‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 8 sur 256 · I. VtirtoB iiutniotioa. 1679» p · texte numérisé non relu

I. VtirtoB iiutniotioa. 1679» p

X. VftirU woootitf ia»iruoUoa d« U. do lu Ha>e-VftQUl«l, 46H0, p. 71.

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détacher de l*Aulriche. Lo marquis de Villars, au retour d'une mission qu*il venait de remplir à Vienne, reçut ordre do s'arrêter, comme par hasard, à Munich, et de voir si Ton ne pourrait y renouer les rehitions diplomatiques interrompues en fait depuis 1685'. Eiicouragù par ses premières observations, le marquis fut régulièrement accrt5dil6 auprf*3 de l'électeur et lui offrit l'alliance française. A cette alliance, la France était prête à mettre le prix convenable : des subsides d'abord, puis un partage de la succession d'Espagne, quand elle souvrirail, partage qui donnerait à Télecteur Naples et la Sicile, voire plusieurs villes d'Allemagne sur lesquelles la Bavière se réclanmil d'anciens droits, Ratisbonne, Nuremberg et Augsbourg par exemple. Masimilien H pouvait môme espérer de fournir dans TEmpire une brillante carrière, qui rendrait à sa maison son antique sjdondeur. ï/empereur Léopold se préparait à faire élire l'archiduc Joseph roi des Romains; rarcbidnc était tout onfanl ; il y avait quelque chose d outrageant pour les princes allemands à ce que Ton prétendît ainsi disposer par avance de la dignité impériale eu faveur d'un mineur: c'était nne façon déguisée do rendre Tempire héréditaire dans la famille de Habsbourg, contrairement à l'esprit de la constitution imiiériali* et en violation manifeste des libertés germaniques. Pourquoi Maximilien ne se mettrait-il pas lui-mûmo sur les rangs?

Mais le malheur, ou plutôt la complication do la politique française, voulut qu'à l'heure môme où la cour de Versailles espérait ainsi ressaisir la direction do l'électeur Maximilien, elle soutînt comme candidat à l'électoraL de (jologno Tévèque de Strasbourg, le cardinal Guillaume Egon de Furslenberg, contre le propre frère de Maximilien II, Joseph-Clément, jeune homme de dix-sept ans. L*archevèché électoral «le Cologne était, au moins en fait, l'apanage des cadets de Bavière; Maximilien fut blessé qu'on cherchât k spolier sa maison. H refusa d'accepter les propositions que lui transmettait le marquis de Villars et prît parti contre la France dans la longue guerre qui termina le siècle. L'une des causes apparentes de cette guon'e furent les revendi-

1. Voir ses ÎDslniciiouB, 1687 et 1G88, pp. 82, 86, 89 et 93.

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