Cbarl«s-TlK^otlore, qui rogria de 1143 à UQf
3. Louit-Ouf-Henri, marqui^t da Vatori. tïautenant L;énéi>&l; né ea 1692, il fut nommé minÎBtr* » Berlin «a 1739, et luourai «a 1716.
i Berlin ei h Dresde, et aussi avec les minisires du Roi à Rome et en Hollande.
L'intention du Rot est que le sieur comte de Lautrec écrive
irectement à Sa Maje:st4^ pour lui rendre compte de ce qu41 aura
iten exécution de ses ordres et de ce qui pourra venir à sa con-
iance qu'il estimera pouvoir concerner son service, et qu'il
srve pour ses lt?llres particulières seulement les détails ou avis
moindre importance qui ne mériteroîent pas également Tat-
intioQ de Sa Majesté.
11 lui sera remis avec la présente instruction des tables de îhiiïres dont il pourra se servir pour des choses de quelque im- »rtance qu'il pourroit être dangereux de confier sans cette préluUon à la voie ordinaire des postes, ces tables de chilTres pournnt également lui ser\'ir pour sa correspondance tant avec le laréchal de Broglie, commandant les troupes du Roi en Bavière, ittvec le maréchal de Noailles conmiandant rutinée de France ir le Rhin*.
Il connoltra aisément que rien n'est plus important pour le (uccês des opérations de la campa^c, que le concert parfait que ia Majesté compte (|iii d(»it subsister entre res deux généraux et lUX qui se trouveront à la léte des troupes impériales. Le marér.hai de Seckendorf, étant continuellement à portée de faire adopir ses sentiments partiruliers par rEm[M'reur, lâchera peut-être le porter à moins consulter li* nmréclial de Broglie, et lachose 4 d'autant plus à craindre qu'il a paru, en diverses occasions iréeédentes, que les idées de ce général ne s'accordanl pas toujours H\oc celles des généraux frauçois, il vouloil décisivement
1. Adrien-MAurJM, due d« Noailles, né «a 1678, faù gr&ad il'&«p&gQ« ea 1710,
b(ir^« 1a prïje (IcOiroae, président du coustiihleii Hiinucda sou» la r^geacc du duc rOrlètuit. maréchal en 1734 : it commanda en AlldniAgun jusqu'en 1716, époque où H tut envojé :i Madrid en mission iliplomntiquô spéciale; it mourut en I7tfti.
3. Knideric-Henoii, comte de Seckendorf, aé eu Kranconiu en (073, servit daui «nii' nf*. puis dauï» 1 armée impériale  pm-iir de ttidi, comme oftlcier
Aniparh; il ae distingua dan« la guerre de la tucoeHaion d'Ëapa^^e. »mplti iit'c fuccèi diverses missions diplomatiques pour U cour de Vîeune, qutfoeni A UerliQ, et devint fetd- maréchal en 1735 : tombe en dis^Âce à Vienne, il au service de l'ICmpereur Ch.irles VII, dont il commanda l'armée jn5qu'en' kbre {1S4 ; il travailla activement au rapprochemtiul de U Bavière et de l'Auapre* U mon de Cbarlea VU, fut rétabli dana ses charK«s à Vienne en 1745, t«t mijurut en 1TC3.
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LE COMTE DE LAUTHEC. i:*3.
faire prévaloir ses avis, comrae les estimant leb seuls convenables aux rirconslanres. L'Empereur lu i-mt^me, prévenu peul-êtrt' personnellement contre le maréchal île Broglie, pourroit aitôsi n'avoir pas pour lui toute la confiance qu'il mérite par ses bonnes intentions et son expérience dans le fait des armes, et c(jnime rien ne seroit plus contraire au bien <les alfaires que tout ce qui pourroit faire naître ou entretenir la moindre ombre de mésintelligence entre ce prince et ses généraux ou ministres d'une part et les généraux des troupes de France daulr** part, le sieur comte de Laulrec se doit faire une occupation continuelle de veiller sans cesse à contribuer de ses soins et de ses offices à procurer entre eux rintelligimce la plus parfaite, en examinant et peganl avec la plus grande attention les sentiments et propositions qui pourront être faites et soutenues de part ou d'autre, et faisant usage de son bon esprit pour travailler efficacement à concilier et rapprocher les différents avis à ce qu'il estimera le plus convenable et le plus conforme aux intérêts do l'Empereur, de même qu'aux intentions de Sa MajesU?, employant dans les oc4:asions les représentations qui pourroient être -nécessaires pour déterminer TEmperour à se rendre aux raisons du maréchal de liroglie, et agissant de même auprès de ce général pour le faire entrer en tout ce qui sera praticable dans les vues de TEmpcreur, tous devant également concourir au même but et agir pour cet effet dans la plus étroite correspondance, et le maréchal de Broglie nayant point d'ordre plus particulier, que de se porler avec vigueur à tout ce qui sera jugé le plus propre à faire repentir les ennemis de l'Empereur de la continuation de celttï guerre et à leur faire perdre toute espérance do pouvoir en l prolongeant en retirer des avantages au préjudice de lu maisc^^ de Bavière.
Le sieur comte de Lautrec est déjà instruit que la voloi de Sa Majesté est que tous les ministres qu*Elle emploie dans cours étrangères lui rapportent à leur retour une relation exa de tout ce qui sera arrivé de plus imp<»rlaut dans les négoc tions qu'ils auront conduites, de l'état où ils auront laissé cours et les pays où ils auront servi, des cérémonies qui sy servent en toutes sortes de rencontres, du génie et des incii
tions des princes et de leurs ministres, en un mot de tout ce qui peut donner une connoissance exacte des pays où ils auront été employés et des personnes avec lesquelles ils auront négocié.
Son intention est pareillement qu'en arrivant des pays où ils ont été envoyés, ils remettent en originaux les instructions, chiffres et papiers de leur correspondance avec les ministres du Roi, le tout avec un inventaire exact sur la vérification duquel il leur sera donné une décharge.