‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 16 sur 256 · XXX · texte numérisé non relu

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jHjgTio. serait bien éloignOc de favoriser ces projets. Esl-co à %re que le gouvernemeut du Roi était. pr<>t à eutrer eu li^iie, à bopposor publiquement aux visées de l'Autriche? Rien de semblable encore :Ie chevalier de la Luzerne devait se borner à surveiller étroitemeut le^ démarches des diplomates autrichiens h Munich, h se renseigner sur les menées de leurs agents, sans (li&culer, s^ins compromettre la France," le moment quelasagosse du Roi a prévu où il pourrait s'en œ^ler ouvertement n'étant pu» encore arrivé. »

Vergennes se iléfiait avec quelque raison, comme le prouva l'événeaieut» de la fermeté du caraclùre de rélecleur palatin. Il ne voulait ni se découvrir avant l'heure, ni se condamner à faire nécessairement la guerre lorsque s'ouvrirait ta succession de Bavi<>re. Il cbercluiit une ligne de conduite qui lui permît soit de s'opposer aux prétentions de l'Autriche, soit de réparer les faiblefl*es de Charles-Théodore. Il trouva son point dappui k Deux- Ponts, dont le duc était l'héritier présomptif de l'électeur palatin.

La France aviut longtemps négligé au point de vue politique le duché de Deux-Ponts ; elle ne commen«;a guère à s'en occuper que lorsqu'il devint probable (jue Charles-Théodore ne loisserail [winl après lui d'héritier en ligne directe. On était alors au lendemain de laguen'e delà succession d'Autriche, et. eouime toujours, les premières attentions, les premières faveurs de la cour de VersoilIt'S se traduisirent par des subsides. De là une série de conventions signées en 17S1, 1764, 1766^ 1774 et 1776. De relulions diplomatit|ues permanentes, il n'en était point besoin. On se contentait de [K>ser ({uel(|ues jalons, do gagner quelque crédit Mir IVitprit des durs régmuits, pour s'en servir un jour; l'or frau(;«i5 sufiîsait amplement, el ce n'était que par accident qu'on déléguait un diplomate A Deux-Ponts : ainsi de M. de Beauval, |>our détourner le duc de fonder trop d'espérances sur la succession de Juliers s'il venait à hériter du Palatin; ainsi oncoro, pK*s de vingt ans plus tant, do M. O'Kelly, pour recueillir des renseignements sur les négociations suivies entre les cours de Munich et de Vienne au sujet de la succession de Bavière*.

I. Voir les iiutnlctîons de cei daux onvuy^s, i758 et 1777, pp. 518 et 560.

Cette tactique réussit à souhait : réiectour de Davi^re, Max!iniliori-Josepli, mourut en 1778; le palatin Charles-Théodore prit peur devant les compétitions dont sa succession allait ôtro l'objet*. Plutôt (]ued'aiïronter la lutte, il préféra entrer en arrangement et partages avec la cour de Vienne. Aussitôt le duc do Deux-Ponts, (Charles-Auguste, de protester au nom de la branche de Blrkenfeld, et la Prusse, jalouse de TAutriche, d'accorder au duc le secours de ses armes. La France venait précisément de se lancer dans la guerre d'Amérique; elle était encore liée par son alliance avec l'Autriche; mais, outre qu'elle n'avait aucun motif de souhaiter pour les Habsbourg un accroissement de puissjince, elle ne se souciait nullement de retomber dans les mêmes erreurs qu'on 1757 et de se laisser distraire par les querelles continentales de ses entreprises maritimes. Elle accorda pour la forme un petit subside h l'Autriche, et, sans qu'il lui en coiMAl d'autre effort, elle l'amena, au congrès de Toschen, à ne prundro de la Bavière que les districts situés entre le Danube, Tlnn et la Salza. 11 avait suffi de la décision de Frédéric II et de la médiation armée do la Russie pour obtenir ce résultat.

La réunion sur la môme lète des doux électorats de Bavii>re et du Palatinat rendait à la maison de Wiltelsbach cette considéralion (pie le comte do Vergennes, peu d'années auparavant, déplorait d'avoir vu perdre A la cour de Munich. Aussi le gou- A-ernement français s'appliquu-t-il, malgré ses liens avec Vienne, & s'assurer des positions solides auprès du nouvel électeur :

Tandis que l'Électeur palatin n'étoit possesseur (pie du Palatinat, dit l'instruction donnée un 1780 au comte de Montezan^, il ne pouvoil avoir avec la cour de Vienne aucune de ces discussions qui ont lieu entre des Étals limitiophes; mais, devenu le voisin de cette puissance, il doit s'attendre h Umies les tracasseries ins('j)arables de cette situation, et elles seront d'autant plus désagréables pour ce prince que le cabinet de Vienne est dans l'habitude d\v attacher intiniment

1. Vuir U uolioo qui prAcâde rinstruction da conil« de MoDt«zan, 1780, p. 527.

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