‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 179 sur 256 · LE BARON DE Z CCKIIANTEI · texte numérisé non relu

LE BARON DE Z CCKIIANTEI

prt. et lui donner en toute occasion dt'^ marques de la sienne.

Le tHiron d*» Wn^den est oripnain» d'Hanovre ol delà religion luthérienne; il a d'abord été assenseurà la ehambrc^ deWet/Wr, puin ministre du duc dus D^'ux-Ponts, et ses talents s'étanl fait coniioitre par eottc voie A la cour de Manbcim, I*Électear l'a pris k son scnnce, pour avoir la direction de ses financer et des aiïaires de l'intc^rienr du pays, et ce prince a d'autant plus de coolianco en lui (ju il rst Ir^s bien avec le P^re SeedorfT. Ca". ministre joint à beaucoup d'esprit une g^-ando finesse et une profonde connoissance des affaires do TEmpire; cette dernit'^re rirconstaocts a été cause qu'il a éï^ plus particulièrement cliarj^ de la négoci tion relative à lélectiondu roi des Romains, etr»)n négocipavec lui sur les affaires étrangères, comme avec les autres ministres^ mais il n'y mAle que trop le mauvais goût de la chicane auquel il avoit peut-^ire des dispositions uatun'Iles qui nVuit fait que si" conlirnier dans le barreau, et il truite les afTuires bien plus en jurisconsulte qu'en homme d'Klat. Quanta ses affeclionô personnelles, on a toujours soup(^onné qu'elles étoient pour les cours de Vienne et d'Angleterre. Cependant, comme sa conduite a été un mélange de bons et de mauvais pn^cédés h l'égard de la France, on laissera à la pénétration tiu ministre du Roi h constater le ju* gement que l'on en doit porter. Au reste, il doit cherchera vim avec lui dans la meilleure intelligence et k le flatter de la coofiance du conseil du Roi» mais, en raôme temps, il ne peuli?lre trop circonspect dans le coiomerce d'affaire sur tout ce qu'il lui dira, ni trop en garde sur toutes les propositions qui lui serool faites par ce ministre.

Quant au cérémonial h obsfncr, le sieur baron de ZiickraaïiU'l doit prétendre en général les mêmes civilités dont le niini^trr impérial est en possession à la cour de Manheim. Le marquis de Tilly n'a point envoyé de relation do la fnçon dont il a élétjwt^ quand on lui a donné le caruclére de ministre plénipotentiaire; mais on joint ici celle qu'il a fuite des civilités observées h sofl égard lorsqu'il a pris congé de la cour palatine. L*e ministre du Roi verra que rKlecteur a voulu <|u*il fût traité en tout comme le minisire impérial, et ce mémoire pourra lui servir de guide s^ur le cérémonial de sa réception.

DIPLOMATES AGCRLDITËS A MAMIKIM.

A l'égard des ministres él rangers, lorsqu'il s'agira do cérémo-

. la cour de l'Électeur, le sieur barou de Zuokiuantel doit

prétendre les mémos linnneurs que le ministre impérial à grade

é|pU, ne cffdcr le pas qu'à lui, et le prendre sur tous les autres.

Pour la conduite à observer avec eux, il y a peu de chose à lui recommander dans le moment présent» ne se trouvunt de ministre étranger à Mauheim que celui du roi de l^olognc électeur RSaxe ; mais lorsqu'il y en aura d'autres, il doit avoir Tatteun de \îvre en bonne intelligcuco surtout avec ceux dont les maîtres sont en alliance avec le Itoi. Quant au degré de confiance à Itmr donner, il en jugera sur la connoisaance qu'il acquérera de leur caruclère.

C'est le sieur de HiaucourI qni est ministre plénipotentiaire do roi de Pologne électeur de Saxo h la cour palatine; son père, riche négociant de Saxe, et qui a la protection du comte de Briibl, a d'abord obtenu qu'il fût chargé des affaires de Sa Majesté Polo- Doifte, pui» en fort peu do temps conseiller intime, ministre, enfin ministre plénipotentiaire. lia paru qu'il uvuit cherché, à son arri- «-ôc h la rour palatine, à se lier avec le marquis de Tilly, mais qae c<?lui-ci ayant vu qu'il se livroit au parti autrichien, il a jugé devoir s'en tenir avec lui à des politesses généralus, et aux égards que mérite te ministre d'un prince beau-pi'^re de M"* le Dauphin. Comme il y a toute apparence que le sieur de Hiaucourt n'aura pttd changé de conduite, le sieur baron de Zuckmantel n'aura qu'à Miivre celle que son prédécesseur a observée avec ce ministre.

C*i»sl sur tous les objets que l'on vient d'exposer et sur ceux ipii pourront naître dans la suite, que le iîieur baron de Zuckmantel aura soin d'i^ntretcnir une correspondance exacte avec le inear marquis de Saint-Contest, ministre des alTaires étrangères. Pour en assurer le secrot par la |M)sle, on lui n^net ici deux tables dp chiffre; mais lorsque les a\is qu'il aura mériteront un secret particulier, il pourra envoyer ses lettres au commandant do Landau, en lui recommandant de les faille passer par l.i poste de France, et, ilnn^» te cas où la matière requéreroit plus de célérité, de len envoyer par un exprés jusqu'à la cour.

Lintcnlion du Roi étant que tous ses ministres dans les cours AtraogAres loi remettent à leur retour une relation détaillée de

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