MAUVAIS VOULOIR DE L'ESPAGNE
en coûtoroit à l'Espagne qui Tempèche de donner les mains à larcomniodemenl ; Elle est aussi persuadée que la considération du roi de Portugal n'arrête pas non plus tes Espa^ols, puisqu'il eî>l constAnt et notoire à tout le monde qu'auparavant la résolution a été prise k Madrid de lu reconnoîlre et de traiter la paix ave<^ lui de roi à roi, et qu'ils lui ont envoyé olTrir jusque dans Lisbonne môme pur l'ambassadeur d'Angleterre qui est audit Madrid, et qu'ainsi ils ne doivent pas s'éloigner de faire pour rétablir et pour assurer la paix de l'Europe une chose iV quoi ils se sont dt^jJL résolus pour leur intériH particulier. Le Roi voit aussi que, quoiqu'il importe fort aux Tiispagnols que l'on ait suspendu (tendanl Thiver do pari et d'autre les entreprises sur les places fortes, comme Sa Majesté Tavoil offert jusqu'à la fin du mois de mars prochain pour donner plus de tien à la négociation, ils ont mieux aimé néiuimoins laisser leur pavs dans le périt où il est et courir risque qu'il mésarrive de quelqu'une de leurs places mêmes avant la campagne que de faire aucune des démarches que l'on pûuvoil leur demander pour Tacbeminement de la paix.
Ainsi Sa Majesté a li<Mi de rroire que le dessein formé avec loqael le conseil d'Espagne se porte à la guerre ^'ient de Tespérance qu'ils ont de pouvoir faire une affaire générale de la leur particulière et de pouvoir par leurs cabales porter quelques princes dti l'Empire à soutenir par les armes leur mauvaise cause. Les efforts qu'ils font pour cela doivent être également odieux à Sn Majesté et aux princes de TEmpire qui s'intéressent pour le bien et pour la tranquillité do leur paix, et le Roi sassure qu'il trouvera M. l'Elecleur de Bavière disposé à prendre avec Sa Majesté les mesures et tes précautions nécessaires pour empêcher que la cabale d'Espagne ne vienne k bout de faire rompre les traités de iWestphalie. Sa Majesté s'assure aussi que M. l'Électeur de Batvi^re connois«iant comme il fait combien il y va de l'intérêt de l'Empire que ces traités-là subsistent, Son Altesse Électorale les maintiendra en toutes choses et qu'elle emploiera ses offices le plus efficacement (qu'elle le pourra auprès des autres princes de l'empire pour empêcher que l'on y contrevienne.
Le Hoi invite aussi M. TEiecteur de Bavière à faire subsister IWeaiLlée de Cologne et à ne pas souflVir que l'on renvoie à la
M. DE r.RAVKL, ift68.
diète les aflaires qui s'y traitent ; il observera sans doute (aoiïenieut que les émissaires d'Espagne ne font cetk* proposîtioit là que parce quHs voient que l'assembli^e de Cologne n'est composée 'juc^ des princes les plus considérables de rRmpîre et qui auroicnt le plus à souffrir si la guerre s'y élevoil. et qu'ils nout pas lieu d'espùrer que des princes de celte considêralion« exwolement instruits comme ils le sont des sincères intentions du Roi pour la paix et de l'aversion que le conseil d'Espagne en a, se ItiisKonl aller à suivre aveugli^monlles mouvements de cette courlà qui ne cherche qu'à susciter la guerre partout et à charger, s'ils pouvoient, les princes de l'Empire qui les voudront croire du mi^mo pi^ril dans lequel ils se mett«*nt par leur mauvaise conduite. Les Espagnols connoissent que les affaires seront fort examinées dans une assemblée autant éclairée que celle ili* Cologne et que Ton n'y prendni de résolutions que celles qui conviendront au bien et au repos de TEmpire, et c'est pour ces raisons principalement qu'ils voudroient que les aflaires qui s'y traitent fussent ren\'oyées à Riitisbonne ; ils voient qu'à la diète plusieurs Etats agissent ou par une dépendance aveugle ou pur des intérêts particuliers ou parce qu'ils n'ont pas beaucoup à perdre en toute celte affaire comme en étant plus éloignés par la situation do leurs Etats, et ils croient qu'ils auront plus de fneilité à faire naître \ii division qu'ils souhaitent dans une assembléti comme celle-lk que dans une auln? composée d'un moindre nombre de princes, lesquels ont tous d ailleurs grand intérêt -an repos de l'Empire et qui ne prendront pas de résolution qui ne tende à la commune utilité.
Le Roi croit aussi que M. l'Electeur de Bavière pénètre facilement quelle est l'intention du cardinal do Thun dans la conclusion qu'il voudroit portur le follég(» électoral h prendre comme a fait celui des princes, et que ce prélat suivant les ordres qu'il en a du conseil d'Espagne tâche par toutes voies possibles à porter les princes de l'Empire à prendre les armes contre la France et à envoyer des troupes aux Pays-Bas, ce qui ne se peut sans la violation et la totale destruction des traités de Westphalie.
Sou Altesse Electorale voit assez fjue si quelques princes contreveuoient aux traités par une infraction si manifeste, le Roi
PROJKT DK THAITÉ D'ALLIANCE.
aeroil obltgi^ de s'y oppu&vr et d'envoyer en Allemagne un corps de Uoupee assez consul*^rahUî pour nrrèler celles dos prince» qui M Mroient déclarés contre Sa Mttjcstc, et qu ainsi les Étais où les (orctis dt* Sa Majesté rencoutreroient les ennemis ou ceux vers IflsqoeU ils seroient pcut-tïtre obligés de se retirer deviendroient tnfaiUtblenienl le sii^gc de la g;uerre, et qu elle pourroit avoir des 9ui(o9 encore plus fâcheuses que celles-là, comme Son Altesse Klccli:)rftK' le peut hascz jugi>r. Toutes ces raisons persuadent Sa Majesté que M. l'KIecteur de Bavière concourra avec Elle le plus efTicacement qu il le pourra à maintenir la paix de TEmpire et à HP 8«rvir pour cela des moyens qui seront jugés les plus convenables et dont le sieur fiaillet a ordre de conférer et de traiter avec Son Altesse Électorale.
^V msraL'cnoN PARTicuLiàHe Ati sisca caillbt s'en allant
^^^^ A muwichV
^^^^^■•Roî jugennt qu il est important au maintien de la paix et ^^^fPlv bonne intL'Iligencc qu'il y u entre la France et l'Empire ^^m^lpuia le traité de Munster et qu'il est aussi avantageux au bien i» M« affaires et de celles de M. l'Électeur de Bavière qu'il se fasse <nilre Sa Majesté et Son Altesse Electorale une union et une alliance plus particulière qu elle n a été jusqn'/i présent afin qu'il» puissent soppusor plus efficacement l'un et l'autre aux efforts que rEmpercur' et les autres princes qui sont dans les imlérèU de la maison d'Autriche pourroient faire pour troubler Ia poix d'Allemagne, et pour contraindre les princes de l'Empire à entrer dans leur -société et se déclarer en faveur do l'Espagne
rrftjA.-rui: -li-t /iarir/r, l. IV.
1 L^jp-M 1'», qm ifail tar.cMe 4 toa p*re, l'^nipvretir Fenlînmnil Ul. •a IW8, 4fri BiHinil «a niU.
M. DE GHAVEL, {668.
dans la guerre qu'elle a à présent en Flandre contre le Roi, Sa Majesté juge qu'il est bon pour ses intérêts et pour ceux de M. rÉlecteur de BavitVrc, et pour s'assurer contre les ciïoris et les entreprises que leurs ennemis communs pourroient tenter, de convenir entre eux à peu près des choses qui s'ensuivront; donc le sieur CuîlleV tàcliera de former un truite, de le signer ou avec ledit prince électoral ou avec ceux de ses ministres qu'il auroit munis d'un pouvoir pareil à celui que Sa Majesté lui a donné.
Que M. rÉlecteur de Bavière permettra de maintenir l'assemblée de Cologne et de porter au tant qui I le pourra les autres princes sur qui il a du crédit à la maintenir aussi et à empêcher que les affaires qui s'y traitent ne se renvoient à la diète.
Son Altesse Électorale promettra aussi pur ledit truite en la meilleure forme qu^il sera possible de maintenir le traité de Munster et de ne point consentir que les États de TËmpire se mêlent de la guerre qui se fait en Flandre autrement que par les offices qu'ils peuvent faire auprès des deux couronnes pour les porter à la paix à laquelle Sa Majesté sera toujours fort disposée.
En cas que TEmpereur ou quelque autre prince de l'Empire veuille contrevenir au traité de Munster et envoyer des troupes directement en Flandre au secours des Espagnols ou qu'ils veuillent attaquer les places que le Roi a en Alsace ou quoique autre de France pour faire diversion, M. TÉlecteur de Bavière ne laissera passer aucune de ces troupes-là sur ses États soit en payant ou autrement, et si l'Empereur ou quelque uulre prince veut y faire passer ses troupes ik main armée, M. rÉlecteur s'y opposera avec celles qu'il a sur pied; et pour mettre Son Altesse Électorale en état de défendre l'entrée de ses États aux troupes ennemies qui y voudroient passer ou s'y établir, le Roi enverra un corps de troupes jusqu'à dix mille hommes si M. l'Électeur de Bavière croit en avoir besoin d'autant ou moins à son choix, pour se joindre à celles de Son Altesse Électorale et s'opposer avec elles aux entreprises que les ennemis pourroient faire sur les États de M. le duc de Bavière, et cela suivant les ordres de Son Alle^rso Électorale à qui le général qui commandera les troupes du Roi aura charge d'obéir tant qn elles seront dans ses Ltats.
Il sera fourni par M. l'Électeur de Bavière des vivres, four-
Ce fut seulement le 17 février 1670 que TËlecteur de Bavière se résolut i signer Talliance que lui proposait la France : c*était une alliance défensive ; pour le cas où un conflit quelconque s'élèverait entre les deux parties contractantes, il était stipulé que Ton recour- Tait,non h la guerre, mais à larbitrage de princes amis ; TÉlecteur 8'engageait à ne point donner son adhésion à la triple alliance; Ptt contre, la France lui promettait son appui dans toutes les asseml)lées de TËmpire. En prévision d'un partage éventuel de la succesfflon d'Espagne, la France assurait à l'Électeur quelque cession de territoire, à condition que, pour le cas où Louis XIV ne s'entendrait pas avec l'Empereur, la Bavière userait de tous les moyens en son pouvoir pour empêcher l'Empire de soutenir ce dernier. Le traité devait durer dix ans, moyennant un subside annuel servi par la France elone promesse de mariage entre le Dauphin et la princesse électorale. Si l'Empereur venait à mourir, les contractants devraient se conttrter.
La véritable signification du traité était dans cette dernière clause, Çtt ne tendait à rien moins qu'à préparer l'élection de Louis XiV à l'empire, comime le montre cet article séparé et secret :
« Dana ce présent article séparé et secret qui aura la même autbcn- ^té que le traité susdit, il a été convenu de part et d'autre que relativement i la question de la future élection du roi des Romains, le ^très chrétien et le sérénissime Électeur de Bavière s'entendront pour prévenir de nouvelles dissensions et de nouveaux troubles dans l^pire et pour empêcher d'un commun accord que l'on fasse l'élecwMi du roi des Romains du vivant de l'Empereur, à moins que des
UCCBL DES LNSTBUCT. OIPLOHAT. Vil. -^ 3
LE DUC DE ViTRY, 1072.
causes graves ne fussent prendre une autre résolulir>u û. Tune ou Taulre dos parties contractantes, auquel cas le Hoi et rciecl«ur se préviendraient nuUuellemeut de la façon la plus loyale.
» Mais rKmpirc devenant vacant par la mort de l'Kmpereur, chacun dos fontractaals s'edorcera de disposer le collè-'e électoral A nommer empereur Sa Majesté très chrétienne, el Sa Sérénité Électorale, roi des Humains, à moins qu'ils ne voient que certainement tous leurs efTorts serment inutiles, alors ils se concerteraient de nouveau loyalement sur ce qu'il conviendra de faire. »
Une conventi(m additionnelle du i^l mars ltj70 stipula dfuis le plus grand détail les sommes qui seraient versées à TKlecteur en reconnaissance de ses services, aussittM l'Empereur mort, sous prétexte de l'aider A revendiquer divorsos possessions de la maison d'Autriche, « M. rÉlecteur de Havière s*obli;ïeant de sa part de porter le colli^ge électoral à élire le Roi pour empereur, quand même il l'aurait élu lui-même et de se contenter de la qualité de roi des Romains »>.
L'empereiu- Léopold n'élanl pas mori, ces arran^emenls demeurèrent sans objet; mais Lienlùt la politique française se tournant d'un autre c6lé, il y eut lieu do demander à l'Électeur un autre genre de services.
Louis XIV n'avait pas pardonné îi la Hollande d'avoir pris l'iuIUative d'une médiation pour arrélrr ses conquêtes dans la guerre de dévolution. Bien que la jïaix d'Aix-la-Chapelle, signée \v I5avril l<»*»8, lui eût assuré toutes les places des Flandies qu'il convoitait, il regretlait la Franche-Comté, qu'il avait dû restituer à l'Kspagne; pour se venger de cette déception, il envahit les Provinces-Uuies au priutemjis de ltu'2. U avait eu soin au préalable de détacher de la Hollande l'Angleterre et la Suède avec lesquelles il avait contracté alliance : Talliauce était offensive avec la cour de Londres ( 10 décembre 1670 et 12 février I67i), défensive avec celle de Stockholm (H avril 1679) et seulement pour le cas où un prince de rKmpire attaquerait l'un des deux rois ou soutiendrait les Hollandais. Louis XIV s'était aussi assuré l'nppui de l'i-leeteur de Cologne ("J janvier 1H72), des évéques d'Osnabrtick el de Munster (:i3 octobre l(i71 et 3 avril lti72j, et était sur le point d'obtenir celui du duc de Bruuswick-Lunebourg, qui lut fut accordé le II) décembre lt»72.
La Hollande, de son côté, avait pris ses précautions. Prolltaiit de l'émotion que causa on Europe Toccupation de la l^rrdne par un« armée française en l(i70, occupation par laquelle Louis XIV voulait punir le duc Charles IV d'avoir cherché à contracter alliance avec les Provinces-Unies contre la France, le gouvernement hollandais signa le 17 décembre HJ71 une alUance défensive avec l'Espagne, et eut de l'élecleur de Brandebourg, le ï!tj avril 1675, la promesse d'un secours de SOOOOhommes, pour le cas oùla République serait atlar|uée.
CAMPAGiNË DE 1072.
ie]i|Qes semaines do campagne, les Français s^emparnrenl ^des places du diu-hc du Cl^vos nO l^s Hollandais tenaient garnison; |Il0occapèrent les provinces d*» liueidre, d'Ulrecht, d'Over-Yssel, et ils allaient nltoindro Amsterdam, lorsqu'ils furent arrêtés par l'inonpays. Dans sa dùlrease, la Hollande n'avait obtenu que le dfl IVleclcur i\u Brandebourg; ci» prince n'avait pas soulei^nt «x^cutû les ohligïilions qui lui incombaient en vertu du traité Idu SU avril, il nvnit convauicu la cour de Yieunu de rimmineiice du léril qni menaçait l'Kinpire : douze mille honmies th} troupes autri- [cJjûetuie^, iouà les ordres do M<»ntucuculU, marchèrent avec rarmée ]'" V ! ; olles :*'arrt'*tôrent, il fsl vrai, sur les bords du Ithiu, irrlu- avait donné l'Oveil à Louis XIV; le roi do France en [proliU pour pousser la Davière à s'armer, et amener plusieurs princes 1' - - :\ contracter une lij:uc dn défense contre les attaques le l'Empereur ou du Itrandelxmr;;. Ce fui l'objol de l'ins- |trtictioii donnait le 30 octobre Ifi72 au duc de Vilry, le marquis de Pumpoonci éloul ministre des aifaires étrangères.
l.NSTHUirnoS UONNÉE A M. Ut DLL DE VITRV ' 30 ÛCTOIIHE 1072 *.
Le Roi lie iM^uhaitoit rien davantage que la paix de TEmpirc et le repos de tous les princes ses alliés. Sa Majesté n'a pu voir qn'avvc beaucoup de déplaisir les drsordres qu on y a excités depuis |Hru et les périlleuses suites qu*iis peuvent avoir, d'autant plui (|u'il n'y a point de soins qu'KlIe n'ait apportés pour les prévenir; luaia parce qu'ils n'ont pas eu uu succès {iroportionné aux IkonncA et »inc^res intentions de Sa Mnjest*^, Elle juge qu'il est absolument néccscmiro de chercher las moyens d y remédier et
I. rnA{<oi»>UAri* ii« lHoifûtal, duc d« Vicrj, né v«r« 1620, iii«Ur« dv CAmpdti Il d» I* Kaiut. *atr* dan» U dipIoutAlio ftpr^a U Krond«; il fut pton UkI Ifàhtipmantiêin au coa^» d« Niatgue, H mourtti *n I67fl, 1 Cvrrrrpomicnce Baviérr, i, V.
d eiupt^cher qu'ils ne s'augnienteiiL Celui qui lui paroît le meilleur et le plus sur duns la coujoncture présente, est de travailler à une étroite union entre tous les princes bien intentionnés pour la sûreté publique dans l'Huipire, et pour le maintien des Irailés de Westphalie. Sa Majesté ayant jugé à propos de faire connoître son gentiment sur ce sujet dans tout TEmpire^ et de prendre de nouvelles liaisons avec les princes ses alliés en Allemagne, n'en a point trouve qu'ElIc considère davantage que M, rÉlecteur de Bavière ', tant par son rang et par sa naissance que par l'étroite union d'amitié, dans laquelle il est avec Sa Majesté, et c'est aussi pour le distinguer entre les autres princes de l'Empire qu'Elle a voulu lui envoyer le duc de Vitry dans un temps où Elit* a fuit savoir ses mêmes intentions ailleurs par des personnes de qualité de son royaume qui n*y tiennent pas le môme rang que lui; mais devant que d'entrer dans le choix des remèdes qu'on peut apporter au mal présent, et îi de beaucoup plus grands qui pourroient les suivre, le Roi veut que ledit duc de Vitry informe Son Altesse Électorale de tout ce qu'Elle a bien voulu faire pour rerapèchcr.
Sa Majesté n'eut pas plutôt formé le dessein de repousser par les armes les injures qu'Elle avoit reçues des Etats, qu'Elle prit soin de coniinunîi]uer sa pensée aux princes d'Allemagne qui en étoient les plus voisins, et qui par eux-mêmes avoient plus de sujet de se plaindre de cette république. M. l'électeur de Brandebourg * fut un des premiers à qui Elle son déclara, el qu'Elle eut sujet de croire devoir embrasser d'autant plus volontiers cette occasion qu'Elle pouvoit le faire rentrer dans la libre jouissauce de son duché de Clèves, qui lui ctoit empêchée par les places que les Etats y occupoient; pour s'assurer davantage de ses sentiments, et pour lui donner une plus grande preuve des dispositions do Sa Majesté à son égiird, Elle lui dépêcha le comte de Saint-Géran * sur la lin de Tannée dernière, Elle lui (il demander par lui lequel des deux partis il voudroit prendre,