LE CHEVALIER DE LA LUZERNE
ne perdra jamais de xiie, c'est raffairc de la succession d» vière. Ce riche li»iritago est «îomposé de trois 8orU»s de terres. La plus grande partie formoil l'aiirien duché de Bavière lorsque le» deux branches de Bavière et palatine se sé|>arôrenl eu 1339 et elles sont substituées irrévocablenaent à la dernière de ces branches par le traité de Pavio, par les coutumes féodales de l'Allemagne et par robser\ance domestique de la maison bavaro-palatine.
Les autres biens sont des terres nouvellement acquises par la branche de Bavière depuis sa séparation de la branche palatino. Celles-ci sont de doux espèces : les unes possédées en pleine propriété doivent naturellement et nécessairement échoir «ui héritiers allodiaux de TÉlecteur régnant^ les autres acxpiisesà titre de fief doivent retourner au suzerain de qui elles relèvent, conformément h la rf»gle dos premières investitures.
Quelque simple que soit dans la théorie cette classification des terres qui composent la succession de Bavière, rien ne parott être plus difficile que de la réduire en pratique, et la jurisprudence conlradictoiro des parties intéressées, leur politique ambitieuse et leur cupidité jetteront probablement comme de coucert un voile obscur sur dus matières quelles veulent avoir l'air d'éclaircir et de mettre dans le jour le plus évident.
Le sieur cbevalierde la Luzerne a vu, dans les correspondances qui lui ont été communiquées, que Télectrice douairière de Saxe ayant cédé et transporté à l'électeur son lils^ tous les droits et prétentions qui lui compétoieut sur la totalité des allodiaux de Bavière, ce prince a entamé une négociation directe avec la cour palatine par nq^porl h la séparation diïs biens propres et dvs no«veaux acquêts de l'ancienne masse féodale comme sous le nom de duché de Bavière. Quoique le siège de celle négociation soit établi àManheim, il esl probttble que toutes les circonstances et tous les résultats en seront communiqués à rÉleclour de Bavière sans l'aveu et le concours duquel l'électeur jKilalîn' a déclara qu'il ne prétendoît rien arrêter. Le sieur chevalier de la Luzerne,
1. Préd^nc-Auguslfi III, monte sur le trône «n 1763; il derint roi d« Sue es 1B06 flt mourut en 1827.