‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 173 sur 256 · Maric-Thér^ft<^, grand e-âuch«ssc de Totcane · texte numérisé non relu

Maric-Thér^ft<^, grand e-âuch«ssc de Totcane

SUCCESSION n'AUTniCHE.

dans ces circonstances fortifie encore celte opinion, et il y a tout lieu de penser que Tiin et Tauire emploieront tout le ert^dil qu'ils peuvent avoir sur l'Llerteur palatin lant pour l'empêcher

Elle reconnoître la grande-ttuchesse do Tosrane dans les quelle s'attribue comme seule et unique héritière du feu reur. que pour le faire entrer dans les mesures qu'ils jugoronl le plus convenables pour retirer do la conjoncture présente jtoo» les avantages dont ils peuvent se flatter. D'autre part Tasso- ^^nn que cette princeftse vient de faire du grand-duc son époux 1 la régence des royaumes et Etats dont elle avoit pris posscsjlion, annonce puhlii}uement<|ue, sansi^ganl pour tes déclarations jii protestations de l'électeur de Bavibre. elle est dans la résolu- QO de ne lui point faire droit sur ses prétentions. De sorte que doit désormais s'attendre que les négociations des ministres cour de Vienne dedans et dehors de l'Empire tendront prinement h faire échouer celles que cet électeur s'efforcera de part de lier pour le maintien de ses droits sur les États de cette ion et pour le succès de ses vues sur la dignité impériale. An milieu de celte op[>ositlon d*intéréfs entre les cours de ■janne et de Munieli. il ne parott pas que rÉIecleur palatin ait ^Bbro pris aucun parti sur la conduit)* k tenir de sa jiart, et il vient môme de témoigner au Hoi l'embarras où il est pour se délerminer, faisant supplier Sa Majesté par le sieur Grewenl>roch Oe^'ouloir bien lui donner conseil dans l'incertiludcoù lise trouve

Pt coutlescendre ù reconnoître lagrande-duchesst» do Toscane |i nouveaux titres sur les instances pressantes qui lui en ftvroai certainement faites par le comte de Colloredo \ que cette |irince»se a fait partir de Vienne pour se rendre de sa part auprès électeurs du llhin et négocier leur concours ù ce qu'elle peut r. Le sieur de (jrewenbroch n'a [»us dissimulé que si TLlucflon maître, en ne murchant à cet égard <{ue d'un même pas la cour lie Miinich^ pouvoit espérer iju'îl en résulleroil un gecertjiin en favcurde la maison de Bavière, il u'hésitcroit 4 refuser de reconnoître le» nouveaux titres do la grande- ^*clietM ; mais que la <léclaration faite de lu part du Roi au

'• Ro4ol|ibo-JoMpb, comte de CoUorado-Woldsoe, ati «a 1700, vic#H:h*ac«h«r ^nUl|4t« dqnia 1737. mort eu 088.

UtïtTKtJCT. PIPUIMAT.

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prince de Lichstenstcin* et répandui» dans toiiles les cours lie TKuropequc Sa Majesté est dans l'intention de lenir les engagements quEll*.' a pris par le dernier traité de paix ' pour la garantie de la Pragmatique sanetion du feu i-mpereur^ donnoit à la cour palatine de justes sujets de craindre que l'électeur de Bavière ne puisse faire que de vains efforts pour soutenir ses droits el que ci'llr appn'hension obligeoit cette cour h user d'extrêmes précautions pour ne point se porter ù des démarches dont clic n auroil que lieu de se repentir. Enfin le sieur Grewenbrocli ses! même avancé jusqu'à faire enteudi'c que ceux dont l'Électeur palatin a pris les avis, lui ont conseillé de recevoir les lettres que le comte de Colloredo lui présenteroit de la part de la reine de lîongrie et de Bohème et de ne point faire difficulté d'y répondre pour garder les raénageraents convenables avec cette princesse, dans In crainte qu'elle ne se porlAt à prendre des engagements avec le roi de Prusse au préjiidire de la maison de Sultzbaclt dans laffaire de la succession de Berg et Juliers ; mais que nonobstant ces inconvénients, rÉlecteur palatin étoit dans l'intention de suspendre toute résolution sur la reconnoissance de la grande-duchesse dans si's nouveaux titres, jusrju'à ce qu'il vît ce que le Roi feroil ou lui conseil leroit sur ce sujet. Sa Majesté a jugé ne devoir (»a> laisser ignorer ces circonstances au sieur marquis de Tilly. Il doit savoir en même temps que ce ne sont que de simples difficultés sur la forme ou le cérémonial des lettres entre Sa Majesti» et les rois do Hongrie et de Bohême qui l'ont empêchée do recevoir la première lettre que l'archiduchesse lui a écrite pour lui donner part de la possession où elle étoit entrée do ces doux royaumes et des États héréditaires d'Autriche par la mort du feu empereur son p^re, et cerlainoment le Hoi, devant en exécution ilu dernier traité de paix reconnoître la fille aînée du feu empereur comme son héritière dans ses royaumes et Étals, Sa Majesté ne peut se dispenser de répondre aux lettres de celle princesse lorsqu'elles seront dans la f<^rine convenable. Mais l'intention de Sa Majesté n'est pas que de pareilles démarches de sa part puis:?eïit

I. Josepb-Wenceslas, prîace île LicliliiDstom, relJ-m&réchft] des Ar(u<«ei ititnchitmnes, ambassadeur en Fraaue de 1738 à 17i1, né en 1696, mort fo 17T2. 3. Los iraLUi de Vienne du 3 octobre 1735 e( du IK novemlire ITTtH.

SUCCESSION D'AUTRICHE

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en rîeo nuire aux prùtentions de Télecteur de Bavière si ces prétentions se trouvent bien fondées, ni ménie que la recouuoissunce qu'Eue se croit oblig^'-e de faire de la possession où la grondeduchesse se trouve dr la succession de ses pères, doive déterminer à une pareille démarche ceux qui ne se trouvent pas h cet égonl dans les mêmes engagements que Sa Majesté. L'union entre les électeurs do Bavière, de Cologne et palatin est une ehofte si principale que le Roi n entreprendra jamais de diHour- Ber ni les uns ni les autres de faire ce qu'ils estimeront nécesaiiîre pour le maintien de cette union et pour en retirer les fruits qu'il» se sont proposés ; Sa Majesté a m^nic suffisamment témoi- ^é en diverses occasions qu'Elle soubaitoit vériUblemeut que tee mesures qu'ils prenoient entre eux fussent suivies d'heureux micc^,et lorsque, pourlebiendelapuix.ElIea jugé devoir entrer dans les cngagenunits que les autres principales puissances de l'Kurope avoient déjà pris pour le maintien de la Pragmatique, Sa Majesté a toujours entendu que ce seroit sans préjudice de ceux qui se trouveroient avoir de justes droits à opi»oser à Texécution de cette disposition faite par Tenipereur pour la succession.

Telles sont encore les dispositions de Sa Majesté. Ainsi le seul conseil qu*Elle puisse donner à l'Electeur palatin est d'agir ton- |oani autant qu'il lui sera possible de concert avec l'électeur de Bavière dans tout ce qui peut avoir rapport h Tobjci de Tuniou formée entre eux et qu'il est si important pour le bien de leur maison de conserver. (Vest dans ce sens et même avec celte précUion que le marquis de Tilly doit s'en e\pli(]uer, si l'Llecteurou •ee ministres lui communiquent l'embarras dont ils ont fait part à Sm Majesté, et il doit se contenter de leur faire entendre que Sa Majesté ne pouvant voir qu'avec plaisir que les vtu's de l'électeur de Bavi<»re puissent réussir de manii'^re ou d'autre, Elle e«t bien éloignée de vouloir détourner l'Electeur palatin d*y concourir en tout ce qui lui sera possible. Sa Majesté désirant vërîtablement que les déclarations et protr^tations faites à Vienne do la part de l'électeur de Bavière au sujet des droits qu*il prétend tnwT !*ur le;* royaumes et Etals de la succession d'Aulriclie. puis- MQt ftervir à lui faire retirer de la conjoncture présente les plus gTtadK avKntage-H pour sa maison.

AtlTICLES A 1N9&BER DA>8 L INSTRUCTION DU KOI POOH LK SICL'R DE TILLY AU.AXT A MANHKIM. DÉCEMBRE 1740'.

Quoiqu'il y ait peu d'apparence que pendant le séjour que le sit;ur de Tilly pourra faire à la cour de Manhcini il soit question de reprendre avec rÉlectcur palatin la m^gociation ci-devant commencée pour un accommodement sur laflaire de Berg el Juliens, néanmoins Sa Majesté estime qu'il n'est point inutile que ledit sieur de Tilly soit instruit de la substance de cette négociation pour être d'autant mieux en état de régler sa couduite et son langage avec TÉlecteur palatin dans le cas où ce prince ou SCS ministres viendroient à rentn'lenir de celle aflaire. Entre les différents soins que Sa Majesté s'est donnés pour assurer le maintien de la puix tant en Europe en général, qu'eu particulier dons Tintéricur de TEmpire, Elle a toujours pensé que le meilleur el le seul moyen de prévenir les troubles auxquels la sucoessio» aux duchés de Berg et de Juliers pourroit donner lieu apHS la mort de l'Electeur palatin par les prétentions que la cour de Prusse forme sur celte succession, seroit de porter le*, deux parties à un accommodement. Sa Majesté na rien négligé pour leur en inspirer le désir; Elle agit d'abord dans cette vue. de concert avec le roi de la Grande-Bretagne et les Etats généraux; mais les longueurs indispensables d'une médiation exercée par différentes puissances ayant paru peu propres à parvenir aussi promp' temont et aussi eflicaceraent que le but que l'on se proposoit h faisoit désirer, Sa Majesté eut la satisfaction de voir que le feu roi de Prusse déféroit assez à ses bonnes intentions pour s'en remettre à sa seule médiation ; non seulement il fit connoitre i Sa Majesté qu'il donneroit volontiers les mains à un accommo(l^

t. Cot-retiiondanct Palatinai, t. LIV. Il nous parait Intiretaaat de ruprodain ici cfi document, bien qu'il no diffère guère quaot «u fond de riastracuon àiM^ tive donnée & M. de l'Uly, parce qu'il conlienl des nuances inl«re«Mnte» et plu^ détails snr ceruint poiuu.

St'CCËSSION UË UERii KT DE JULIERS.

^nt avec la cour |mlatine, mais même il avoît porté sa conGance mr Sa Majesltî jusqu'à lui laisser oulrevoir quelles soroieiit à fri^s les conditions auxquelles il y consenliroit. Comine elles panirent pas exorbitantes à Sa Majesté, Elle en espéroil que llectf'ur |mtatin, qui paroissoit avoir le plus grand intérêt de leniùner de son vivant une atTuire de si grande importance et (1 où dt^pendoient sa tranquillité et celle de son sucresseurf se por- ^brujt avi'c empressement à les accepter. Ce fut dans (teltc attente mpâe 6a Majesté fit communiquer à rÉIecteur palatin ses vues et Stis pensées relativement à ce qu'Elle avoit pu entrevoir des conditions d accommodement auxquelles le roi de Prusse seprôteroit tA considération ; ces conditions consistoient en substance en e cession que lÉlecteur palatin feroil au roi de Prusse d'une ftie du duché de Berg, A lu réserve d'une lisière raisonnable le g du Khin dans laquelle la ville de DusscldorfT seroit corn- Cette idée ayant paru h l'Electoiir palatin ne contenir que les Des propositions qui lui uvoient déjà précédemment et à différentes reprises été faites directement de la part du roi de Prusse, et auxquelles TEIecteur palatin n'avoil jamais voulu oaietidre, ce prince demeura encore absolument inflexible sur h réiiolution de s'exposer plutôt au danger des plus fâcheux ^itfénements que de consentir au sacrifice du moindre démembre- ^Biit duduché de Herg. Telle fut sa réponse précise aux insîlluaUonsque lui fit faire Sa Majesté pourun accommodement avec le roi de Prusse, eu sorte (fu'il ne restji à Sa Majesté que le klai^ir de ne pouvoir retirer aucun fruit des dispositions favoquVIIes avoit eu tant de peines à faire naître à la cour de

ipendaut l'événement de la mort de l'empereur étant un •xte au roi de Prusse pour faire dés à présent avancer un considérable de ses troupes du câté du Rhin où elles se iveront à piirtée d'entrer d'abord dans le duché de Berg, il hors de doute que ce prince pourroil facilement s'en emparer improviste si dans les eirconstances présentes l'Electeur venoil manquer; si le roi de Prusse a formé un pareil dessoin, comme D'en peut presque aucunement douter, le mal seroit d'autant

LE MARQriS DE TILLY, 1740.

plus grand qu'il seroit à craindre qu'il ne l'eût effectué avuiit (|u*aucuDe puissance que ce soit cftl le temps d'y apporter le moindre ûhstaclo. C'est donc ce qui pjiroîl demander de la part (le la cour palatine les plus sérieuses réflexions, mais re n'est pas sur quoi le sieur de Tilly puisse avoir à les entretenir ni à les exciter. Il doit se borner uniquement à observer les mouvements et la contenance des ministres palatins à cet égard ponr en rendre un compte exact.

L'Électeur palatin îi pu connottre sufGsamment par tout ce que Tumitié et la prédilection de Sa Majesté pour lui l'a \KtTié^ dans le temps à lui confier de ses sentiments, qu'il n'y avoit aucunement à compter de pouvoir obtenir de la cour de Prusse do conditions plus avantageuses que celles qu'elle a offertes pu le canal de Sa Majesté. Il est à souhaiter que l'Électeur et ses ministres se représentent d'eux-mêmes les grands inconvénients qui peuvent résulter pour eux d'avoir manqué de profiter de roccasion pour im accommodement avec le feu roi de Prusse. H ne seroit pas impossible que la cour palatine mieux conseillée aujourd'hui et sentant tout ce que la présente conjoncture doit lui faire regretter, cherchât à reprendre cette matière avec le sieur de Tilly. Dans ce cas seulement, il doit simplement faire nonnoîlre à TEIccteur ou à ses ministres <|u*il ne doute pas que Sa Majesté toujours également disposée à faire ressentir h ÏFAhleur les effets de son affection pour ce prince, ne se chargt^àt volontiers d'examiner s'il y auroit encore moyen de faire revenir le nouveau roi de Prusse aux mêmes principes sur lesquels le feu roi son père avoit confié à Sa Majesté qu'il douiieroil lt« mains h un accommodement avec TÉlecteur palatin.

Il neseroit sans doute jusque-là que superflu d'entrer dans aucun détail plus étendu sur le fonds de la matière; il suffit que le sieur de Tilïy sache que, sur le compte qu'il rendroit des vues et des dispositions de la cour palatine pour un accommodcmeot sur TafTaire de Berg et de Juliers, il recevroit prompteraent des ordre» de Sa Majesté sur la conduite qu'il auroit & tenir ullérieurement.

Depuis que les traités de Munster et des Pyrénées ont assuré la possession de l'Alsace à Sa Majesté^ il y a ou par rapport aux

LIMITES DK LALSACE.

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