M. DR LA HAYE-VANTELET, J
par le mariage de sa filh* ' avec TEniperour que les mêmes raisons qui doivent empêcher rÉlecleur de songer à T archiduc h esse servent aussi à le d<^tourner d'épouser une princesse de Nenhoiir^i; outre que la fécondité de celte maison remplie de huit princes et de cinq princesses seroit fort û charge à ses Ktûts.
Ledit sieur de la Haye se servira de toutes ces considi'ratioiis tant auprès de rEIecteur, dans les entretiens qu'il pourra avoir avec ce prince ou dans les audiences particulières qu'il lui demandera, qu'envers le chancclieretlechanihellan^ets'il croit que cette courpuisse Hra tentée par l'espérance dont le mariage de Farcliiduchcsse lapoiirroit flatter d'un plus grand droit pour lamaîson de Bavière à la succession de celle d'Aul riche en Allemagne, il peut facilement les en désahuscr : premièrement, en leur faisant voir que rimpératrice, ayant déjà deux enfants qui se portent bien, en aura selon toutes les apparences un assez grand nombre pour donner aux archiducs d'Autriche une longue suite do descendants;
Et secondement, que TKIecteur de Bavière épousant une princesse si mal composée pourroit bien, dans Tespérance mal fondée du défaut d1n»ira mAk^s du cAlé dt^ rKiupennir, perdre lui-même celle d'en avoir ;
Et en troisième lieu, que quand môme Dieu régleroit la continuation d'une lignée et la lin de l'autre selon les souhaits dudil Électeur, le nouveau droit qifil ac(juorroit n'étant soutenu que de ses propres forces ut trouvant» tant de la part du duc de Neubourg et de celle! du duc de Lorraine que de tous les Etats voisins de la Bavière sur lesquels 1 Électeur ade justes prétentions, autant d'opposition qu'il est à présumer de l'intérêt qu'ils ont à empêcher qu'il ne devienne plus jiuissant, d'ailleurs les ministres impériaux étant fort contraires à son agrandissement, il ne pourra jamais tant profiter do co nouveau droit qu'il tireroit d avantage des anciennes prétentions des ducs de Bavière sur les Étals qui sont à présent possédés par la maison d'Autriche, et des droits que le mariage de Marie-Anne, iîlle de Ferdinand II avec Maximilien, électeur de Bavière', lui a aussi apportés, si ses prétentions et droits sont appuyés par Sa Majesté.