‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 5 sur 256 · I. Voir l'itutruetioa de M. de Vautorte, 16i9, p. A · texte numérisé non relu

I. Voir l'itutruetioa de M. de Vautorte, 16i9, p. A

ÏNTHODUCTION.

et subissant rinflucnce de la mère do l'électeur réguant, Marie- Anne de Hal)sbourg, fille de Tempercur Ferdinand 11, lu Bavière restait sourde à l'appel do la Franco. Les relations entre Versailles et Munich denieurt'^rent froides ot réservées. L'électeur rofusa do poser sa candidature au trône impérial contre Léopold de Habsbourg en 1658, et la France découragée n'entretint même pas d'agent spécial aupH^'s de lui justpi'fm 4668.

A ce moment, la Franco fit un nouvel efl'orl : il s agissait pour elle d'empêcher la Baviore d'adhérer à la triple alliance que venaient do conclure l'Angleterre, la Hollande et la Suède pour le cas où la guerre de dévolution menacerait Tindépendance des ProAinces-Unies. Une circonstance, toute accidentelle à l'époque, favorisa cette négociation ot leva les scrupules do l'électeur Ferdinand-Marie : la France avait alors dos rapports amicaux avec TAutriche^ si amicaux mémo que les deux cabinets négociaient un partage éventuel do la succession d'Espagne. Cette situation permettait à la Bavière d'accueillir les ouvertures de la France sans s'aliéner l'Autriche : rien ne pouvait ôLre plus agréable ii Ferdinand-Marie, que ni son caractère ni ses intérêts ne portaient à aimer les complications.

L'électeur fit bon accueil ;\ l'envoyé du roi de France*. Il se laissa quelque peu prier, il est vrai, sur diverses stipulations du traité qui lui était proposé, et en retarda la signature jusqu'au mois de février 1670. Mais la France n'avait rien perdu pour attendre : le traité auquel il donna finalement son adhésion inaugurait véritablement une ère nouvelle pour la politique française.

A côté de clauses qui sont la monnaie courante de conventions de cotte espèce — alliance défensive, subsides, promesse d'une compensation territoriale si la France partageait jamais avec l'Autriche la succession d'Espagne, engagement de marier le dauphin de France à la princesse de Bavière lorsque tous deux seraient en Age — laconvention du 17 février 1670 renfermait un article secret où il n'était question de rien moins que de faire élire Louis XIV empereur d'Allemagne après la mort de Léopold, en

t. Voir l'instruction préparée pour M. Caillet du Thell ot la miftsion de M. do OnLvel, 1G6S| p. 20.

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