‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 48 sur 256 · Plus tanl empereur Josoph I · texte numérisé non relu

Plus tanl empereur Josoph I

3. Léopold I"!* obligea eu effel à cette époque les Ët:it9 de Hongrie à. admettre l'hér^ilité de la couronne de saint fCtionne, jusquo-Ià élective, dans la ligne masculine, t:LiU {luur la liranche espagnole que pour la branche allemande; mais les Ktats réservèrent leur droit d'élection pour le cas d'extinction des mâles.

iftRÊTS OPPOSÉS DE L'AUTRICHE ET DE LA BAVIÈRE. SI I ^t certain rpie toutes les dispenses (ju'H a faites pour se- [fir l'Empereur, les périls uu\(|ueLs il a fX|»osé sa personne idani quatre oanipugnes consécutives, et la gloire qui lui est iêrement due de la dernit»re victoire remportée sur les Turcs, rnen»ient à son dommage et à la ruine entière de sa niuisoiu au |irt^judirp des lois et constitutions de l'Empire qui ne per- .tenl |»as d'élire nn roi des Romains avant qu'il ait atteint et accompli l'ûge de dix-huit ans^ la cour de Vienne pouvoil îr e<'tte ban'ière et ouvrir un si beau chemin k la sucreshrrédilnire et à runéunlissemcnt des droits et privilèges des La dp l'tCmpin',

Ledit Electeur e«t donc obligé à Tompêcher comme plus

rlio voisin de la niait^on d'Aulridie, qui a toujours eu beau-

ip de jatlousie de Tngraudisâcment de celle de Bavière, qui a

le profité plusieurs fois de ses dépouilles, et (|ui s'appliquera

lutant plus â diminner le crédit et la puissance de ce prince

•on m*'Tile et la réputjilion qu'il s'est acquise le font estimer

digne de l'empire qu'aucun autre prince d'Allenuigne et ne

aux ministres auiriehiens aucun lieu de douter que, s'il

rit bien résolu à faire tout ce qui peut dépendre de lui pour

»enir k cette dignilë et d'avoir recours pour cet effet à l'aiïec-

tque Sa Muj<*slé conserve toujours pour lui et pour toute sa

n, non seulcuienl il empéchoroil bien que l'archiduc ne

il être élu avant Vé^, mais môme il pourrpit bien obtenir

tli? digniti'i jiour lui, si Sa Majesté eraployoit fortement ses

îces nupn^ des trois électeurs ecclésiasli(|ues et à la cour de

*lin pour lui procurer les sulfrages do ces quatre électeurs.

Touli-A res niisoriSf dont les ministres de Vii'nno sont bien

^tré», rendront toujours cette conr fort contraire aux intérêts

tdit Klecteur, et comme elle espère qu'il n'aura point d'enfaiiL

que le prince? (Jémeut hou fr^re* ne vouiira jms s'exclure par

niaruigt^ des grands héiiélices auxquels il peut parvenir, elle

flatte de voir les États de Bavii'^re faire un partage des princes

\. i i>i«nt. dur d.- Buviàrc, lUn iJc r>.'l(«ot4^ur Kcrdiniiud-Marie, nô en

It. «1 >ur Dt arch«v4qii« cl* Colagnv «n 1088, maigre l'uppr^sitton d« 1«

<Ntn'<i tïn Vert^iillrt (vrnJanl 1a giierre ili* la «ucc«nioii M>u tfjtfctomt: il muurul un 1721).

de Neubourg, et ne songera qu'à élever ceux-ci au préjudice dudit Électeur, et procurer la couronne de Pologne au duc de Lorraine *, d arracher à la couroiiii*? d'Espagne tout ce qu elle pourra en faveur du second fils de rKmjtcreur' et en faisant relire le premier roi des Romains^ lui donner de tous côtés des appuis qui ne pourront avoir d'autres inténHs que les siens cl le mettre en étal par la dépression et la ruine de la maison de Bavière de se rendre maître aussi absolu de tout l'Emiiire que TEnipereur l'esl de ses pays héréditaires.

Ledit sieur de Villars doit prendre les occasions fnvorables que ledit Électeur lui pourra donner de l'entretenir pour lui insinuer adroitement les justes réflexions que ce mémoire contient et le prier d'y penser sérieusement et de lui voulnir biiMi faire conuoître quels sont ses véritables sentiments, l'assurant de la part de Sa Majesté d'un secret impénétrable et lui faisant bien connoître qu'il ne doit jamais rien espérer du c6té de la maison d'Autriche, et qu'au contraire le Roi s'emploiera toujours sincèrement et avec plaisir k son agrandissement, que Sa Majesté commencera même à prendre les mesures nécessaires pour y réussir aussitôt qu'Elle saura que ce prince le désire et qu'il sera résolu d'entrer avec Elle dans des liaisons secrètes d'une bonne et étroite correspondance.

Sa Majesté veut bien aussi employer ses offices pour faire réussir le mariage que ledit Electeur croira être le plus convenable à la princesse sa sœur, et comme Elle sait qu'il préféroroit le prince de Toscane h tout autre, ledit sieur de Villars saura dudit Électeur s'il désire que Sa Majesté y dispose le grand-duc '.

Pour ce qui regarde le mariage du prince Clément, il faut savoir premièrement si l'Electeur est bien résolu de le marier,et quelle alliance il croira lui être la plus utile ou la plus honorable, et selon les éclaircissements que ledit sieur d«' Villars donnera sur ce sujet à Sa Majesté, Elle sera bien aiso de faire réussir

1. Charluâ IV avait il^& été a&odidai À c«Ue oourona* en t6î( «l atait «cbou^

conlre Sobieskjr.

i, L'arcUiduc Charles, plus urd empereur Chartes VI.

3. Cosme IH de M^dicis, qui régna do 1670 à 1723. Le couirat de moringc de ■OD AU avec la princosH Yulaade fui «igné on mai, (rrAce & Villnrs.

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