‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 202 sur 256 · I.K COMTE DK MO.NTBZAN · texte numérisé non relu

I.K COMTE DK MO.NTBZAN

tiendra dans tous Ic6 lomps les obligations que sa garautie lui im]io5i! à <u>t égard.

Le dernier objet sur lequel il est nécessaire de faire connoUre au comie do Montczan les intentions de Sa Majesté, c'est la réunion du duc de Doux-Ponts avec rHlccteur palatin.

Ces deux princes \ivoicnt en assez bonne intelligence avant l'ouverture de la succession de Bavière. Cette époque fut relie de lour dt'sunion, parce que rÊlccteur palatin avoil fait un torl irréparable à sti maison par les engagements pris avec la cour de Vienne. 11 >e fluLUiit île les faire approuver par le duc, son neveu; il parotl même certain qu'il s en étoit fait fort «ns-à-vis de Li'urs Majestés Imp/trinles. Mais le duc, plus éclairé ou plus coiiragi^ux que son oncle, résisla à toutes les cajoleries qui furent employées pour le séduire, et loin d'accéder A (a convention signée à Vienne le 3 janvier 1778, il protesta solennellement contre les sacrifices que cet acte renfermoit. Cette protestation servit de base à Tintervenlion du roi de Prusse, et fut le principe de la guerre qui sel^iblii entre ce prince et Leurs Majestés lmj>ériales. On ne sait point si l'Électeur palatin approuvoit OU blômoit dans le fond de son cœur la résistance du duc son neveu : il existe des indices de l'un et de l'autre ; mais ce qu'il y a de certain, c'est que ce prince n'a cessé de se plaindre du duc de Deux-Ponts, soit pour plaire à la cour de Vienne, soit pour exprimer son propre sentiment; et le comte de Montesan s&it qu'il n'a pas tenu à TEIccteur que le démembrement do la Bavière n'ait étt* consommé. Le contraste frappant qui s'est trouvé entre la conduite du iluc de Deux-Ponts et celle de rKlecteur a dû frapper Son Altesse Électorale parce qu'il n'étoit rien moins qu'avantageux à sa répuliition, d*oCi il est naturel de conclure que, quelque satisTnit que fût ce prince de rentrer dans son patrimoine par le fuit de son neveu, il a couçu une sorte do ressentiment contre lui parce qu'il a blessé son amour-propre. Ce ressentiment a certainement été réchauffé par le baron de Lchrbach, parce que la résistance du duc de Deux-Ponts a trop contrarié les vues de la cour de Vienne pour qu'elle n'en frt( pas vivement olTensée, et ce prince a maladroitement augmenté le» dispositions défavorables de son oncle durant la discussion rela-

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