FORÊT DE LA GËRAÏDK
; mais il» tu\\ dopuis éhidt^ do sVx|)li(|uerd"imo niniii»»reclnirc précise sur ses dilFérenls articles, d** surie que retlo aiïaire it restc^c indticise, le bois d<^ ('Iiaiiiïagr est monlé à un haut ix À Landau, faute dv pouvoir enlever ce qui appartient aux ibil-outs de cetto ville dans Indite forêt, où io bois abattu depuis lunieurA anui'es drpéril visiblonu'ut de jour en jour. Comme il ijH>rte au service du Roi, à I^andau, de ne pas laisser subsister lus longtemps ces inconvénients. Sa Majestcr a jugé devoir lire de ces eirconstances le sm\r marquis de Tilly, pour le Aire en état de se concerter avec le sîeur de Brou, intendant l'Alsace, sur les démarches qu'il sera convenable de faire pour iner ou accommoder enfin cette aflairo à la satisfaction commune des parties intéressées.
Llnlcntion du Rul est que tous ses ministres au dehors lui ipporlenl au retour de leurs emplois une relation exacte de tout c«.* qui sera arrivit d(* plus important dans les négociations qu'ils iront conduites, de l'état où ils auront laissé les cours et les ptty» où ils auront sorn, des cérémonies qui s'y obser\ent eo (utes sortes d*» rencontres, du génie et des inclinations des inceselde leurs ministres, enfin de tout ce qui peiit donner une ^nnoiâsance exacte des pays et des personnes avec qui ils auront iié. Ainsi le sieur marquis do Tilly aura soin de préparer un toire de cette sorle en forme de relation do l'emploi que Sa Majesté lui confie pour le remettre a son retour eutn' I«s mains du Hoi.
Sa Majesté ayant jugt* h propos de remédier aux abus qui ont ibsÎAlé jusqu'il présent pur rapport aux papiers originaux qui tnt aux personnes qui ont été enqdoyées pour son service le» pays étrangers, et qui par lu suite des temps deviennent iblics, Mlle a pris la résolution d ordonner que tous ses minisde i|uelque nmg qu'ils S4>ient, en arrivant des pays où ils iront été employés» remettent en originaux les instructions, chiffre.*», le;* papiers de corntsptuidance entre les miin'stres Sa Majesté dnmt tes différentes cours étrangères, le tout avec ua inventaire exact sur la vérification duquel il sera donné une déchargi*.
Majesté u voulu que le sieur marquis de Tilly fût instruit
avant son départ pour Manheim tic ses Intentions à cet égnrd. auxquelles Elle compte qu'il se conformera absolument lorsqu'il en reviendra.
AUDITION A LINSTntCTION DU ROI AD SIECR MAnQUIS DE TILLY, t'HI- GADIEH DES ARMÉES DE SA MAJESTÉ, ALLANT EN OtJALrrÉ DE SON MIMSTRK PRÈS t' ÉLECTEUR PALATIN. — VERSAILLES, 20 DÉCEM- BRE 1740*.
Les prétentions de rélecteur de Bavière sur quelques-uns des Klals appartenant i\ la maison dWutriclic apr6s rextinclion de cette maison faute de successeurs niàles et l'espérance d'être porté sur le trône impérial lorsqu'il tiendra à vaquer, sont les deux objets que ce prince a principalement eus en vue dans Tunion qu'il a formée et entretenue avec Télecleur de Cologne son fr«'»re et avec l'Éleclour palatin, et comme la mort du dernier empereura produit en m^^me temps ces deux événements, l'électeur de Bavière regarde la conjoncture présente comme la plus favorable qu'il pût espérer pour parvenir au but qu'il s'est proposé dans le concert établi par cetlt» union de famille. Une partie de ses vues s'est déjA manifestée par les déclarations et protestations faites de sa part à Vienne pendant le cours des deux derniers mois et il y a lieu de juger par les difficultés que l'électeur de Cologne a faites de recevoir la lettre que la grande-duchesse "lui a écrite pour lui notifier la possession où elle est entrée immédiatement après la mort du feu empereur son père dt* royaumes de Ilongrie et de Bohème et des autres États héréditaires d'Autriche, que cet Electeur veut à cet égard ne marcher que d'un méuie pas avec TEIecteur de Bavière son frère. Son voyage à Munich
\. Correipondance Patatinat, t. LIV.