LE MARQUIS DE DÂNGËAU
Après la longue et ardente opposition des princes Palatins à la maison d'Autriche durant la guerre de Trente ans, la paix de Westphalie laissa !e Palatinat amoindri, mais en partie rétabli dans les dignités dont il jouissait dans l'Empire par la création d'une huitième voix électorale en sa faveur.
Absorbé par le règlement des droits que lui créait sa nouveUe situation et par ses contestations avec la Bavière au sujet de l'exercice du vicariat de TEmpire, l'Électeur Charles-Louis, aussitôt après la conclusion de la paix, chercha h ramener sur lui la faveur de TAutriche. D'une part, en effet, il accepta en 1656 et 1659 les subsides de la France et lui promit son aide, il s'entendit avec elle et la Bavière pour porter Louis XIV à l'empire et, en 1671, il maria sa ÔUe, Elisabeth-Charlotte, à Philippe d'Orléans, frère du roi de France. Mais, par contre, il vota, à la diète d'élection de 1658, pour Tarchiduc Léopold, et, lorsqu'éclata la guerre de Hollande, il fmit par s'allier à la cour de Vienne.
L'Autriche, par une convention secrète du 1*' novembre 1671, s'était engagée envers la France à ne point prêter secours aux ennemis de la cour de Versailles, puis, par un traité du 25 juillet 1672, elle promit à l'électeur de Brandeboui^,. seul allié des Hollandais, de loi donner on corps de douze mille hommes. De son côté, la France, qoi avait tout intérêt à s'assurer le concours du Palatinat pour pouvoir plus aisément envahir les possessions de l'électeur de Brandel>ourg en Westphalie, avait vainement essayé d'entraîner Charles- Louis à sa suite : les exigences de l'Électeur avaient été telles qall avait fallu renoncer à son aide.
LK MARQUIS DR DANGEAtT, 1673.
Au moins puuvait-on espérer qu'il resterait neutre : ce fat Tobjel de U mission dnnnéo au marquis de Dangoau, le marquis de Poiiipunnc étant ministre des affaires i-lrangôres. Jusque-là, il avait ^uffi des agents accréditôs pur la Franco iiuprès de la diète pour meDer ses aiTaires aver le Patilinul. Le marquis de Dangeau, qui étaîl agenlà Trêves, avait 6tc' plusieurs fois charge de missions accidi^ntellesàta cour palatine, notamment eu i672, pour tenter de maintenir TÉlecteur dans la m^utralité.
MÉUOIRE POUR SERVIR D IN8THCCT10N AtJ SIEUR MARQUIS UANf-KAt. 15 FÉVRIKU 1673*.
Le Roi ayant v\i, par le compte que le sieur marquis Dangeau' lui a rendu de la nôgooialion que Sa Majc'sté lui avoit commise aupr^ de M. l'Électeur iwlalin', que, que(ques bonnes dispositions que ce prince fit paroîlre pour seconder les intentions Je Sa Majesté pour le repos <le l'Empire et pour s opposer aux prÎDce* i auroienl pons<5e de le troubler, il avoit témoigné néaumoins 'il éloit retenu tant par l'état de ses aflain^s que par celui où trouveul ses plat*-^ *'* ^*^" F")'** d'entrer dans un t<;l engagement.
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Palaimof, t. XII
a! Philippe <l»C'»®**"*°* marquis de Dangeau. né en 1638, Mrvil d'abord «ksi pmèé ffMf*i«. pui'.»I'^' *■ P*"" ■'^ Pvi^n«8. dans l'armée e«pa,rnoIc eootrf "■"^ .* „; ui «lai une irranda faveur auni^ ,!•* j.a'.-^.v. ^ a.
[•T*V,*ee q«i I»' "^"* "" ^""*^^ ^*^*'"'* *"P'*3 d'Anne d'Auiridie - è. u • tSi*»» û '"* ''^'"^'' direracs mission» diploraaliquM tenponim. ^!^vna «B 17»- ^ ■ **'**'^ *** volumineux mémoire* qui n'ont jamai. été iaU-
^^rT.X'^. ^^'^"^ *'*^**'°' "^ '" ^* décembre !6I7. avait mcéâé à » tr \*r.c V f 0 tWi .dors q«e le Palatinat ôtait occupé par les Suédoii . VUeé '^'^ tu c^^ootili «u» ta luu>lU de son oncle, !« comte palatin Louis4>haipp., """ winl^gré daas te. huta en 1633. mai. le Palaùnal aapériaar
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par tt »T\\ jj> doc <le Lorrain», luttes f|ui ne se terminèrent que par la m*- •*^^*ï w?T^««^ di» l'Empereur. Il mourut le 28 août 1680. U avaH époutf difttiOD àe ^^Z^Mfi du landgrave Guillaume V.
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•on affeetioa pour «s niértto; y*—l— i ^^ il« faveur el asmlnn an iMMW 4e Sa Majeslé.
-il disposa à la tavYinacr aa ce ^ ma de leî; ^'Q ses défraies daas la dièle <k aecooder lea miwlraa de Majcslé et de ses alliéa dans les justes mmomÊmmcm ^Tb y >urrout faire contre l'électeur de Braodebowig ao oonlre tout lire prince de TEmpire. par lesquels îk se trooTeroient inliélés contre l'ei^pnl des traités de Westphalie, et que Mit lor ËlecUïur témoignera approuver les sentiments dont ^ Mas'est Aéjk expliquée; que la médiation qui pourroit se former danfi l'Empire pour être offerte à Sa Majesté sur les affaires présentes ne pourra s'étendre à celk^ de llollundc qu'après oit premièreBïeni upai&é i&> différends qui sont dans TEmpiro.
». ftMvyma t*', amperatir d« tSSSà t703.
S. ITrMéric^OuilliLuiae, U pând Mecteur qai r^gna de 16M à ISM.