OuîUaumo-Louis, qui rëgna de I67( & 1G
ATTlTUnK DE LA SUÈUK.
(rnvei^^ TEmpireavec ses arniMCS pour marcher conlpo la France, h ff|ull u iii(>nie fuit passer ses troupen par le haut Palatinat, allumé une guprn' dans l'Kmpire (]iii en a (h-ji^ (h*s(vh< une grandi* partie ; quilavioU- ouvertement les traités de Weslphulie en donnant secours aux ennemis de la France et (pie par toutes c«i raiiMïns de juslico et d'auiilié p*»nr Sa Majesté ledit sieur «rtpur est oldip? dVxucuter les paroles qu'il a données. Il ne faut j:u»Te s'attendre ijue, hien quiî l'on convienne de loulc!^ CCS obligations i^ la cour de Bavirn*, l'on s'y mette en état coramencer ta pierre: au milieu de toutes les bonnes intentions que Ton en feroit paroilre, l'on y opposera toujours l'impobiianru de so d»^clarpr seul» et de s'attîrt^r sans défense toutes forces de l'Kmpfn'ur. Ce (jue Ton peut s« promettre prêsente- I do ce prince, est iju'il demeure ferme à ne point suîvtb le parti iK* rEm|»cn'nr, à ne point donner son consentement à tout ce qui se résout par son autorité dans la dièle de Uatisboime, et k oacrorder auctme assistance, quartiers ni passages dans ses ËtaU aux anuik's ctmfédérées. Ce no peut être que lorsque la ^Bi/^de seroit entrée cITectivemcnt en guerre, que Ton pourroit ^BujT^r de lui de former une ligue avec elle, et d*agîr dans la ^Btud* Alk'inapii^ lorsqu'elle uj^'iroit dans la basse. C'est ce que ^HL riClecU'ur do HaviiTc a toujours fait c-outioltre au sieur duc de ^Titry qu'il lui éloil nécessaire avant que de pouvoir prendre le parti de Taction. Il a témoigné pour cela un faraud désir de faire na«' filliance étroite avec cette couronne. Il en avoit fait faire r<iu\rrture par ^on ministre à Colo^^ne aux amliassadeurs de Soède, et il assure qu*il i^t dans ce dessiMii.
Ilavoilencoreenvisofrc une jonction avec M. le duc de Hanovre, dleMcnrdwc de Vitry n*a point cessé df fuir»» savoir au sieur lUnitupiin, envoyé de Sa MaJL*s1é à Hanovre, la disposition qu il isitit il nne union entre ces princes.
Ju*qulci la Suède n*a point engng<* autant qu*elle auroit pu crUtf liaiMin avec la Bavière, bien qu^t^i la réquisition clu sieur i&iripti<i di» Feuquiôreft ', elle ait témoigné depuis peu qu'elle s'y *IMt appliquer incessamment.
i* AalMaMlror d* Prwie» aa Su^c. iVotr «on iiiUnicUoii itun* U voluni*»
^*iP. fvU. A. OurVKOT, p. ISS.*
"TCTUL ft» «una'CT. OWLOUAT. vu. — \
M. OF \.\ HAYE-VANTELKT. 1875.
Pour M. le dtic do Hanovre, comme il a toujours fuit dépendre son urtion de celle de la Suède, il n a pas pressé une liaison avec un prince dont il faiâoit voir les Etats si éloign«^s des siens, jusqu*à ce (ju'il connût quels soroicnt les sentiments de cette couronne.
Ainsi pour former \ine ligue de ces trois alliés de Sa Majf*sté en Allemagne, il a dépendu jusqu'à celle heure de la n^solutton de la Suède, et autant en Ruvière qu'à Hanovre l'on a voulu se régler sur ses mouvements.
Le sieur duc de Vilry s'éloit préN'alu avantageusement des assurances que le roi de Suède avoit fait donner non seulement par écrit au sieur marquis de Feuqui^^res à Stockholm, mais encore de vive voix par son ambassadeur à Sa iMajesté pour faire connottre à M. rhlecteur de Bavière que l'armée de Suède qui est en Poméranie alloil entrer incessamment dans les htats de Brandebourg.
Le sieur de la Haye trouvera peut-ôtre quelque diminution aux bons effets que l'espérance d'une prompte action de la Suëde avoit produits depuis que Ton aura appris en Bavière que cette première résolution d'attaquer rélecieur de Brandebourg a été sursise, et que Tarmée que commande le connétable Vrangel ' attend dans ses quartiers en Poméranie, quel sera le succès de rambussade que le roi de Suède envoie à Copenhague.
Comme ce changement pourroit causer quelque refroidissement à Munich, le sieur de la Uaye y assurera toujours que ce retardement do l'action de la Suède et le besoin de connoUrelcs intentions <ln Danemark ne changent point les premiers desseins delà Suède, que Sa Majesté est toujours assurée que cette couronne prendra les armes en sa faveur, et fortifiera en cette sorte M. l'Electeur do Bavière dans le dessein où il doit être de prendre les armes contre l'Empereur et ses alliés lorsqu*elle se sera déclarée.
Mais en attendant que le sieur de la Uaye puisse le presser
I. NM en 16t3, Charles-Ouatave Wrangol conquit aes grades dans la giiorrede Trente ans; en IGiS. il succéda à Torstencou clans le conunandement en ch«f de l'armée suédoise; amiral et maréchal du royaume, il Ht les £&mpiigne« de Pologne (I65fi). de Danemark (16'J7), de Bt*audet>ourp (I675\ où il fut baUn en juin, à Havelherg et à FehrheUîo; il mourut en 1076.
CARACTÈRE DE l/ÉLECTEUH,
la gupire, apnXs que la Sii^di» TaurHit coinmoncoe, il travaillera à afTermirce prince dans les sentiments d'affection qu'il tf^moî^t^ pour Sa Majesté et dans lesent^agcnients de son truite ui l'oblige, eounne il a été dit ei-dessus, h s'opposer aux enirepi»es de l'Empereur, soit dans les diètes, soit dans les passages rit quartiers qu'il voudroit prendre dans ses États. Toujours il rtjnlinuera à le faire reg:ardor comme armi^ pour les intér/^ls de [6rt MiiJ«*-«lé, et pr*>t A se déclarer pour Elle à la premi»*re occasion qui s'en prési*nlera favorable.
Sartnul, comme rexpérience a fait voir que ce prince étoit septible de crainte et d'abattement, ou lorsqu'il voyoît les .Je l'Empereur proche de ses ttuls ou lorsqu'il vn croyoil le Sa Maji*sté éloignées^ <|ne mt^me il tleniandoit imijoiirs c«A occasions des assurances précises qu'un corps des troupes Ma Sa Majesti^' puisse s'avancer à son secours, le sieur de la Haye [jv« fera jK)iut diffirulté do l'assurer dans de semblables rencontre*», que les armées de Sa Majesté qui seront sur le Rhin •nront ordre do marcher pour le secourir selon qu'il sera nécesmm pour la défense do ses Etats.
Le sieur de lu Haye sera aussi informé que le sieur de Reich- Vet^, irrand maître <le la cour de Bavière, a part atix alTaires et à b conltNnce de son niattre, mais outre qu'elle est moindre que tvUedu nce*chajicelier, il est fort dépendant de Madame TLlec- ^tricc. Par là, il trouvera encore plus do facilité à le ménager, mais l'y engager <lnvnnUge. il lui témoignera que Sa Majesté a ax'ec plaisir qu'il a toujours appuyé le parti de ralliance la France, et l'assuii'ra du gré qu'Klle lui en sait.
U9 mars 1675, la Ba\-iére et le Hanovre, sur les instigations de XIV, avaient fait alliance avec la Suède, mais Tinsuccès des sm'doises. dans relie campagne, les dt^termiiiaàne point faire tunnar Leurs Iroiiptïs. Tous le* efTitrls de la France pour entraîner la ^vièredans la jfu»-rre demeurèrent vains; le cardinal d'Estréen, qui P^wa k Hunii'h à la lin de l»î77, no fut pas plus heureux sur ce poinl t^M. dp Ui Haye-Vanleict. La paix de Nimi-pue survint h temps, en 'W*, pour donner à l'Europe quelque temps de répit.
Nais Louis XIV prit aussitôt ses mesures en vue des coniplira- ÏMtt à v«?nâr. A peino rÈlectenr Ferdinand-Marie fut-il mort (56 mai l*7Pi, il VMulut s'assurer que son successeur ex*?cuterait les diverses ■•bti^tionâ slipuiOcs dans lo traité de 1070 : le mariage du Dauphin ixtt U prineesne dp Bavière, mariage dont Louis XIV pensait conler les effets politiques en unissant du m^-me coup le nouvel l'iec- A Mademoiselle. — puis la clause par laquelle Fordinand-Mam «'Mail engagé h procurer, le eus ik'h^ant, l'élrclion du Roi de France de la Hayi'-Vanlelet n'était point au courant de ces ; un eovoy** spécial fui expédié îi Munich pour les reprenin H conclure un nouveau traiti^. Ou choisit pour rrlte mission un de premier rang, et l'on rtîdigca avec un soin extrême les ma qui lui furent tlonnêes, parce que l'on avait tout lieu de wolr» qui» le rvgenl de Uavit'nî. pendant la minorité de IVMi^cleur Maxinânm IL vouluil m> soustraire aux obligations contractées en l*Mi» •l*e r«|»pr<K'hcr de rAutriche.
Amauld d«^ Pomponne était encore ministre.
LK PRÉSIDENT COl.BERT. 1079.
MÉKOIRE POUR SERVIR D'iXSTnUCTION AU SIEUR COUtKRT^ COICSEILLER DU HOl EN TOUS &EA CONSEILS KT VlK^SlliUST KN SA COUR DE PAR- LOfENT, ALLANT EN ^JUALITÈ o'eNVOYÉ EXTR \ORDINAtHE DE SA MA- JESTÉ EN BAVIÈRE. SAINT GERMAIN-EN-LAYE, 18 ÛCTOBRC 1679 '.
Comme rien nest aujourdTiui si iniportaul au Roi, à TEtat, et l'on peut dire à la chrétienté que de donner bientôt des successeurs à Sa Majesté par le mariage de M^le Dauphin ^ qui puissent d autant plus soutenir et perpiHuer ce haut ^M^int de grandeur et de puissance auquel Sa Majesté a porté sa propre gloire et celle de la France, qu'ils pourront dans le long cours d'années que Dieu réserve à Sa Majesté se tenir ainsi que Monseigneur le Dauphin soiîs ses yeux, s'instruire par ses exemples, se former sous sa conduite, rimiter dans l'art de r<'*giuM% soit dans la paix, soit dans la guerre, et faire un jour comme Elle le bonheur de ses peuples, l'admiration et la félicité de TEurope, Sa Majesté a résolu d'exécuter présentement la pensée qu'Elle a prise il y a longtemps de le marier avec Mudame la princesse de Bavière ^ Et parce que pour traiter une affaire si grande et si considérable qui doit faire non seulement la saiisfnctiou de Sa Majesté, mais qui peut être suivie de conséquences avantageuses au bien de TEtat, Elle a besoin d'une personuo en qui Elle prenne une confiance entière ut qui ait toute rhahileté et t'expérienre capable de la négocier et de la conclure. Elle a jeté les yeux sur le sieur Colberl, conseiller eu tous ses conseils et président en son parlement, dont Elle a tant de fois éprouvé la fidélité et la suffisance dans les emplois et
1. Cbai'lea-Colbert, rojiiquii de Croisiy, tVère du grand Colbert, ué en 1629, mort en 1696, premier président du parlement do Metz; il avait été ambassadeur à Vienne et â Londres, pli^nipotentiaire à Aix-la-Chapelle et à Niraégue, et succéda H Pomponne comme ministre des aCTaires étrangères en novembre [019.