ÉLECTION D'UN COADJUTEUR A COLOCN'E
mnrtagf^ pourvu que ce ne soit paa avec une princesse dont Iti maison wjil fort attachée aux intén^ls de lu muison d'Aulrictie. Le cardinal do Fursienhcrg' ayant donné avis au Hoi dudesa d'envoyer U* priiu'C de Fnrstenberp i\ ^ïunicli pour fer i^ rKlecleur de Bavière lu rrs(dution «|ue reini de Cnlognv a prise do faire iMire ledit cardinal pour son coudjutour h l'an* lie vAoht^ de Cologne et à TévAché de Lii^ge, l'intention de Sa Majc9t4$ i**^! que ledit sieur de Villars ronlribue ce qui pourra d<spcndrede lui au bon succùs du voyage iludit prince de Furstenbergau cas qu'il lui témoigne désirer ses oflices ou sesinsinnab, mais comme il ne se doit rendre A Munieh qu au cas que lc& rhapitres de Cologne et de Lii^ge soient disposés ï\ conciiurir wlte élection, ce qui est encore fort incertain, ledit sieur de i'illam doit tenir celtt^ alTnire fori secrMe jusqu'à 1 arrivée dudil prrace de Furstenbcrg â Munich et ne rien avancer sur ce sujet Il n'en soit requis par ledit prince de Fursienherg.
Lk entretiens de Villars avec l'Ëlecteur ayant duuué h croire que
prince était disposé à entrer en arrangement avec la France, une
aointlU* instruction fut envoyée au représentant du Roi, l'invitant k
citer raiul)iUun de Maximilien II h la couronne impériale et & lui
str entrevoir la possibilité de partager un jour avec le Dauphin
Ua
«tiuceft^ion d'Ëspugne.
'^lotae MI aoi av mvivm nr. vim.vrs rom u\ servir d'instruction •ca CK vtj'iL noir tiuiter avkc LÉi.KcrËLn nt davi^^re. — maulv, SDiUxxBRt 1G87*.
Majesté ayant reconnu pur le compte exact que ledit
1^ c»nUnat OuiUjturnf Kgon tla KiirsKub«rg, ii^ en 1629: ^ilrv & l'appui il<* ** fnùiw, t1 Im» élu cnftijjut«ur. |iiuit ■trcli«vAque, par le cbapiim de Cùtogiie *ri «VHooiiCr*' >-'nl it« BAVi^r<« ««t diver» autroA caitiliilnla; li^ pApa
*^faM 4t mm «on cnncumml Jo»cpli-Clûiuet)t, qui avnii en
^MM A» • or on Krftnr«, le c&rUtn»l y maiirul m UÛi;
LE MAHQUIS DE VILtARS, tC87.
marquis do Villars lui a rendu do lentretien qu'il a t^n avec lodil sieur Electeur, que lessentiiuenfs de ce prince répondent parfaitement ù la bonne opinion qii'Elle en a eunçue et h reslinie qu'Elle fait de toutes les belles qualil«.»3 qu1l a dêjA fait paroHre, Sa Majesté a cru y pouvoir prendre une entière confiance et donner pouvoir audit sieur de Villiirs de s'expliquer libremenl et sans réserve à ce prince de tout ce qu'Elle pouvoit faire pour son élévation^ si, se détachant quelque jour des intérêts de la maison d'Autriche et reconnoissanl combien ils sont contraires à ceux de sa maison, il répondoit par des engagfîments réels avec Sa Majesté aux bons sentiments quEIle a pour lui.
Cependant Sa Majesté ne veut pas (p.ie ledit sieur de Villars le détourne en (piclque manière que ce soit de lu résolution qu'il a prise d'aller commander Tarméc de l'Empereur en Hongrie, la campaj^'UG prochaine * ; Elle sera bien aise au contraire qu'il continue d y acquérir de la gloire et qu'il se mette en étal de parvenir aux dignités auxquelles sa naissance, sou courage et le puissant appui de Sa Majesté le peuvent élever: mais» comme ce prince désire de savoir par avance jusqu'où pourroil s'étendre la bonne volonté que Sa Majesté témoigne avoir pour lui. Elle vent bien que ledit sieur de Villars lui confie que Su Majesté, considérant quaprés toutes les facilités que les princes et Étals de l'Empire ont <lonnées h l'Empereur de so rendre maître de toute la Hongrie et peut-être d'étendre encore ses conquêtes les années prochaines jusqu*à la mer Noire, il ne lui seroit peut-être pas difficile d'acquérir dans la suite du temps un pouvoir absolu dans toute l'étendue de l'Empire; Elle estime qu'il uy a rien de plus convenable au maintien de la tranquillité publique et prinripalement k la conservation des droits et prérogatives des électeurs que d'empêcher premièrement dans cette conjoncture l'élection de l'archiduc pour roi des Honiains. et dans la suite du temps d élever un desdils électeurs à cette même dignité, qui puisse gouverner l'Empire selon ses lois et constitutions et laisser à la maison d'Autriche le soin d'étendre ses frontières aux dépens dun ennemi aussi foible et aussi abattu que le Turc l'est à présent.