‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 165 sur 256 · INDEMNITÉS A PAVER AU PALATINAT · texte numérisé non relu

INDEMNITÉS A PAVER AU PALATINAT

I Ton n*y entre pas, et il faut tâcher d'amener les choses au point ijue Ton puisse, eu évitant les discussions et les détails, convenir d*une somme. I^s raisons et réflexions contenues dans le mémoire serM'ronl à fîiire rabattre sur la somme, en faisant voir que s'il étoit question d'examiner l'aflaire dans les règles et à la rigueur, il s^en faudroit bcauroup que l'Electeur y trouvât ^k compte. Et il doit beaucoup insister sur ces principes, jusqu'à ce que les commissaires de l'Electeur se mettent à la raison sur la fixation d'une somme.

Quand une fois les choses seront â ce poini, le sieur lUondel,

tit que de rien arrêter, en rendra compte à Sa Majesté afin de voir ses ordres sur cela, en même temps que sur les arranents qu'Etle jugera à propos de [^rendre pour racquiltement ^ la somme dont on sera convenu.

^LLb sieur Blondei remarquera qu'au nombre de ceux qui ont perdu par les désordres inéviialdes dans de nombreuses armées, il y a quelques pei-sonnes attacliées h l'Electeur et dans sa con- ^pce, comme le chancelier Halleberg, et le bai'on du Sickingen. ^HV|;3ird de ceux-là, il aura soin île leur faire counoitre dès le ^■amencement que Sa Majesté ne veut pas faire examiner leur imérèl en cette occasion à la rigueur, mais au contraire les distinguer en leur donnant dcb marques de son estime^ et en eiïet Uâieur Hlondel prendra connoissance des pertes qu'ils ont faites, ^h que Sa Majesté juge sur cette connoissance exacte de ce qn Elle devra faire, sans que ct'ia tire à cunséquenee pour d'autres particuliers qu'il n'y a pias les raCmes raisons de ménager.

Cette attention est d'autant plus nécessaire que c'est par ces deux personnes et surtout par le bar4)n de Sickingeu, i|u*ou a lieu de croire bien intentionné, que le sieur Blondei peut trouver les moyens de rem|)lir plus facilement sa mission.

Un des objets principaux est d'être averti sùremeut et exactelœnt de ce qui se passera du côté des ennemis, soit pour leurs ^klacenieuts actuels, l'état de leurs diiFérents postes, lu fortnation de leurs magasins, leurs mouvcuu'uts et leurs mesures ^our s'assembler, ot tout ce ([u'il peut être important que les ^béraux de Sa Majesté sachent pom' diriger leurs opérations en couséquence. Sa Majesté permet au sieur Blondei de faire à cet

M. ItLONDEL. 1734.

effet les dépenses qu'il estimera nécessaires et qui seront remboursées sur les états qu'il enverra, persuadée qu'il emploiera lo discernement convenuble pour ne point payer une infinité de mauvais donneurs d'avis qui se présentent et qui ne peuvent être d'aucune utilité.

Le sieur KIondel aura vu par les papiers qui lui ont été communiqués que l'Électeur palatin avoit toujours craint de sortir des termes exacts de la neutralité et qu'il a voulu marquer les plus grands ménagements relativeinenl à sa qualité de prince de l'Empire. 11 auroil été naturel que raiîectation des troupes impériales de traiter pour ainsi dire son pays en pays ennemi lui eussent fait faire do sérieuses réflexions, et que cela l'eût déterminé à se lier plus particulii'rcment avec le Roi. 11 faut mAme convenir que si l'Electeur avoit pris ce parti, on auroit été bien plus en état d'éloigner les troupes impériales des États de co prince, et surtout de les enip<^cher de prendre des quartiers d'hiver dans ses bailliages situés de l'autre côté du Rhin, en sorte que les troupes du Roi pouvant, au moyen de leurs derrières assurés, se porter plus en avant, les Etals de rElecl«»ur ne se scroient pour ainsi aperçus de la guerre que par le bénéfice qu'ils en auroîent retiré. Mais les mêmes raisons qui ont i*nipéclië d'en faire aucune proposition ni ouverture directe doivent encore tenir dans le silence, et, quelque désirable que cela fût» attendu que les positions que les ennemis de Sa Majesté ont prises à l'Ue de Ncckerar et le long du Necker seront embarrassantes si Ion n'est pas en état de les prendre à revers, comme cela seroit facile si l'on étoit maître de Matiuhoim ou si du moins les troupes du Roi y avoient lu liberté du passage, le sieur Blondel doit cependant s'abstenir de toute insinuation qui pourroit faire sup(K)ser qu'il auroit eu r|ueique ordre sur cela, et il doit se renfermer à faire cuuiioilre à l'Electeur que, conforméinenl aux articles envoyés de Mannheim au commencement de la campagne, il peut compter sur toute sorte de sccoui*s lorsqu'il les demandera et qu'ils pourront être nécessaires à sa sûreté.

Le Roi n'a aucun autre ordre àdoimer au sieur Hlondel sur l'affaire de Jutiers que d'assurer l'Électeur de la fidélité du Roi aux engagements pris à cet égard. 11 a vu le peu qui a élé fait pour prépn-

NKUTHALITÉ DU PALATINAT. 4Î5

^rer le» esprits à désirer un accommodement avec la maison de ^^Broudobourg. C'est un principe qu'il suflil seulciueiil quant à Hprt89»l qu^il entreliennc commode lui-m^mo,etsi la maladie <lu ^roï de Prusse permet de reprendre cette malière qui a été interrompue, te HÏeur Hloudel sera instruit des démarches qu'il aura ^ à faire en conséquence.

^t 11 aura la liberté, si son séjour à Mannheîm pouvoit procurer à ^■IT^Iecteur quelque désagrément de la part des Impériaux, de avenir de temps en temps k Landau ou de faire les autres absences qui se pourront sans inconvénient pour sa siïreté, sous j)rélexte ^ de prendre des éclaircissements sur les suites de sa commission ippa rente.

nue POUR JOINDRE A L IN.'^TRUCTlori DK M. DLONDEL, ALLANT DE iJl PART DIT ROI AUPRÈS DK M. l'ÉLECTECH PALATIN. — VKR-

sAiLtes, 19 i>^A:>:HUHg 1734 *.

Un de» premiers points sur lesquels M. Blondel sera oblif^é dentntr en matïAro avec les ministres de M. l'Hlecteur palatin, dere celui di« sommes dont il demande le paiement sur les étals qu'il a fait rfineltre par M. de (ircwenbrock. (Test sur quoi il cail nécessaire d'établir des principes fixes dont M. Blondel ne devra pa« s*é<^arler.

Li* traité de neutralité qui fut conclu avant qu'il fût question lerre ', porbjit de la part du Kui les clauses ordinaires do et d'assistance, même do les garantir <io quartiers d'hittUiemis et autres vexations.

Lors«|ue les armées furent prêtes à entrer en campagne, le

toi voulnt savoir plus précisément à quoi s'en tenir sur le» détails

la conduite t|ue tiendruit M. rKlerteur palatin, h (|ui li* Hoi (il

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