LE COUTE DE I.A MARCK
sanl le domaine utile de Seltz et de ses dépendances aussi bien que des autres lieux qu'il pourroît posséder en deçà de la Lauler, il cesseroil de prétendre d'y exerceraucun droit de souveraineté.
Il est certain que cette convention seroit d'autant plus avantageuse à t'Électf*ur palatin quon cédant une prétention absolument insoutenable de sa part, il assureroil d'ailleurs des droits qui peuvent élre légitimement contestés sur les lieux, unis au bailliage de Gennersheim, et qui peuvent à bon litre être regardé» comme des dépendances de l'Alsace, et que comme il ne trouveroit plus aucun obstacle de la part de Sa Majesté à faire valoir ses prétentions sur la seigneurie do Gutlcmberg, 11 pourroil joindre à ses droits la possession, dont on connoît les avantagoïi en Allemagne, et qu'il pourroît maintenir par les voios qu'il jugeroil convenables contre les autres prétendants à la succession de Velden/ dont ct^tto seigneurie fait partie.
Il s'en fiiut beaucoup cependant que Ton ne puisse se promettre avec ([uelque certitude que des considérations aus*si fortes soient capables de déterminer TElecteur palatin; mais, quaud elles produirolent sur lui tout Tcffelque Ton en devroil attendre, la cour de Vienne, qui veut entretenir les diiVérends qui regïtrdent les limites de l'Alsace et les défiances de l'Empire contre b France, fera sans doute espérera ce prince de faire valoir toutes ses prétentioîis pour rempêclicr d'entrer dans aucun accommodemont, et Ton se llalteroil vainement aussi de porter l'Empire à entrer dans cette convention; ainsi l'on peut dire que, si elles'exécutoit,rElecteurenlireroit le principal avantage, et que, quoique le Koi ue pût donner d'autres assurances à ce prince de Tacquisîtion dos droits qu'il exerceroit que celle qu'il tireroil de la possession paisible, elle seroit pour lui un nouveau titre, plus fort que tous ceux qui servent de fondement à ses prétentions, et formeroit au moins un grand préjugé contre les droits du Roi sur cette partie de TAlsacc. C'est aussi parcelle raison que Sa Majesté veut que le comte de la Marck use avec beaucoup de circonspection de ce qu'EUe veut bien confîer à sa prudence pour n'en faire usage qu'apr»^ avoir reconnu avec quelque certitude qn*il poni le faire avec succès. 11 n'oubliera donc rien pour s'attirer de la part de l'Électeur et de ses ministres des ouvertures qui le met-