Corrfi/xfH'/ancc Paiatinat, t. CIX
■6(n M. D'ALESME, 1762.
cessivement pour le soutien des deux guerres où la France est engagée, n'ont pas encore permis d'acquitter cette promesse ; mais nous ne la perdons pas de vue, et si ce ministre en fait mention au sieur d'Âlesme, il lui dira que nous sommes sérieusement occupés des moyens de lui donner la satisfaction qui lui a été promise, et il lui renouvellera en même temps les assurances de la protection du Roi et de sa confiance dans son attachement pour sa personne et dans son zèle pour le maintien de l'union entre Sa Majesté et TÉlecteur son maître.
Comme le sieur Saiut-George, pendant l'absence du sieur d'Alesme, a été autorisé à entretenir une correspondance directe avec le ministre des affaires étrangèi^s et qu'il peut se présenter des occasions où il sera nécessaire qu'il la continue, le sieur d'Alesme lui remettra avec la plus grande circonspection la lettre ci-jointe contenant un chiffre particulier; à cet effet il se chargera de faire passer au sieur comte de Choiseul les paquets que le sieur Saint-George lui remettra pourlui, et il l'assurera en même temps de la satisfaction que le ministère a de son zèle pour le service du Roi et de la protection de Sa Majesté dans tous les cas où il pourra en avoir besoin.
M. O'DUNNE
Par lo traité de paix qui fut signé lo 15 février 1763 h Hubertshourg entre TAutriche et la Prusse, Frédéric II renouvela la renon-» dation qu*il avait faite en 1741 à ses droits éventuels sur les duchés de Berg et de Juliers. L'Électeur palatin Charles-Théodore avait donc TOça pleine et entière satisfaction pour le prix du concours qu'il avait donné à TAutriche et à la France dans la guerre de Sept ans. Mais déjà ce prince poursuivait un autre but ; le pacte de famille qii'il avait eoDcla le 5 octobre 1761 avec la Bavière risquant de le mettre en conflit avec l'Autriche, qui pouvait prétendre & une partie de la succession de Bavière, il chercha des appuis contre la cour de Vienne etsetoumatoutnaturellement vers FrédéricII. 11 risquait de se soustraire par là à l'influence française ; aussi importait-il de surveiller avec soin ses mouvements. M. 0*Dunne fut envoyé près de lui à la fin de 1763, le duc de Choiseul-Praslin étant ministre des affaires étrangères,