‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 180 sur 256 · LE BARON DE ZUCKMANTEL · texte numérisé non relu

LE BARON DE ZUCKMANTEL

tout CG qui se sera passé de plus important dans le lieu de leur résidence, soit par rapport aux négociations dontils aurontéié chai^, soit sur le cérémonial, Tétat des cours et des pays où ils auront été employés, sur le caractère et les inclinations des princes et de leurs ministres, enfm sur tous les objets qui peuvent intéresser le bien du service de Sa Majesté ou sa curiosité particulière, le sieur baron de Zuckmantel aura soin de former sur la fin de sa mission un mémoire qui rassemblera tous ces détails.

Le Roi voulant encore que ses ministres, après qu'ils sont revenus auprès de Sa Majesté, remettent en original les instructions et tous les papiers concernant son service, le tout avec un inventaire, sur la vérification duquel il leur est donné une décharge, le sieur baron de Zuckmantel aura attention de s'y conformer.

M. D ALESME

L'Électeur palatin, aux cdtés delà France et derAutriche, prit une part active aux opérations de la guerre de Sept ans ; par deux actes du 28 mars et du 30 octobre 1 757 , les cours de Versailles et de Vienne lui avaient garanti, à lui et à ses descendants, et, à leur défaut, aux princesses deSulzbach, dont l'une était l'Électrice même, la possession de Berg et de Juliers; elles s'engageaient à s'employer pour obtenir de la Prusse à la paix le renouvellement de sa renonciation de 1741 ; TAutriche réservait seulement la liberté de décision de PEmpereur, et les droits que chacune des parties contractantes avait ou prétendait avoir. Le 30 avril 1759, une nouvelle convention d*union et de subsides entre la France et le Palatinat assura pour trois ans à Charles-Théodore un secours de six cent mille livres, et une indemnité pour les dommages que lui avaient causés les armées ennemies en 1758.

Le baron de Zuckmantel resta à Manheim jusqu'à la fin de 1758 ; il rentra en France à cette époque, pour s'expliquer sur divers reprodies que lui adressait la cour palatine, laissant M. Gérard, puis M. Picard comme chargés d'affaires. Il fut remplacé bientôt par M. à'Mesme, le duc de Ghoiseul-Stainville étant ministre des affaires étrangères. Il est & remarquer que le début de l'instruction donnée à M. d'Alesme reproduit textuellement celle du baron de Zuckmantel ; mais partout où en 1753 l'on parlait de la cour de Vienne, pour détourner l'Électeur de l'alliance autrichienne, il est maintenant question de la cour de Berlin.

M. D'ALE&MË, 1759.

tttaOlKB I*011H SERVIR n*IN'&TRUCT10N KV ftlELR DJLLEAME \ CHIlVlUni HE l'ordre ROYAL ET MILITAIRE DE SAINT-LOUIS, ALLANT A «W HEIM EN QCALlTt DK NIXISTHE PLÊN'IPOTENTUIRE DU ROI PfitS l'ÉLECTBL'U PALATIN. — VERSAILLES, L£ 1 4 JllLLET 1759'.

Les liaisons d'union et de bon voisinage qui viennent d'être renouvelées entre le Roi et i'F^lectour palatin ', sont si coD' formes en gf^ni'Tal à leur convenance r(^ciproquB, et en particulier à l'inténM que Sa Majesié prend à la gloire et aux avantages! de lu maison palatine et à ses sentiments personnels pour ce prince, qu'Elle est résolue de les cultiver avec le plus grand soin. C'est dans cette \*ue que, sur le compte avantageux qu'on a ri'ndo au Roi de la rul<i|ité, des talents et du z^le du sieur DnIesmeJ chevalier de son ordre mililairc de Siuni-[^>uis, Sa Majesté *fôtj déterminée à le nommer son ministre plénipotentaire à lacoui palatine, et qu'Elle ne doute pas qu'il ne soutienne la bonne opinion qu'on a donnt'^e de lui, en s'aequitLant. î'i la satisfaction di deux cours, do la ronimission qu'Elli' lui confie.

Outre la lettre de créance qu'on lui remet pour TÉIecteur, iJ] ne manquera pas de Tassurer de vive x~oix que le Roi n*a pus tw plus sincère di^sir que d'entretenir et resserrer les nœuds dp luur] union mutuelle, et de contribuer on toute occasion n tout coquij peut lui être utile ou agréable; qu'il compte réciproquemeDl sur la fermette de ce prince dans les engag<^mHnts qu'il a pril avec lui et dans ses devoirs à l'égard de l'Empire, et qu'il io'i d autant moins douter de I amitié de Sa Majesté quVIle est foiitlMj sur ridée qu'Elle a de ses vertus, et sur son attachement Elle.

Ces assurances du Roi ne devroient pas trouver de contradic*

1. ObbFwl d'A1«smi*, rb(>vaUer, fils de l*ltilib«rt d'Alesme, baron dt ?»napur«, oi'iginui'e de Ou^enne.

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