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niste que Pascal a porté dans ses considérations politiques; si elles ne les ont pas faites, elles y ont beaucoup contribué, et c'est pourquoi je les ai rappelées ici comme préliminaires de sa politique. J'entre maintenant sans plus de détour dans mon principal sujet.
Sur quoi reposent les principes sociaux ? Sur ce qui leur paraît le plus opposé. Professant que le moi est partout et toujours haïssable, que chaque moi veut se faire le centre de tout comme s'il était Dieu, et que, par conséquent, les différents moi, en prétendant être chacun le centre de tout, seront bientôt et nécessairement aux prises, Pascal ne pouvait guère admettre d'autre droit que celui de la force, consacré par le temps et par l'habitude (1).
11 sait bien ce qu'on peut répondre et ce qui avait été déjà répondu à « cette nuée de difficultés 0 qui reviennent à une seule, la diversité et contrariété des coutumes et des lois positives : c'est que la justice n'est pas dans ces lois et coutumes, mais qu'elle « réside dans les lois naturelles, connues en tout pays, et qu'à la base de toute législation il y a une sorte de décalogue qui peut être sans doute plus ou moins bien interprété, mais qui suffit pour corriger les erreurs réelles de la loi écrite. .Mais celte opinion, réplique Pascal, (les dogmatiques; « la soutiendraient opiniâtrement, si la témérité du hasard qui a semé les lois humaines en avait rencontré au moins une qui fût universelle ; mais la plaisanterie est telle que le caprice des hommes s'est si bien diversifie qu'il n'y en a pas. Le larcin,