SUCCESSION DE BAVIÈRE
soutenir que, dans le cas d'une rupture a^ec la maison d'Autriche, ' nous no craindrions point que l'Électeur se déclarât contre nous, L^flttVn tout cas ce prince mettroit un faible poids dans la balance. ||et qu*uu allié aussi i^\o\gné de notre frontière, dont la situation Texpose aux premiers efforts de notre ennemi et qui seroit certain d*ôtre écrasé avant que nous fussions instruits du coramcn- >ment des hostilitt^s. nous seroit extrêmement à charge sans la koindrt» «pparence d'utilit*^'.
Nous naurions une sorte dmt«5rèt à prévenir la formation de liens trop étroits entre la Bavière et l'Autriche que dans le seulement où nous aurions à craindre que la cour de Yienuo 'en prévaudroit pour dicter à l'Électeur des arrangements touchant sa succession qui seroient contraires aux droits de la maison palatine; mais Téquité de ce prince nous rassure contre cette apréhension et Téloignement invincible qu'il témoignée faire dos ïpositions en faveur des enfants de sa sœur*, qu'il chérit tenrement, nous est un garant cert^iîn de la répugnance qu'il aura pour tout ce qui tiendroit à favoriser les vues d'une maison élran- Te, contre laquelle il conserve des ressentiments profonds dans m âme et dont les caresses mêmes sont vis-à-vis de lui le lanipi d un despotisme offensant.
Dans ces circonstances, le rôle de l'envoyé extraordinaire du
toi devient purement passif. Il se réduira à confirmer l'Électeur
ins les sentiments d attachement et de confiance que ce prince a
m jours pour le Roi, sans combattre directement le système
mveau que plusieurs de ses ministres s'efforcent de lui faire
lopter. Il renouvellera à Son Altesse Électorale les assurances
plus fortes de l'amitié véritable que Su Majesté a pour lui, du
mdre intérêt ({u'Elle prend à sa satisfaction et du désir qu'Elu a
contribuer dans toutes les occasions qui dépendront d'EUe;
is il éludera avec soin toutes les propositions qui tendroient à
mettre sur le tapis quelque projet de traité de subsides et il se
[tiendra constamment en mesure do suivre la marche de la faction
wtrichienne, d'observer ses progrès et de pénétrer ses desseins.
L*objet le plus essentiel que le sieur chevalier de la Luzerne