‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 22 sur 256 · T?IFRA CITONS A LA PAIX · texte numérisé non relu

T?IFRA CITONS A LA PAIX

iroc Vaulorlc qu'eu faisaul ce reproche audit siuur Electeur, lui fera ronnoitre rjue ce nV'st pas tant en intention de pointiller irrliii sur li.-s choses passées, que pour reinédior quf le inOme u'&rme ci-aprOs lorsqu'il fera l'entier licenciement de ses troupes, mi ledit ttieur de Vaulorle làcliem de relin*r de lui les plus et solides assurances qu'il pourra, plainle donnera lieu d'entrer dans le second point qui regude rètal général de rAllemagne, sur lequel, après avoir consulté ledit sieur Electeur et lui avoir témoigné combien Leurs Majestés estinif*nt sa grando prudence et combien Elles sont résow» do drfévvr h ses bons conseils, en toutes les occasions qui [bflfiront ci-apri>s, principalement où il s agira des aflaïres d'Aileï, il «era uisé de lui faire toucher an doigt que Tintentioa lois est d empêcher l'exécution du traité et troubler la Il de l'Empire, et que cVst pour cela que non seulement ils lUseul de rendre Fraukendal ' dont la rétention ne leur est qu'à », mais qu'ils font manquer l'Empereur h toutes les choses ~^ll a proiaiiMîS, dont ledit sieur de Vautorte est assez bien inlé pour en faire le dénombrement exact.

On pourra lui demander ensuite comment il estime que la

pottwètre exécutée nidurer longtemps si I on souffre toutes

eontraventions, et prinr-ipalement si les Espagnols demeurent

poft:M*s!$ioa de F'rankendal et le duc Charles' en possession des

iCfm qu'il lient, si Sou Altess*' Electorale juge qu'on s'en puisse

omettre la restitution après que chacun aura désarmé, puis-

aa t4*mps que tous les princes ont des forces ctinsidénibles

pied, on HP veut nu l'on n'ose pas prendre les résolutions

ire* (K>ur les faire rendre, ni parler conmie il faut en vertu

la gsraiilie {générale stipulée dans le traité pour empéclu.'r ou

les outres contravi'Filions.

i}uK rint^'Dlion des Espagnols en refusant la restitution de [faakendal neï4 pas seulement dv troubler dans quelque temps, lie le peuvent faire présiMilementf la paix de l'Empire qui u

t. FbAAkcaOuU. t-M BspAgnoU n« révACuir«nt qu'ea 1632, moyennani U cosaion

I. CkariM tV, ituc d« l^rrutufl, lut «n 1G04, mon en iOVt; il n'4vait pat ^iè émn* U pan lie ^\^'t^JhAli4^ d ftcrviiit alors r£«p.igne.

M. DE VAUTORTE. 1«4f.

ét^ foile sans eux, mais d'inquiéter parlirulièreraent M-TÉIecleur Je Bavière dans la possession du Haut Palatinal et de la dignité électorale.

Qu'il est absolument m^cessaire tant pour l'intérêt public que pour la sûreté particulière dudit sieur Électeur, de bien pourvoir à cette restitution sans laquelle on ne peut pas raisonnablement croire que la paix de l'Alienia^ie soit bien étjiblic, tous les moyens qui ont été proposés pour remédier en quelque sorte à la détention de cette place étant plus propres à faire un jour reprentlro les armes qu'à les faire quitter pour toujours, et n'y ayant point de [>ersonne intelligente qui ne juge que, si on prend maintenant de généreuses résolutions, on aura Frankendal et une paix assurée, mais que si on use de mollesse ou de connivence on n'aura ni Frankendal ni la paix.

(Ju'il y a sujet de craindre que les Suédois mêmes, qui témoignent de la froideur en cette aflaireetipi aiment mieux accepter les expédients proposés, que de prendre la résolution d'attaquer la place conjointement avec tous les intéressés, ne soient bien aises qu'on leur laisse des gages entre leurs mains qui leur facilitent le dessein qu'on pourvoit leur faire prendre un jour de renouveler la guerre dans TEmpire et de former de nouvelles prétentions ou contre ledit sieur Klecleur en particulierou contre les calboliques d'Allemagne en général, ce que ledit sieur de Vautortc insinuera comme de lui. sans faire parollro que Leurs Majestés aient aucune mauvaise opinion de leurs alliés.

Que la dissimulation dont on a usé sur toutes les contraventions faites par les Impériaux est do très dangereuse conséquence, et pourra faire croire que la garantie générale en laquelle consiste principalement la sûreté du tniité est comme abandonnée, puisque non seulement on veut permettre que l'Empereur manque à la promesse qu'il a faite de rendre Frankendal et les places tenues par M. le duc (Iharles, mais qu'on a souffert, sans se plaindre et sans y donner ordre, qu'au préjudice du traité il ait puldi(|uement donné des quartiers au prince Ulrich de Wurtemberg pour y rassembler des troupes licenciées de Tarmée de Bavière, qu'il leur ait fait donner libre passage par toutes les terres de l'Empire, et même qu il ait ordonné à ses garnisons de

RELATIONS A NOrER AVEC I.A RAVIÈnK.

la Wi'^ilphaliV ot du Hhin de s'assembler pour escorter Irdit prion* l't My joindre a lui. et pouraller au secours de Cambrai «jui était a.^iégô par lurméo du Roi en ce temps-là.

(Qu'encore que celle dernière contravention regarde plus parliraliAremeut la France que les princes de l'Empire, m^anmoins il ae fftul paft ilouter que si ou la souffre sans en faire faire raison &SaMaje?ittï, laiit par rRm[>er»Hirt|ue par ledit prince de Wurtemberg, elle n'ouvre la porte à de plus dangereuses entreprises à TaviMiîr, et ne renverse i*ii(in tout le traité de paix.

Ledit siLUtr de Vautorle ajoutera à ce discours tous lus autres iu jets de plainte que nous avouai, dont il a eu parfaite connoissance dtpub fton séjour à Nuremberg par les diverses dépèches et inhtmetionfi qui lui ont été envoyées. Il se servira des raisons qui T w»ut conteuut'K pour porter Sou Altessi» Electorale às'einployer f'>rtc*ment dans la cour de l'Empereur pour nous en faire oldcuir une juitte fïatisfaction. en vertu de lu garantie générale qui obligo itma l<^ princes intéressés au traité de procurer la réparation des contraventions qui y sont faites.

Celtô denjande de Leurs Majesli'^s est si juste et fait voir si cljûremeut l'intention qu'KIles ont d'observer de leur eût»; si ueérement la (»Aix, qu'elle pourra servir de prétexte au voyage duliil «ieiir de Vautorte, en suite duquel Son Altesse Électorale [Mïorra renouvuler avec bienséance ses instances auprès de l'FOiupereur pnur ménager que le traité soit aussi exécuté sincèrement 4e êH fuirt.

Et d autant qu'il sera malaisé que la paix subsiste longuement cutrw Leurs MajestéM-t l'Fmpereur parmi les obslncles continuels que les Espagimls y apportent, si on n'y rét^iblit aussi une vi*ri- Uble amitié, ledit sieur Electeur pourra ménager, s'il le juge îi pmpu?t, que Ion envoie d(*« ambassadeurs extraordinaires de part eld'nulre pour se réjmiir de la |mix, lesquels en s'en retournant Uisseront dans les deux cours des résidents pour y traiter les Miraire« lie leurs maîtres, comme on faisoit avant la rupture; si U chose réussit, comme il n'en faut pas douter, étant raisonnable ooQiine elle ej»l et ménagée par une si grande prudence ijue celb* ^lodit nietir Electeur, il aura la gloire d'avoir all'crmi la bonne iateiligvnco de Leurs Majestés et de l'Empereur, qui est si néees*

M. HE VAlTOnTE, Ifiift.

pour la duri^G de la paix et pour le repos de toute la cl

saire lieuté.

En discourant de I rlat présent des aihiires d'Allemagno Jivec ledit sieur Klecteur, et le cousultant sur tout ce qu'il faudroit fuirc't il sera bien à propos de savoir de lui si les prinrcs de l'Empire et principalement les électeurs, ayant été rétablis par Kr dernier traité en leurs anciens droits et prérogatives, n'ont pas droit de conférer, concurremment avec l'Empereur, les^'rands fiefsde l'Empire qui tombent en caducité, ou du moins denipécher que TEmpcreur n*èn dispose sans leurs avis et consentement.

Que s'il ne le peut pas faire (comme il semble que la raison ne lo lui permet pas), il faudroit songer de bounn heure à ce qui arrivera de l'Etal de Milan en cas que le roi d'Espagne vienne à mourir sans enfnnts mîUes*,ct que la ligne de ceux qui sont appelés {Kir les investitures h la possession de cet Etat soit finie par sa mort; les Espagnols ne pourront pas prétendre que les filles y succèdent .n'ayant autrefois employé avec raison contre la France que l'exclusion des lillt^s à la succession d'un fief qu'ils ont soutenu (quoique sans fondement) être masculin de sa nature.

En cas que ledit sieur Electeur tienne à propos de penser à cette affaire, il n'y aura point de mal de lui faire comprendre avec adresse qu'on pourroit convenir sur ce sujet de l^'ls moyens et expédients entre Leui-s Majestés et lui que sa maison y trouveroitde très grands avantages, et de cette sorte il auroit la gloire non seulement de l'avoir accrue pendant sa vie de nouveaux Etals et dignités, mais d'avoir jeté les fondements pour y attirer de nouvelles grandeurs après sa mort.

Leilit sieur de Vautorle pounii même faire entendre que le mariage ci-devant proposé entre le fils aîné de Son Altesse Électorale' et une des lîlles de Savoie' seroit très propre à faciliter tous les desseins qu'on pourroit former de ce côlé-là.

1. Philippe IV, qui mourut en 1665. Son AU et succ«Éseur,Cluu*l«sII, ne naquit qu'en Ifltil.

2. Ferdinnnd-M&rie, n« cti 163(1, qui suceédA à son père le 37 septembre 1651. Il rpousa Honricttc-Ad^laidr de Savoie.

3. Charles-Rmnmnuel II, dm en 1634, était nlors duo de Savoie ; meis le gouvernement ctut exercé on lait par aa raère, Chrittine do France, flœar de Louie XIII et mère des princesaea dont il s'agit ici.

TCEC0CÏATÎ0M8 A SîHVBE AYKC l/KLECTEUR.

If

<)o rroil que Son Altesse Électorale, qui a lémoigné par ses lellm à M. le cardinal d*u^r(k»r celle proposition, sera bleu aise ik t'en BXpUqucr avec ledit sieur de Vantorle qui aura moyen de la dt»»uader adroitement de la pensive qu'elle ]>ourroit avoir de frèïéreT le choix de la cadette à celui de l'atuée, en lui découvrmt confidemment rinlenlion qu'on a dans la cour de Savoie de fftirr le mariage de la radette * avec le Roi à cause qu'il y a plus de eoaformilé enln» l*>s ûges, que si on songeoil à raînc»e qui ne liÎMe pM d'être une belle princesse, bien faite de corps et d'esfiril, dont Tàge a plus de rapport avtn.' celui do M. le prince de Bavière ' qu'avec celui du Roi, et qui. étant considérable pai* sa naissance, le dcviendroit beaucoup davantage si elle pouvoit portera »on mari la qualité de beau-fr<'*rG do Sa Majestt^, s\ on preud la résolution ci-dessus.

LahUI sieur de Vaulorle prendra soin de découvrir bien porliculièremenl les sentiments et inclinations de Soi) Altesse Klecloralesur toutes ce« propositions pour en informer Leurs Majestés par ses dépêches.

Quant A ralliance. lo projet du traité qu'on envoie audit sienr 4r Vautorle tout dressé comme il pourra le présenter à Son Aliema Électorale, lui servira de suffisante instruction sur ce sujet. Oo M promet de sa dextérité qu'il ménagera ce qui lui est commis m sorte que tout soit résolu à l'avantage de Leurs Majestés et |Miur le bien do leurH.Tvice.

Il pfjurra faire valoir audit sieur Électeur la voie qu'on a prise de rendre te traité q»i'ou veut faire présentement avec lui dépendant du généraU en lui témoignant que ça est pour lui donner moyen de justifier en tous lii'ux sa résolution quand elle viendroil à Wre sue, pui^qu outre la liberté qui a été confirmée par ledit Imité gi^néral à tous les princes de l'Empire de faire des

r^'déralit)ns. celle-ci ne tend qu'à confirmer et mieux assurer IX ptiblique, et cotte raison servira pour guérir le scrupule ^ttO qurlque*i*uns de ses ministres ont eu ri-devant quand on a mié du mot d'alliance ou de confédération, et qu'ils ont voulu Uîre croire que ces termes no sont pas favorablement reçus on

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