I. Contre !«« Turc
rBIllATURE DK L'KLECTKUR A L'KMPIUE.
Sur cp fondcnii»nl. Su Majoslé, porlôe d'inclinution pour TÉIec-
urde liavii'Te, vcul bien appuyer de tout son pouvoir l'élection
de ccprinrc à la dignité de roi des Homuins, lorsqu'il en jugera
i-mème la conjoncture favorable et que, de son côté, il voudra
«vue Sa Majesté les mesures m^cessaires pour s'élever à
, «l il u'en sera pas plus tôt convenu avec Sa Majesté
qu'Elie emploiera effi^aceinont ses ofÛces tant auprès des trois
^lectetm ecclésiastiques que de l'électeur de Brandebourg pour
li^s disposer k concourir à son élection.
Eu sc<*nnd lieu, si outre ce grand engagement dans lequel Sa
Alaje^ité veut bien entrer pour l'agraiidissenieut dudit Élecleur et
*a maison, il témoigne encore souhaiter de pouvoir rentrer,
r»qu'il »ora parvenu & l'empire, dans tous les droits que les
de Bavière ont ant'ieunement exercés sur les villes de
ne, ^iureniberg cl Augsbourg et généralement dans tout
qai lui peut et doit appartenir entre Tlnn et le Danube, et
T>*il demande pour cet effet Tassistance de Sa Majesté, Elle per-
**u*t audit sieur de Villars de promettre en son nom qu'Elle l'ap-
P'^it^ra dani* cette juste prétention, ut que s'il y est troublé par
^'^•e d« fait. Kl le lui donnera tout le secours dont on conviendra
*^er lui.
En troisième lieu, si ledit Electeur, voulant dès h présent
^^^i^*^ * une étroite liaison avec Sa Majcslé cl agir tant pur
**^» ' dans les diètes que par la jonction de ses troupes à
'^Ursde Sa Majesté envers et contre tous ceux qui la voudroienl k^^^Mibler dans la juste possession où Elle est en conséquence du ^^^" ' ^ tr^^e et obliger aussi Sa Majesté de le secourir enverra et iius ceux qui l attaqueront dans ses droits et possessions ^^ nii^nie s oppos<îroîenl aux prétentions que Sa Majesté aura ^MâmÔ justes et promis d'appuyer, désiroit encore que Su Ma- •^■l<' lU de lui payer des subsides, ledil sieur de Villars
^^ur- p'rériînémenl les intentions dudit ticctcur, jusqu'où il
t*rél«?nd porli-T m-j» engagirments t?nvers Sa Majesté, cequ il en do-
^^undp ré4'iproquemi»nt, se chargera d'en rendre compte h Sa
è et attendra de nouveaux ordres.
inaicmeut, comme la maison d'Autriche veut amuser ledit
ur |i«ir de vaincs espérauces d'un partage de la >uccessiou
IK MAROLIS DE VILLAHS, lOST,
(l'Kspagne dont elle ae garderoit bien de lui donner la moindre partie*, si le cas écliéoit. Sa Majesté au contraire veut bien ponr lui donner de plus nolides marques de son amitié lui promettre que si le roi d'Espagne venoit à mourir sans enfants et que ledit Élecleur veuille s'obliger dès à présent en ce cas de joindre son armée -à celle de Sa Majesti^ contre ceux qui vnudroient disputer h M''^ le Dauphin la succession qui lui doi* appartenir à l'exclusion do tout autre, Elle et niondit seigneur renonceront en faveur dudil l^^lecteur do Bavi*^re aux royaumes de Naples et de Sicile, et Sa Majesté lui donnera tout le secours dont il aura besoin jusqu'fi ce qu'il soit en paisible possession desdits royaumes.
Sa Majesté ne peut croire que ledit Electeur puisse désirer d'Elli* qiH'lquc? chose *le plus, mais si contre son opinion il formoil quelque autre demande, letlit sieur de Villars se chargera seulement d'en écrire à Sa Majesté pour en recevoir de nouvelles instructions.
C'est tout ce que Sa Majesté peut faire savoir quant h présent audit sieur do Villars sur ce sujet, jusqu'à ce que TElecteur de Bavière se soit expliqué à lui de ses intentions^ et il aura soin d'en informer Sa Majesté avec son exactitude ordinaire et d'attendre sesordres pour l'exécution de ce projet.
Le marquis de Villars fut régulièrement accrédité auprès de l'Klec- Icur de Bavière, en qualité d'envoyé extraordinaire, au mois de juillet lti88. Mai?; rKniperour l'ayant empêché de suivre Muximilien dans la campagne de Hongrie, il rentra provisoirement en France. Villars rega^'ua Munich en septembre avec rinstructiou suivante, qui avait surtout pour objfîl d'elTacer auprès do l'KltH-.Uîur ki mauvaise impression que pouvait lui causer l'altitude de la France dans lairuire de Félection d*un archevêque de Cologae.
I. Au mnmeot tl» mariage de IKlectcur Arec l'ftrclùducliAssd Mari»*Autonui, l'Empereur avait imposé à celte priuces&o une renonciation à s«s druils éveniiwlt Hur Itrasumblo dos AUL'ceâsioas d'Ksp&gae el d'Auiriohe: on avait, au coiiiniirv^ r^sftrve wa druiii sur les Pay»-Bais eip&gnoli.