reine, a été de pourvoir dans ce traité à la cousena des lois et constitutions germaniques, des libertés des ÉUIî?''''

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