‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 160 sur 256 · PRUDENCE A OBSERVER · texte numérisé non relu

PRUDENCE A OBSERVER

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quont elles sont traitées par ses ministres, il est aussi de la prudence du comte de la Marck de juger si Tespérance qu'ils auroient d'obtenir d^s à présent fjuelqii*une des abbayes dont il est question en faveur de leurs parents ne les porleroit pus à ^Ire plus favorables, et s'il croyoil qu*une somme d'argent, qui ne pourroil être considérable à la vérité, pût encore senir à ce dessoin, il en rendra compleàSa Majostéetilaltendra ses ordres surce sujet. Entre les minislre-s de ce prince. Ton regarde le baron dHonlsheim comme celui qui a sa confiance, et la principale autorité dans le gouvernement de ses Klals. L'on sait à la vérité qu'il est entièrement dévoué à la cour de Viennt», mais s'il pouvolt être toucbé du désir de finir à l'avantage de son maître une contestation qui peut faire r»allre chaque jour des embarras et lui causer de grands préjudices, et qu*en même temps il put avoir des vues pour ses intérêts particuliers, personne ne seroit plus capable que lui di* iionduire une pareille négociation à une heureuse (in. Mais quidqne désir que puisse avoir le comte de la Marck de rendre son voyage utile et de donner en cette occasion de nouvelles marques de son zèle pour le ser>'ice du Roi, il doit être principalement allcntif à ne rien laisser pénétrer de ce que Sa Majesté veut bien confier à sa discrétion jusqu'à ce qu'il conuoissc bien clairement si rKlecteur pilatin sera disposé à entrer dans les mêmes vues, et alors il doit encore mesurer extrêmement sa confiance et ne se découvrir (ju'autant <|u*il sera indispensablement nécessaire de le faire pour juger de ce que l'on peut attendre de cette négociation. Il est même beaucoup plus convenable pour les intérêts du Roi que le secret de ses dispositions à cet égard soit gardé que de le découvrir dans la vue de pénétrer

C pelles do rKlecteur palatin, |»uisquo ce seroit fortifier ses espérances et donner lieu à la cour de Vienne de se rendre plus difficile encore.

I Après avoir instruit le comte de la Marck des intentions de Sa Majesté sur ce qu'EUe confie à ses soins. Elle se remet à sa prudence sur les moyens d'exécuter ses oriires. et la seule chose qu'Elle ait à y ajouter est celui de lui rendre compte avec exacliiude du progrès de sa négociation.

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