‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 158 sur 256 · CONCESSIONS POSSIBLES · texte numérisé non relu

CONCESSIONS POSSIBLES

tent on état d'entrer en matière, et» soit qu'il y parvienne ou que

I)' silence que Ton gardera av<»c lui l'engage à s'expliquer, Sa

jjtfajeslé remet à sa discrétion de juger s'il devra fuiro connoître

iccessivementet conimede lui-même que, si rÉIecteur se désis-

lil de la prétention d'exercer aucun acte de souveraineté à Sellz

^et en tous autres lirux en dei^A de la Lauter, et que Sa Majest*i

Éui laissât de sa part la liberlO d'exercer ses droits sur ceux qui lont situés de l'autre côt<5 de cette rivière, ce seroit peut-être un poyen d'accommodement qui feroitcesser tous sujets de plaintes de part et d'autre; mais il faut que cette insinuation soil faite avec toute la retenue nécessaire allii que Ton ne puisse pas <*roire que Sa Majesté en ait aucune coimoissance, ni s en prévaloir dans ^Ba suite comme d'une déclaration et d'une ofTre faites de sa part. Enfin si une pareille insinuation étoil bien reçue, et ïjuapr^s f»u avoir rendu compte et reçu les ordres du Roi. Thlectt-ur fût jttssez touché dus avantages <|u'il en retireroit pour consentir à itle convention verbale qui seroit confirmée par une prompte ilion, il fundroit que l'Électeur promît de ne plus porter de plaintes ni h la cour de Vienne ni à la diète de l'Empire par rap- »ort à la souvorainoté de Scltz et de ses dépendances, et qu au mtraire il fît coimoitre qu'il seroit entiùremeut satisfait de sa istitution telle qu'elle seroit faite; mais il ne faut pas faire naître telte question jusqu'à ce que la négociation soil avancée et prête finir, puisque ce seroit pour ainsi dire une suite indispensable le la convention, et que si Ton en formoit la demande Ton donneit à TEIecleur palatin, et peut-être A la cour de Vienne si elle étoil instruite, une raison de croire que Ton auroit de Tinquiéludc sur ce sujet, et par conséquent de se rendre plus difficile.

(Quoiqu'il paroisse inutile de traiter le point tjui reg*aitle l'union de l'Eglise de Seitz au collège des Jésuites de Strasbourg lorsque la négociation dont le sieur comte de la Marck doit être

k chargé a pour unique objet do faire cesser les prétentions de l'Électeur palatin sur la souveraineté de SeItz et de ses dépendances, il est bon cependant que le comte do la Marck soil instruit du fond d'une questionquîuepeutsouiïrir aucune difficulté, [quand même Sa Majesté pourroit, contre toute sorte de vraisem- >lance,étre portée à se désister de ses droits incontestables. Il

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