‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 148 sur 256 · Cb&rles-Tbéodore · texte numérisé non relu

Cb&rles-Tbéodore

AMBITIONS DE L'AUTHICHE. Mi

recueillant les notions qui seront transmises à Son Aitessu ïtoral^, aura lu plus grande attention à saisir la façon de pêiiM^r de m» prince et It* degré d approbation qu'il donnera aux opOrotions de ««es héritiers éventuels.

n y « lien de croire que, malgré la diversité des principes qu'on onibrasso n Dresde et à Manheini, larrangement coneerntnt la succession de Bavière n'exigeroit pas des discussions trop redo\'anU»s et ne rencoutreroit point de difficultés exIrAmes dans M»D exécution, si ces deux cours seules y étoient intéressées. Mais la matscn d'Autriche fonde dès à présent des projets d'agrandissement sur l'on vcrture plus ou moins procha ino de cette succession, et c'est la nature de ces projets qu^l importe autant do pénétrer que les suites qui en paroissent à craindre.

On suppose en général que la cour impériale formera une

Chasse générale de quelques prétentions ant iques sur plusieurs dis-

wîcU de la Bavière, de la réversibilité des fiefs de Bohême dans

le haut Palatinat et du prétexte de réunion de plusieurs fiefs d'Em- •

ire, nouvellement acquis par les prédécesseurs de l'Electeur

lont, qui sont répandus dan& le centre et aux extrémités de la

tvière, et qu'en échange de ces droits et de ces prétentions elle

agera la cession de toute l'intendance de Burghausen* aussi

tin quVllR s'étend au delà de Tlnn et peut-être de la Saltza.

On fonde cette supposition sur l'exemple de ce qui sVst passé

h\K«asion du démembrement que Tempereur Joseph I*' fil en 1709 lia Bavière. &ur Tintérét que la maison d'Autriche a d'établir Mt frontières le long de l'hui afin de s'atlranchir ses communiralionsavec l'Italie et la navigation de cette rivière, et sur l'inalilîté dont il seroit pour elle de réunir de petites portions de terr,> éparves de tous côtés, qui forment le véritable objet de ses ^untions.

Tout cehi n'est que conjectures, la cour de Vienne n'ayant encore jugé à propos de donner le jour à ses prétentionp; n n'est pas A présumer f|u« les amis quVdle s'osl niéiia^^és à tnich n'en soient pas instruits au moins en partir et que leur etilbouf*ia4mc. communément indiscret, ne laisse échapper quelques traces de ces projets, dans un temps où ils s'appliquent à gromir leur pvti.

LE CHEVALrEFi DE LA LUZERNE, tT?!

L'envoyé ex Iraonl inaire du Roi, étant sur les lieux, recueillera soigneusement toutes les notions qui pourront &er>'ir à fixer le jugement du Roi sur cet objet, et il faut croire que la vigilunco de la cour palatine et ructivîté inquiète de l'éleclrice douairière de Saxe le serviront utilement dans ses rechercies.

Au surplus, le Roi recommande essentiellement au sieur chevalier de la Luzerne de se tenir, relativement à cette aiïaire importante, dans les bornes les plusétroites d'unsimple obser\'ateur; le moment que la sagesse du Roi a prévu où il pourroil s'cd mêler ouvertement n'est pas encore arrivé, et les circonstance»» qui permettroient ou qui exigeroient sa coopération, paroiesaU encore fort éloignée^i. L'envoyé exlniordiuaire du Roi preudre cette maxime pour rî^gle invariable de sa conduite. Il peut tëmoîguer dans Toccasîon vis-à-vis des agents de la maison palatine et vis-à-vis de Télectrice douairière do Saxe le désir qu'a lo Roi dé voir arrêter un arrangement quelconque louchant la succession de Bavière qui puisse prévenir les scènes funestes que son ouverture paroîl devoir amener. 11 y ajoutera tout ce qui pourra servir h fonder et à cimenter leur confiance, mais il évitera de parler autrement quen son nom particulier; sa prudence et sa dexlëritt» In mettront en étal d'éluder les explications minîslérielles^ H il se retranchera, étant pressé vivement, derrière un défaut absolu d'instructions. 11 n'oubliera jamais que le Roi ne veut et nepcol pas s'immiscer dons ces arrangements, el tout son art consistent k tenir le fil de tout ce qui se passera, sans conipronietlre eu aucune manière son ministère ni lu politique de Sa Majesté.

L'affaire do la succession de Bavière est la seule de toute» celles qui se traitent aujourd'hui entre les cours de Vienne et do Munich ou qui concernent la première de ces deux cours dontl politique du Roi soccupe essentiellement.

Sa .Majesté ne prend qu'un faible intérêt d'État au règlement touchant les douanes bavaroises, que le comte de Wahl a négoci auprès de l'Empereur et qu'on peut regarder comme le premie amieai] dr lu l'juiine qui doit attacher rHlecleur aux pieds Jt trùue impérial. Le Roi, pai' amitié pour ce prince, voit terminer avec plaisir une contestation fâcheuse, qui devoit tourner î l'avantage de Son AHesse Ëlectorale si elle eût étë soutenue et

AFFAIRES DIVERSES

Tiv

dëridl^ï d'après les lois ot l'observance de l'Empire, mais que prit inflexible do l'anrien ministre bavarois, d'une part, et cugle animositf'i des ministres comitiaux, do Tautre, ont envemée dans sa conduite, et que i'amoiir-propre de rEmpcrour*, esfté par les plaintes de rÉIecteur, a jugé despotiquement| contre ravis de son conseil antique. Cependant, s'il était vrai que raccommodement conriu par le comte de \Vahl renfermât quelques ngenionis do commerce, le Roi pourroil avoir des raisons rticulières d'en prendre connoissunce, en vertu de l'article 8 du traita portant abolition du droit d'aubaine entre la France el la Boivi^re.

II subsiste encore une autre négociation entro l'Autridie et rKlecteur par rapport aux limites conlentiouscs de In BohAnie et de la Bavière; mais, tant quelle ne roulera que sur cet objet psrijruHer et qu'il ne s'y agira que de rectifier et de dï^torminer ees limites, de les purger de tous les enclavements étrangers et de régler déHnitivcmont la destin(;e de quantité de lerrrs ot d'br- Htage« bavarois dont le gouvernement de Bohême s'est mis en poaseRsion en 1709 afin de mieux aligner sa frontière, tant qu'on n'y traitera pas d'autres objets, nous n'y voyons rien qui puisse loucher Sa Majesté^ si ce n'est peut-être la manii>re dont celle cialion sera conduite. Il en seroil tout autrement si, par une drlérenee incroyable Vf la cour de Vienne, on y enchaînoit la question trop fameuse sax'otr si les liefs de Bohème, répandus dans le bnut Palaliiial poM^^^par l'Électeur en vertu d'une invc^liture parttculit^re Ancêtres, sont aussi soumis h la souverainetr de rrito cou- . Cette question n a pas encore été élevée formellement, mais elle résulte nécessairement de» principes que la cour de Vii-nnc a avonci^s dans ses uïémoircs concernanl la »<Mgiirurie d'Asch el de la conduit*^ qtiVIIc a Iimiuo et qu'idh» tient cnrore vts-à*m de rélectour palatin pur rapport h quelques (iefs qui rdèrent dr> la Bobi'^me dans la principauté de Soull7.bach. Le siour ebevftiicr de la Luzf*rne doniirra toute son attenlion h ivs différeoU objets. Les éclaircissements qu'il procurera ft leur égard.

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