POLITIQUE DE L'AUTRICHE
fttil à grands frais divers Iraltés de subsides avec d'autres prînrt's do l'Empire, ot »)u'il n forinù au milieu do rAllemu^ieun rnr|is consiilt raLle de Iroupt'squi na d'autre objet que la défense <!• ses alliés de l'Empire, el par conséquent de TLlecteur palatin en particulier.
Quoir{UH tous ees faits dussent paroître des tïtooignages suffiints de la reconnoissanco du Roi à l'égard de ce [►rince, ce etoil point assez pour le curur de Sa Majesté et Elle n'a cessé l'employer pendant ce môme temps les sollicitations les plus ives auprès des cours de Vienne et d'Angleterre, pour les porter rendre k Son Allesse Électorale la justice r]u*Elle désiroit. lomme ce fut dans ces entrefaites que le projet de l'élection du rt des Romains se manifesta, le Roi, considérant quo Tocc-asion nu pouvoil Hve plus favorable aux prétentions de la cour de |Jfanheini, non seulement retloubla de soins el d'empressements tr les faire valoir, mais il en lit même une des conditions prîn- ^-cipales du concours que lui denmndoient les cours de Vienne et d'Angleterre [jour la consommation de cette grande aiïaire'; de
Iforle que si l'Elecleur palatin n'a pas encore eu à cet égard la sa- ^sfaction qu'il devoit attendre, on ne peut l'imputer qu'à la muuniae volonté surtout de la cour de Vienne, qui, tandis qu'elle iàcho par mille chicanes de rendre ses promesses actuelles illukotres pour Son Altesse Electorale, forme peut-être encore le desïrin de la frustrer de ses plus justes es[H*rances sur l'avenir, en ^oréparaut les plus grands obstacles à lexercice des droits légi- ^pinie-s do la maison palatine sur In succession de Bavière lors de lextinction de la branche Guillemine'; mais on ne s^étendni pas davantage sur ces deux objets, se réservant h traiter la mati«>re plus amplement avec le ministre du Roi, lorsqu'on aura ret.u la , réponse tant attendue de la cour de Vienne sur le premier de ces ^BbjeiBf et de nouveaux éclaircissements sur le second. ^^ n résulte de tous ces détails que Sa Majesté a épuisé jusqu'ici U» témoignages de la recuinioissance et de Tamitié h Tégard de l'Électeur et quelle est en droit d attendn» de sa part la (idi^lité la plu» exacte dans les engagements qu'il a pris avec Elle. Cepen-
L. L'arcliiilae ioMpli n« fut A\u roi Att Romaint qu*«o 1764.
t.E BARON DE ZUCKMANTEL, I^Sd.
dont le Roi u lotil lieu de craindre que Ton ne chercho à calratner ce prince dans qiiel(|ues liaisons avec les cours de Vienne et d'Angleterre qui seroient directement opposées à celles qu'il aavec Sa Majesté ou que tout au moins on ne lui fasse adopter pour systëme de nuînager également lesdites cours cl celle de France. dans la vue de recueillir Iranquillemenl des subsides dos deui cÔl(>s; c'est surtjuoi le sieur baron de Zuckmaiitel ne négligera rien pour se procurer les connoissancesles plus exactes, atin de pouvoir prendre h temps les précautions qui seront jugées nécessaires; mais dans le cas où la cour de Manheim, par quelque insinuation directe ou indirecte, tenteroit de le rendre favorable à Fun de ces projets, il nliésitera point à déclarer « que li3ute f( liaison de TÉlecteur avec lesdites cours est incompatible avec n ralUanco du Roi; que Sa Majesté ne pourroit les regarder que » comme un dessein formé de détruire le syst^me de Tunion des « maisons de France et palatine, et que par conséquent ce seroit « rÉicclcur lui-môme qui dans ce cas romproit les nœuds de la » bonne intelligence réciproque: mais que le Roi a trop de conn fiance dans la droiture, des intentions de ce prince et dans se.^ « sentiments à son égard pour jamais imaginer qu'il veuille sacri- « fier la foi des traités^ celle des assurances les plus solennelles, u qu'il lui a données si souvent de sji fidélité, toutes les marques " d'amitié de Sa iMajesté, ses véritables intérêts et ceux de sa « maison, aux offres trompeuses de quelque avantage passager. « et qii Kllfr est persuadée (jue Son Altesse Klectorale se portera H bien plutôt à concourir au maintien et à raffermissement de M funion qui subsiste enti'e elles. » Et c*est aussi à quoi le sieur baron de Zuckmantel ne manquera pas d'employer tous ses efforts.
Après avoir exposé Tétat des affaires qui doivent occuper Tattention du ministre du Roi, il faut lui faire connoitrc TËlecteur et les personnes principales avec lesquels il aura à les traiter.
L'hlecteur est un jeune prince dont la probité a fait juscprioi le caractère disiinctif. Il est naturellement sage et prudent, fort a[)plîqué et travaillant tous les jours très assidûment avec ses minisires; son maintien est froid et réser\'é, mais son cœur i-st
PERSONNEL DE LA COUR PALATINE
ipable d amitié, et s'il Taccorde lentement, elle n'en est que plus durable. Quant à su façon de penser sur les affaires publiques, il a paru «ju'ind«spendnmraent de l'intérêt de situation, il étoit portiV pour la Franco; il a donné surtout au Roi des preuves incooiestables de son attachement, et IV^ ne doute pas qu'il ne persiste dans ces sentiments, pourvu que les partisans de la cour itt Vienne ne trouvent pas le moyen de surprendre sa bonne foi, lui d«^guisnnt s(-s véritables inl<^rMs.
Son Altesse Électorale a trois ministres d'État : le P<>re Seeirff,j^uite, fionconfesseur, Suisse d'origine, et frère de feuM.de ►edoHT, lieutenant g<''n*5ral au service du Roi, le baron de Wuchidonk. son grand chambellan, et le baron de Wreden, Le Père Soedoriïa été mis auprès do l'Électeur dès son enen qualitfi d(* confesseur et de précepteur, et il a conservé prlM de ce prince la possession où ces deux places Font mis, do régler les mouvements de son ctpurel do son esprit; l'Électeur ft vne confiancir absolue en lui, les aulnes ministres ne font rien ■fttii» le oonsuller, **t Ton ne peut espérer de réussir dans aucune «fTHÎre «ans lui. Il a <le l'esprit et de la pi^nétration, mais il est sïoiipçonncux et dissinmli^;ses afTfctions ne se règlent que par les avantages appurputs (jne l'on peut procurer à l'Kb^ctcur, et la fieule chose à craindre avec lui, c'est que rinléri-^l présent ne fasso ielqiiefois plus d'impression sur son esprit qu'un intérêt plus lide. mais qui seroit éloigné. Au reste le Père Seedoriï est sentie aux éganis et aux attentions, et le sieur baron deZuckmantel grand soin de ne les pas épargner avec lui, et di* l'assurer te Roi etson conseil ont une contiance entière dans la droiture
intentions et la solidité de ses lumières.
La ban»n de Wachtendonk est proprement le ministre des
étrangères, quoiqu'on les traite aussi avec les autres mi-
Sa famille a toujours été att^ichée à la maison d'Autriche,
LIS Icrurs sentiments n'ont pas passé jusqu*/t lui. Il a paru dans
tt les temps persuadé de la nécessité de l'union de l'Klecteur
le Roi, et jusqu'ici il a mis dans les affaires bonucoup de
inebi)^ et de conciliation, et comme Ton n'a eu que des sujets
loaerde sa conduite, le sieur baron de Zuckmantel doit lui
toigner beaucoup de confiance et de considération de notre
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