PAIX DE WESTPHALIE
conserva avec ses autres conquêtes la dignité électorale. En guiso de compensation, on créa un huitif^me électorat en faveur du Palatin, et Ton décida que Tune des deux voix électorales s'éteindrait dans le cns où l'une des deux lignes succéderait à l'autre. Il fallut plus d'un siècle pour que cette dernière clause des traités de Westphalie reçût son exécution. Les rivalités continuèrent cependant aussi vives que jadis, au moins jusqu'à la mort de Louis XIV, faisant la partie belle à ceux qui recherchaient des alliés en Allemagne.
La Bavière n'avait pas eu à se louer outre mesure do son dévouement à r Autriche durant la guerre do Trente ans. La paix de Westphalie la laissait fort mal satisfaite de la médiocrité de SCS bénéfices. Pendant une première période, qui dura jusqu'en 1679, elle se rapproi-ha insensiblement d'ahord, puis résolument de la France, sauf à revenir ensuite à TAutriche vers la fin du siècle. De son côté, le Palatinat s efForça de rentrer en çrAce auprès de la cour de Vienne; il relile.ha peu à peu les liens qui l'unissaient à la France, nu point d'entrer enfin dans la coalition de 1674.
Le rapprochement ne se fît pas sans tâtonnements de la part delà Bavière : deux négociations ébauchées pur la France en 1G49 et en 1G5C pour s'assurer son appui échouèrent assez piteusement. En vain la cour de Versailles se vantuit-oUe d'avoir, dans tes négociations do 1648, résisté aux prétentions du Palatin et soutenu les intérêts bavarois; en vain se plaignait-elle de la non-exécution du traité de paix, en vain faisait-elle valoir les dangers que couraient les princes de l'Empire ; en vain même tnsinnait-elle que Télecteur pourrait s'enrichir dans son alliance, qu'elle le verrait sans déplaisir s*eraparer du Milanais si le roi d'Espagne Philippe IV venait à mourir sans héritier*. La Bavière, encore meurtrie des dernières luttes, retenue par ses traditions