‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 190 sur 256 · CHAPITRE DE SPIHE · texte numérisé non relu

CHAPITRE DE SPIHE

un

il en fut autrûinont. D un cùtu le chapitre de Spiro prétcudit quo son discret d'interdiction dcvoit subsister maign} lu sentence du inétro|K)IiUîn jusqu'à ce que la cour de Rome eût décidé. D'un Qutrï! cûl*', Irtrchev^^que de Mayence prétendit que sa sentence de\'oit ôtre exécutée par provision dans toutes ses parties.

Pendant cette dispute, le comte de Styrum trouva moyen de rassurer do Taniitié du baron de Zedwit/, d'obtenir par son canal un brevet de conseiller intime de TEIecteur palatin, et d'engager ce prince i\ lui accorder sa protection.

Le grand doyen, après avoir sondé les dispositions do la cour do Maubeîm, imagina que le moyeu le plus sAr d'obliger le cbapître de Spire & se soumettre au d<5crel du métropolitain, étoit de faire siiisir les revenus que ce chapitre possède dans le Palatinat. La proposition ne souffrit aucune difficulltS THlecteur palalin fil saisir lesdits revenus. L'électeur de Mayence vil avec une

rète joie l'emploi de ce moyen pour soutenir son jugement. 'évoque et le chapilre de Spire sadressferent à l'Empereur ftmv obtenir mainlevée de ladite saisie, et réclamèrent en mâme temps la protection du Roi, pour porter la cour de .Manheim à faire cesser une voie de fait aussi injuste.

!>'. conseil aull(|ue rendit en faveur du chapitre un mandement qui eut le s(jrl ordiuiiirc de ceux qui sont rendus en Cavcur d'un Ltat foible contre un Etat plus puissant, c'est-àdire i|u*il n'eut point d'exécution. Tel est l'étal actuel de la dispute.

Comme l'Electeur palatin n'a aucun droit de se mêler d'une affaire qui est absolument étrangère à sa juridiction, et que l'évoque de Spire est très attaché k la cause commune, et d'ailleurs va&sal de la Franco, pour raison des terres qu'il poss(>de en Alsace, le Roi n'a pu se refuser à sa demande, et en conséquence le Mcnr Pi(!ard a eu ordre de représenter à la cour de Manheim rirrégularité de son procédé, de lui demander la mainlevée do la Haisie des revenus du chapitre de Spire, et, en cas de refus, do iMpas dissimuler i|ue, si l'Electeur se croyoit en droit d'employer la violence pour proléger un étranger accusé de malversation, parce qu'il lui avoit donné un brevet de conseiller intime après •on interdiction, Sa Majesté étoit à bien plus forte raison en

M. D'ALESMË. 1762.

droit de protéger sou vassal et de lui procurer la satisfaction qui lui est duc.

L'Electeur a refusé de donner cette mainlevée, allr^uaid qu'il ne le pouvoit sans se rendre Tinjusto oppresseur de Tinnocence, que l'évfiquo de Spire en avoil imposé au Roi et h l'Empereur, que rKlecteur palatin n avoit ordonné la saisie que de concert avec Télecteur de Mayence, son co-directeur dans le cercle du Haul-Hhin, et qu'il ne pouvoit que s'en rapporter au jugement de la cour do Rome.

Depuis l'envoi des susdits ordres au sieur Picard, il s'est élevé un doute sur la circonstance suivante, savoir: si le comte de Limbourg-Slyrum jouit jmîsiblementdcs pensions et émoluments att^icln'^a h sa dignité de grand doyon du rhapitre de Spire, ou si ce chapitre les lui a retenus en tout ou en partie, sous le préteilo de son interdiction. On avoit prescrit au sieur Picard d'approfondir celte t'irronslance, mais les éclaircissements (pi 'il a eavoyés par sa lettre du 9 août n'étant pas satisfaisants, le sien r d'Alesmo pren<lra des iïiformations plus particulières à cet é^xri et fera de nouvelles instances à la cour palatine pour la porter à se désister de son injuste entreprise, et il rendra au ministre des affaires étrangères un compte exact du succès de ses démarches.

NEuvTfeME OBJET. — La demande pour les ingénieurs giogra* phe$ des armf'vs du Roi. — Les ministres du Roi dans les cours électorales du Rhin eurent ordre dans le mois d'avril dernier de demander diiïérenls secours pour faciliter les opérations des ing(*nieurs géographes dos armées de Sa Majesté en Allenuigne, chargés d'examiner dans cette partie de l'Empire les terrains les plus propres à asseoir un camp, et d'en lever des plans; la cour palatine promit d'abord de faire expédier les ordres nécessaires à cet ofTet; mais elle changea tout A coup de t^entiment, et refusa auxdits ingénieurs l'entrée dans quelques châteaux d'où l'on put découvrir le pays, ainsi que les fournîtun^s qu'on avoit demandées pour eux. Comme ce refus tombe sur un objet qu'on ue peut préleudre de droit, on u pris le parti do dissimuler jusqu'à présent, mais le sieur d'Alesme ne manquera pu-'" de représenter, comme do lui-même, h. la cour palatine te tort

AFFAIRES DIVERSES

qu'elle ï^'ust fuit pur le refus déplncf"* d'tiiic demande que les au 1res cours, et nommément cello de Vienne, ont accordée sans diffi- [lé, et ([ui n*a en grande pnrtie pour objet que la défense ci la •té particulière des Étals palatins.

Aprèsavoir détaill»^ les objets qui doivent fixer l'altenlion du

'urd'Alesme, il ne reste autre ehose à lui reconinutmler que

'«saurer TÉlecteur do Testime et do la bienveillance du Hoi, et

loi donner, aîn&i qu'à rKloctrioe, toutes les manfues les plus

islingui^es do politesse et d'égards.

Quant aux minisires palalins^si les ufïaires qu'il aura à traiter

avec eux sont susceptibles de difficultés, il ne duil en ôlre qut^

plus attentif à y employer la douccnr et la conciliation, et h

mettre le» bons proc*}d(^s de son rôtr^.

Le «iour dWlesme trouvera à Manhoini If duc do Deux-Ponts ' it doit s'y rendre pour lâcher d amener rKIcctcur et ses minisau système de conciliation qui faisoit autrefois la base de politique de celte cour avec la France. 11 assurera ce prince du que le Roi lui sait do tous les soins qu'il se donne pour le bien de son service. Il prendra ses conseils sur la conduite qu'il a à tenir pour plaire à Son Altesse Electorale, sans s'écarter do »on devoir, et il lui marquera la plAs grande conliauce.

M^JIOIRR Sr.CRKT

VKiis\iUA*s, 25 Aorr 17621

Le sieur d'Alcsine est informé dos prumesvL's d'indemnité qui it ^\i^ faites au baron de Wachlondonck pour les contributions ixquelles les terres qu'il possède dans le duché de Clbves ont

imposées depuis le cominencement do cette guerre.

Les proiligieusos dépenses que l'on a été obligé de faire suc-

i. Ouiiliui tV.

Page 1