‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 93 sur 256 · ÉTAT DES AFFAIRES · texte numérisé non relu

ÉTAT DES AFFAIRES

cettï* audience les expressions les plus convenables pour l'assurer de toule rarnilié «le Sa Majesté pour su personne et pour sa famille, du «lêsir fpjT]liea de contribuer à sa satisfaction par tous k-^ moyens praticables, cl do s'entendre en toute confiance avec lui sur tout ce qu'il sera possible de faire ou à propos do tenloi* pendant le cours de cette campagne pour les avnntages de la maison de Bavière, Sa Majestv souhaitant véritablement que les événements en soient tels, qua la roine de Hongrie soit cmiln obligée d'entendre à des conditions raisonnables pour le rélablissment de la paix.

[| s en faut beaucoup que la situation des alTaires soit aussi fovorable qu'elle éloit au commencement de celle guerre lorsque les électeurs de TEmpire, ayant exclu de la diète électorale de Francfort les ambassadeurs de la cour de Vienne, el concourant unanimement à porter l'Klecteur de Bavière au trône impérial, le roi de l'russe, électeur de Brandebourg, et le roi de Pologne, électeur de Saxe, se trouvoient unis avec ce prince par un traité d'alliance, cl faisoient conjointement agir leurs troupes secondées de celles de France pour forcer la reine de Hongrie h leur abandonner les États dont ils avoieut déjà réglé entre eux te partage. Il paroissoil alors que cette princesse ne pourroit faire qu'une foible résistance contre une aussi forte ligue, et que c'étoit en vain quY*lle réclamoit Tussistance des puissances que le feu empen»ur Tiharles VI son p(>re avoil engagées à garantir lu Pragmatique simclion, qu'il avoit publiée pour nuiiiitenir indîvi!<ihlement sur une môme tète tous les États de lu succession d'Autriche.

il V avoil même lieu de juger que le roi de Sardaigne ' pourroi! s'unir avec les Espagnols [)our faire de concert la conquête rie ceux des Etats de cette succession qui se trouvoient situés en Italie, et, les Suédois se trouvuut en force pour faire du côté de lu Russie une «livcrsion assez efficace pour emjïèclier les Russes Hiî prendre part aux alFaires d'Allemagne, il sembloit qu une ou dinix campagnes pourroient suffire jiour obliger la reine de lionçrio À souscrire ù la piiix. C'étoit dans cette espérance que le Roi

X. i:hArIa^Eminftnu«I 1*', Hl comme due d« Savoii*, qui régoA de 1730 â 1773.

LE COMTK DK LAUTREC, 1743.

s'éloit ongagr i\ faii-e passer ses armées dans l'Empire comme auxiliaires de la maison de Bavière, pour l'aider à faire valoir ses droits et ceux de ses alliés et forcer cette princesse à les satisfaire sur leurs prétentions; mais ces uppanrnces brillantes ont malheureusement disparu entièrement depuis que la conclusion de la paix particulière du roi de Prusse entraînant relie des Saxons, le Roi s'est trouvé réduit à soutenir par ses seules forces la guerre en Allemagne pour les intérêts de l'Empereur.

La reine de Hongrie doit ce changement au sacrifice qu'elle a fait de presque toute la Silésie au roi de Prusse. C*esl le roi de la Grande-Bretagne qui a procuré leur réconciliation; co prince, autorisé par son parlement à employer tous les moyens et efforts possibles pour soutenir la reine de Hongrie et maintenir la Praji^malique sanction tlu feu empereur comme nécessaire au maintien de Téquilibie de l'Europe, avoil montré aux Hollandois l'exemple de secourir uetto princesse au moins de subsides d argent pour Taider à payer et à entretenir ses troupes. Mais ces subsides ne pouvant lui être que d'un foible secours tant qu elle auroii à combattre le roi de Prusse et les Saxons en môme temps que l'Empereur secondé des troupes de France, les ministres anglois n'avoient pas cessé d*agir par leurs bons offices à Vienne et à Berlin pour procurer un accomniodemeut entre ces deux cours, et, dans l'espérance d'y parvenir, ils avoient, d*un côté, engagé le roi de Sardaigne à s'unir avec la reine de Hongrie pour la défense des États autrichiens en Italie contre les Esjmgnols, et. d'autre part, porté lesEtats généraux des Provinces- Unies à augmenter leurs troupes jusqu'à prés de quatre-vingt mille hommes, en vertu de délibérations dont l'objet paroissoit être d'agir de concert avec la Grande-Bretagne. Aussi, depuis que la conclusion du tniité de Breslau du H juin 184:2 a donné ai troupes autrichiennes le moyen de reprendre la Bohême, que l'Empereur avoit presque entièrement conquise par les secours des troupes françoises, et dont il avoil même été reconnu et déclaré roi, le parti qui uvoit prévalu dans les Provinces-Unies pour les conduire à des engagements contre la France, a paru tous les jours prendre de plus en plus de crédit, et les choses sont même parvenues au point qu'on peut s'attendre que les

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