il
et
prussien Meyer, et que, selon les avis de Munich, le ministre anglois, dont les propositions avoient été rejetées ci-devant, a renoué sa négociation avec espérance de succès.
Il est vrai que rKlecteur a désavoué le général Bcckman, prélendant que le terme de nentra/iié avoil été inséré dans ses ordres à son insu; il est encore vrai que Son Altesse Électorale, piquée de la réception indécente que lo roi de Prusse a faite au sieur do Mongclat, son envoyé, a paru preiulre des sentinn^nts de viguinir, et que, selon la dernière lettre du chevaliurdu Bual\ il y a toute pparenco que si le Roi envoie des troupes pour couvrir le pays e l'Electeur, que Sa Majesté lui donne rassuraiict; de pourvoir à la réparation des pertes et dommages qu'il pourroit souffrir, et qu*£lle fasse payer les sommes sllpulées^ Son Altesse Électorale fera partir les quatre mille Bavarois pour le service de l'Impératrice Reine ; nmis le sentiment de \igueur que TÉlecteur a fait paroîtro vient de lui seul ; ce prince est foîble et les cabales de sa ^^cour h la nouvelle de quelque mauvais succès pourroient lo faire ^■changer facilement, si Ton ne rassure pas les esprits par des se- ^■coura puissants et directs.
^M A ce tableau de la cour de Munich il faut ajouter que Tas-
^" semblée des ministres de l'Empire à RaLisbonue est saisie d'une
telle frayeur qu'elle pourroit peut-être prendre le parti de se
transporter dans une autre ville; et que l'électeur palatin' est
^^tellement alarmé par Tirruption que le détachement prussien a
^■faite dans son duché de Sult/baeh situé daus lo haut Pulatînal,
^V qu'il a envoyé une dépulation au roi de Prusse, et qu'il y a tout
lieu d appréhender que cette crainte^ forlitiée par les mauvaises
intentions de quelques-uns de ses ministres, ne l'entraîne dans
^^des démarches contraires à la cause commune.
^B Dans cette situation, il s'agit de rassurer eu général les États
bien intentionnés et en particulier les cours de Munich et do
Manheim, de les retenir dans leur attachement à la bonne cause,
1. Loai9-Oabri«l. chevalier puis comU du Buat-Nançay, né en 1733, eatré dans Uc&rrière iHpIomatique bous \m auspices de Kotard, était alors chargé d'aflaircs k Munich et fui par la suite miuislre ;i Ralisbonne puis à Dresde; il sortit du scrnoe en 1T76 et mourut en 1787, après avoir publié plusieurs ouvra^^s rcinarquahtes lur l'Allemagne.