I.XTÈHf.TS OPPOSÉS DE L'AUTlilCIIK V.T DE I.A BAVFÈRE. H'À
seroit le fiaîsible possesseur; mais qu'il ne doit pas csptSrer
|ue jnmiiiH la nuiisoii d'Autriche coiitril»iie h Ten rendre maître ;
lau contraire l'Kmpereur n'omettra rien pour les maintenir
VMM i)ii i-llfs sont, fnnl parce qu'il y trouve son propre avan-
'.ijue par rinlér(H(|u'ii a il'emptVclierque rKledvurde Bavière
eu acquière do nouveaux. C'est sur ce sujet qu on peut adroi-
»meal iii»iuuer h ce prince qu'il n'y a que là seule nllianco et
'«niitié du Roi qui soit rii[ial>1e de le fairr réussir dans ce dessein
dAn^ tous ceux qu'il peut former pour se remettre en posses-
)n do ce que lu maison d'Autriche a fait perdre à ses ancêtres.
qu'il n'y a que Sa Maj(»sti^ qui souhaite sinc*'»rement l'agrandis-
noot de lu maison de Bavière, et qui soit assez puissante pour
procurer.
\jes mt^mes raisons qui viennent d'ôtre dites sur cette seconde
ée doivent aussi sernr pour la Iroihième, et sans môme rien
jr sur ce sujet, rKlecteur doit être assez persuadé que ce ne
pas la maison d'Autriche qui contrihucra îi le faire empereur.
L<>dil sieur marquis île Villars se servira de toutes ces con-
»issances pour disposer ledit Électeur pendant le peu de se-
ir qu'il fera auprès do ce prince à faire les réflexions n«5ces-
5ur lesuvaulngt'squ'il peut retirer d'une bonne intelligence
[ajcsté et le peu de fondeiiieut (|u'il iloit fiiire sur les
de la maison d'Autriche qu'il trouvera toujours con-
à tout ce qu*il désire. Mais sur toutes choses ledit sieur de
Tllars observera do ne point entrer dans celle malière ni dans
ne négociation avec ledit l:Ilectcur ou les ministres à moins
le ce prince ne lui en donne occasions ptir des assurances du
i^ir qu'il auroit d'acquérir l'estime et l'allection de Sa Majesl<^.
L«fdil inarqui» de Villars fera le voyage de Muinnh à son re-
fiirdc Vienne sous le seul prétexte de voir une des plus belles uni d'AlleinAgno sans se détourner de son chemin, et il siMlrm im«ait4î rendre compte à Sa Majesté de lu manière dont H sera acquitté de ses ordres.
Le marquis de Villarn arriva ti Munich en avril et espérant tou- Joun rameunr l'Électear k la France, Il suivit ce prince dans La cam-
pïigne qu'il lit en Hongrie contre les Turcs pour la défense de YEmpereur. L'occasion parut bientôt favorable pour exciter la jalousie de Maxiniilicn contre l'Empereur, qui voulait déjà assurer la succession de la couronne impériale h son fils ; de là, la nouvelle instruction envoyée à Villars.
MÉMOIRE DU ROI POUR SERVIR DE NOUVELLE INSTRUCTION AU SIECR DE VILLARS ÉTANT POUR LE SERVICE DE SA MAJESTÉ PRÈS M. l'ÉLE<>- TEUR DE BAVIÈRE. — FONTAINEBLEAU, 5 NOVEMBRE 1687*.
Les diligences que la cour de Vienne a faites et qu'elle continue de faire aux éicctcurs du Rhin par la voie de celui d'Heidelbergpour les disposer à se rendre à Ratisbozme et y conférer tous ensemble îivec l'Empereur, qui s'y doit trouver aussi, touchant les ufTaires présentes de l'Empire, ne laissent pas lieu de douter que le dessein de cette cour ne soit de profiter de la conjoncture des favorables succès qu'il a plu à Dieu donner aux armes de l'Empereur, secondées par les principales forces de l'Empire, pour porter les électeurs à élire l'archiduc' pour roi des Romains, et obtenir en môme temps de tous les Etats de TEmpîre un armement général que les ministres impériaux poursuivent depuis si longtemps et qui leur peut faciliter les moyens de rendre l'empire héréditaire dans la maison d'Autriche ainsi qu'ils ont fait du royaume de Bohême et qu'ils sont sur le point de faire aussi de celui de Hongrie'.
Le prince de tout l'Empire qui a le plus d'intérêt d'empêcher l'exécution de ce projet, c'est assurément l'Electeur de Bavière,