I. Voèr «ta iiMtracUoni 1757, p
£. Vmr l'ttMtntction du bftron do /uckiuant«l, 1753. et r«U« de H. d'Aletme, 1759,
I» V«r MB iBMiiicUoD. 1763. p. Ml.
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RODL'GTH
cjpal d'affirmer en quelque sorte Tunion intime de la France et de l'Autriche, en conviant Télecteur à donner sa voLx à Tarchiduc Joseph pour hi royautn des Romains.
Charles-Théodore se méprenait sur les véritables sentiments de lu France, ou du moins^ si ces sentiments ri^gnaient à Versailles au lendemain de la guerre de Sept Jins, ils se modifièrent proraptement. Lorsque» en 1776, le titulaire de la légation de Munich (ut changé, le comte de Vergennos traça d une main très ferme au nouvel envoyé, le chevalier de la Luzerne \ les principes de la politique qu'il entendait suixTe à Tégard de la succession de Bavière :
Après avoir et f? pendant tout le siècle passé le plus puissant des électorals el l'appui principal du parti catholique en Allemagne» la Bavière est lellemcnt d(?rhne dans le siècle présent de son ancienne considêratiou et splendeur qu'à peine fignre-t-elle aujourd'hui piu-mi les Ëtatâde second urdre... La cour de Vienne a toujours considéré la Bavière conmie nu i>bjet de sa cupidité ou de sa jalousie. Cette vaste province sépare les anciens États héréditaires de la maison d'Autriche de ses conquêtes en Italie et de ses acquisitions en Souahe el de la haute Allemagne en général ; elle domine sur le Danuhe et sur Tlnn, qu'on regarde à Vienne commodes lleuves domestiques; elle tient les clefs des Alpes et des montagnes de Bohême ; enlln, elle forme par sa situation le premier objet d'arrondissement que Tambition de cette m;iison puisse désirer.
Parlant de lA, et rappelant à grands traits les vicissitudes de la Bavi^rf durant le siècle écoulé, h*, comte de Vergennes indiquait ïpio l'union récente de la France avec l'Autriche avait « fait perdre à la Bavière la ressource de faire payer son amitié ». Il n'avait point d olijection, ètaiil donné le peu de poids de rélccloraL dans la bahmce politique, h ce qu'il se liât d»'»sormais par une alliance à rAutriche, et certes la France ne ferait pas la moindre dépense pour l'en détourner. Par contre, M. de Vergennos n'admettait pas que l'Autriche, songeant à morceler la Bavière à la mort de l'électeur, voulût imposer à ce dernier des arrangemenls successoraux nuisibles au Palatin : la France, intéressée à plus d'un titre au maintien do la constitution de TAlle-