M. O'KELLY
M. de Beauval ne resta que quelques mois à Deux-Ponts et les re* lations reprirent directement de cour à cour comme par le passé ; les traités d'union entre la France et le duché furent renouvelés en 1766, 1774 et 1776, sans qu'il y fût apporté de changement notable.
La mission donnée à M. O'Kelly à la lin de 1777, le comte de Vergennes étant ministre des affaires étrangères, eut pour objet de recueillir des informations au sujet des négociations engagées pour la succession de Bavière, sans cependant engager le roi de France. C'est en effet quelques jours plus tard, le 3 janvier 1778, que le nouvel électeur de Bavière, Charles-Théodore, concluait avec l'Empereur Joseph II, sans avoir consulté ses héritiers présomptifs de Deux-Ponts, le traité qui cédait à l'Autriche ime partie de la Bavière, traité contre lequel la Prusse, prenant en main la cause de la branche de Deux* Ponts, ne tarda pas à protester.
M. O'KËLLY, 1777.
IWSTBUCnOKS POOH M. o'actXY \ ALLANT A DELX-POtiTS » VtlUrt
DE MINISTRE PLÉif LP0Tli:7fTlAlR£ DU ROI. VKBSAILLES, ÎO It^
CEUBRE 1777 ■.
Les liaisons qui subsistent entre le Roi et le duc de Deui- Foats * sont si conForincs au bien du service de Sa Majesté, à TinUfF^t qu'ElIe prend à la gloire et aux avantages de la maison palatine el à ses ï^untimeuts personnels pour ce prince, qn'Elle est résolue de les cultiver avec le plus grand soin.
C'est dans cette vue que, sur le compte avantageux qu'on loi a rendu du zèle, de la fidtflilê et des talents du sieur O'Kelly, le Roi l'a nommé son ministre plénipotentiaire auprès de ce prince; et Sa Majesté est bien persuadée qu'il soutiendra la bonne opinion qu on a donnée do lui en s acquittant^ à la satisfaction des deux cours, de la commission qu'Elle lui conGe.
Indépendamment des expressions afTectueiises que contient la lettre de créance qu'on lui fait remettre pour ce prince, il ne manquera pas de Tassurer de vive voix que le Roi n'a pas de plus sincère désir que d'entretenir les nœuds de Tunion et de Tamitié établies entre eux et de contribuer en toute occasion à ce qui peut lui être utile et agréable, et que Sa Majesté compte réciproquement sur sa fermeté dans ses engagements et sur son attachement à sa personne.
I. Jeao-Jftcques O'KeUy FaneU seignear de Laosac, etc.) irUadalB ik niU- 5aiic«, naturalisa fran^aifi en 1756, admis aux honneors de la cour arec U titre dt comto O'Kellj eu I77ti. Il fut plus lard eaTojré à Mayenoe el w retira du urnoe â la R^volulion.
S. Corrtxpomianct PaUilitmt et Dinix-PotUs, l. CXVItl. C« document portc> $B l'onginal le litre de : « Projet d'instruction ■ ; mais ce ne fut paa un simple projet, car U fut signé du Roi et M. O'Kelly partit effectivement i»oitr sa mi»sion«
3. Le duc Christian IV était mort le 4 septembre 1775. laissant pour «ncoeateor le fila aîné de son frère Frédéric de Deux-Ponte Birkenfeld^ Charles- Au gvate. comte palatin du Rhin, duc de Deux-Ponts, né le 29 octobre 174G, et qm avtîl épousé Marie-Emilie de Saxe; à sa mort, survenue te I" a\Til 1795, sa snccessiOA passa À 9011 frère Maximilien-Joseph, qai devint, en 1799, électeur palâ.tl&, pail* par la suite, roi de Bavière.
TRAITÉS KNTRE LA FnANCE ET LE DTCnÉ.