‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 98 sur 256 · En oetobre · texte numérisé non relu

En oetobre

1 28 nui 1741.

M. DK CHAVIGNY, 1743.

mille hommes lajil en cavalerie qu'infanterio, il les habiller cl îi les armer ol à toute la déjiense de leur subsistantre et entretien. Quehjiie unéreux qui» frtt iiii pareil subside fini, avec roncicn, fuisoit une somme de huit millions, le Hoi voulut bien eurorele donner. Les payements furent réglés à raison de cinq centinillc livres pur mois, quiunt étwexaelementucquiltéeset suivant les arrangements qui furent pris. Il est bon d'observer que Tarméede l'Empereur, ijui de\oit être de Irente-cinq mille hommes, an jamais moiiti' à plus de vin^l iiiilh- dans le temps qu'elle a éUls plus forte, que la garnison de Braunau composée de treize bataillons subsiste en entier aux dépens de la Oaviôre, et qu'ainsi l'Empereur doit avoir eu un bi-néHcc considi'îruble sur les six millions. Cependant ses demandes se multiplient tous les jours, elle prince de Grimberghen a représenté en dernier lieu à Sa Majesté que l'Empereur ne pouvoit se passer à moins de cent mille écus par mois pour sa subsistance et l'entretien de sa famille, et il 8 proposé de signer un nouveau traité par lequel le Roi s engageroit A payer eeltc somme îi commencer du mois d'août, et de pitu à ne point poser les armes jusqu'à ce que TKmpereur fût pfélimi uairement rétabli dans ses États sans conditions nî restrictions. Su Majesté, touchée de la situation cruelle où l'Empereuri'.st réduit, et n ayant rien plus à cœur que de lui en adoucir roiuerlume, a eneore consenti de prendre ce nouvel engagement, qui ne pouvoit d'ailleurs souffrir de difQculté que par rapport à laugmentalion de subside, puistpfà l'égard du rélaldissemenl<lc l'Empereur dans ses Ltals Sa Majesté s'étoit déjà suffisanjmei^l expliquée, et par les lettres mêmes qu'Ella avoit écrites à iKm* pereur, que, quelque chose qui jiût arriver, Elle ne feroil jaiûai^ de paix qu'à cette condition. Le Roi a consenti de plu> à sc charger en entier de rentrctien des troupes impériales sur lepit*»! auquel on conviendroit de les porter, Sa Majesté voulant bit'" employer pour cet objet les mêmes six millions d'extraordiiw"* qu'FlIle a payés pendant la présente année, pour\ u qu on trouva* en même temps le moyen de faire agir ces troupes utilement po«' la cause commune. Et, pour prévenir tous les abus, TEmpcr^"*^ avoit consenti, de son côté, qu'il y eût dans son armée un coiU' missaire du Roi qui en fit les revues exactes, afin quon nepaj'**

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que reffeclif. On doit supposer, quoiqu'il n'en fût rien dit dans le mémoire de l'Kmpereur, que le prince de Grimberghen auroit été en m(?me temps autorisé à promellre que Sa Majesté rmp(^riule ne feroit point sa paix particulière et ne prendroît point d'engagement que de concert et avec l'aveu de la France. Tout seiiibloil donc surranger dans une parfaite harmonie ; mais quand il a été question de dresser le projet de ce nouveau tniité, on ne s est pas trouvé d'accord sur l'article des subsides; et par rapport à Tusage à faire des troupes, un dernier rescrit de l'Empereur a fait entrevoir que ses idées n'étoient pas les mêmes que celles de Sa Majesté et qu'elles pouvoienl mémo tendre à un plan dangereux pour la Fronce. CVst le mémo rescrit qui a été joint cidessus, sous la cote A. Par rapport aux subsides, le Koiavoit toujours entendu que les deux millions do subsides étoient compris dans les cent mille écus par mois que l'Empereur dcmandoit, on îvorlc qu'il étoit seulement question dune augmentation de MMZC cent mille livres sur celle partie à commencer du mois d*aoât ; mais le prince de Grimberghen ne l'entend pas ainsi, et peut-être que c'est faute d'avoir bien compris le*sens do ses instruelions; il prétend que les cent mille écus par nu)is sont au par-dessus des deux millions, de manière que le subside ordinaire uniquement destiné à l'entretien do la famille et de la cour i mpériale soit, A commencer du mois d'août dernier, do cinq mil- 1 ions six cent mille livres, indépendamment des six millions pour loii tn^npes. au moyen de quoi les subsides annuels tant ordinaires qu'exlraordinnires montrroienl à lu somme île onze millions »ix cent mille livres. Le prince de Grimberghen a en même Vc-inp» demandé que les deu^ millions d'anciens subsides, et qui svuîvant sa prétention devroient être payés dans le courant de l^année prochaine outre et par-dessus les cent mille écus par rnoîs, soient acquittés dans le courant de la présente année pour TuHtre l'Empereur en état de faire promptement ses recrues. A toutes ces demandes le prince de Grimberghen en joint encore dtîux autres. La première est pour une somme do deux cent ein- <^uante raille livres qui avoit été retenue l'année dernière en Compensation d avances beaucoup plus considérables qu'on avoit tuiles à l'Empereur, et dont il doit tenir compte. La seconde, pour

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une «uiro somme do cinquante mille florins qu'il prétend rester duc pour les fourrages fournis aux troupes de France pendant qu elles éloient en Bavière. Le détail de toutes ces demandes e^t expliqué diiiis les deux états ci-joints cotés E, F.

Tous ces articles réunis forment un objet si considérable, qu'il est bien difficile ijud le Roi puisse prendre dos engu^ment!^ aussi forts. Il y a môme lieu de croire que le prince de Grimberghen va au delà do ses ordres. En effet, on voit dans VéUit coU E que les deux millions dont l'Empereur demande Tavance duns le courant de cette année, n'ont d'autres objets que les recrufs. L'Empcreur ne les regarde donc pas comme faisant partie de ce qui lui est nécessaire pour Tentrctien de sa personne et de la famille impériale, s'élaut borné pour cet objet aux cent mille écus* pur mois, en sorte que les deux millions sont vraisemblablemetB't regardés, par l'Empereur lui-mt^me, comme un secours extraordinaire et passager qui ne tire point à conséquence pour lavenii*, et do raûme nature que les douze cent mille livres qui furen.t donnés l'année dernière et qui passèrent par les mains du ma**— quis de Beauvau. Et comme ce qui concerne les troupes ixe peut être constaté que sur les états qui seront envoyés, et q«jo l*Emperenr est lui-môme convenu que l'argent qui y est destiuo ne passeroit point par les mains de ses ministres, cet article doit: demeurer en suspens, jusqu'à ce qu'on ait fourni tous les éclaircissements nécessaires sur cette matière.

Si cependant, contre toute apparence, l'Empereur prétende»»* pour l'entretien de ^a personne et de sa maison la somme aXfc^ uuelle de cinq millions six cent mille livres, le sieur de ChavigK»y devra lui représenter qu'une pareille somme paroîl exorbitante^ et qu'il n'est pas vraisemblable qu'il no puisse se passer à muic»^ touchant do plus de l'Espagne un subside do deux millions^ ï* sait quelles sont les dépenses immenses dont le Roi e>t chargé, ^ qui vont être encore nécessairement augmentées par la ruptLft ilu traité avec la cour de Turin, qui oblige Sa Majesté à envoya' un corps plus considérable de troupes en Italie; il n'est pas *i* rintêrèl de TEmpereur que le Roi se mette dans rimpuissaii*^** d'entretenir ses propres armées, puisijuo ce nest «pj'en les rtî*^" forçant et en les mettant en état d'agir ofTensivemont la caix*'

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pagne prochaine, que le Roi pourra procurer à TEmpereur nuo meilleure situation ut parvenir à une paix raisonnable. Si la cause du Roi pouvoitôtro distinguée de celle de l'Empereur, Sa Majesté Impériale pourroit avoir plus de raison d'étendre ses demandes. Mais comme la cause du Roi et de l'Empereur est la même, que la France n'a d'autres ennemis que ceux que lui a attirés les secours qu'elle a donnés à la maison de Baviùrc, que Sa Majesté na aucun int<^rèt particulier en vue, que tous les efforts qu Elle Fait ne tendent <|u'à soutenir l'Emjoereur, et ((n'en agissant avec vigueur contre l'ennemi commun, le Roi lui rend des services plus essentiels et plus efficaces que pur tout l'argent qu'il pourroit lui donner. Sa Majesté Impériale doit elle-mï^nie et pour Hon propre avantage chercher h ménager les finances de la France, puisque ses ressources quoique très grandes n'étant pas iutliiies, tout ce qu'on en détournera pour des ohjets qui ne seront pas nécessaires, ne pourra être qu'aux dépens de ce qui doîi faire l'objet principal non seulement du Roi, mais do TEmp«*reur, c'est-à-dire la force et le bon état des années framboises. II Ti'est pas possible que l'Empereur ne sente la vérité do toutes réflexions, lorsqu'elles lui seront exposées simplement et rxs viva<'ité. Le sieur de Chavigny doit donc lilcher d'engager Si*. Ihlajesté Impériale d'entrer avec lui en explication sur ses besoin», regardant comme superilu dans le moment présent tout ^^ <pii n'est pas d'une nécessité absolue. Les deux millions ^'^Jiciens subsides ont suffi pendant longtemps pour l'entretien •*e î^a personne et de la famille impériale. Sur les représentations H^>^ lo prince de Grimberghen a faites en dernier lieu, Sa 31a- J*^»t^ a consenti d'y ajouter une somme de seize cent uiille "^'•'es; et par la joie que l'Empereur a marquée lorsque le "^^^lite de Luutrec len a informé, on se persuade toujoui*s de plus ^** \Aus que les désirs de l'Empereur ne vont pas au delà, et *1U« le prince de Grimberghen n'a pas bien couïpris ses ordres, *^*^qu'il a prétendu que les deux millions d'anciens subsides de- ***««int toujours être payés eomnie subsides ordinaires, iudépen- ^^tiiment des cent mille éeus par mois. C'est donc sur ce premier ^itki qu'il faut que le sieur de Chavîgny fasse expliquer l'Em- V*î»i'or d'uue muuiere précise et sans équivoque.

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