I.e President félicite M 1 "* Louise Joubcrt de son cou
On entend ensuite M. IIikgel, douanier à Montmédv.
Il a reçu, le 22 août, du commandant Rchoul, une dépêche pour le maréchal Bazaine, i II est arrivé, après beaucoup de difficultés, à Thionville et a remis une dépêche au colonel Turnier, qui s’est chargé de la remettre au maréchal Bazaine.
Le troisième témoin est le sieur Dominique Simon, Agé de 23 ans, surnuméraire des douanes à Montmédy.
Il est parti avec Hiége), le 22 août, et fait une déposition identique à celle du témoin.
Le 7 septembre, il a été chargé par l'intendant Wolff de porter une dépêche au colonel Turnier à Thionville, et s’est acquitté de sa mission.
M® Lachaüo. — La dépêche partie le 22 août, à Thionville, était-elle chiffrée?
Le témoin. — Oui.
M. Edouard Syndic, âgé de vingt-cinq ans, employé de commerce à Heinis, dépose :
Le 22 août, j’ai été envoyé par le commandant Rchoul porter une dépêche ù Metz. J’ai essayé de passer par Thionville pour pénétrer dans la place, mais le colonel Turnier m'ayant dit que je ne pourrais pas passer, je lui ai remis ma dépêche.
La Président. — Vous étiez parti avec Simon et Hiégel? — R. Je ne l’ai su qu’après.
D. Vous ôtes reparti seul de Thionville? — R. Non, monsieur le Président, avec le nommé André.
La général Podrget , commissaire du gouvernement. — On vous avait indiqué de passer par Verdun. Etait-ce le commandant de place qui vous avait indiqué cette direction? — R. Oui, il nie l’avait indiquée; on m'avait même dit la route que je devais suivre.
Lu Président. — - La dépêche était-elle chiffrée? — R. Oui, monsieur le président.
D. Comment l’avez-vous vue?-— R. Je l'ai vue quand M. Rchoul me l'a donnée.
M. Henri Ijigossr, âgé de 40 ans, maire de Montgoux. — Le 24 août 1870, sachant le prix qu'on attachait à avoir des nouvelles de l'armée, j'ai été trouver le sous-préfet de Vouziers et jn me suis mis à la disposition du gouvernement. Le 23 août, on vôulait faire passer une dépêche au maréchal Bazaine. On me dit que M. le général Ducrot demandait un homme résolu pour accomplir cette mission périlleuse, et on me dit : Voulez-vous la remplir? Je répondis que oui, et on me j remit une lettre cachetée pour M. le général Ducrot.
Je suis parti et j’ai vu le général vers neuf heures du soir. Il me dit : « J’ai une mission à vous confier. Il i faut que vous me promettiez de la remplir exactement, * l quelque périlleuse quelle soit. Il faut que vous arriviez à temps pour voir le maréchal Bazaine , dont nous j n'avons pas de nouvelles. #
Je répondis au général que j'allais partir immédiatement, et il me remit avec la dépêche un petit papier, avec ces mots : « Confiance; mille amitiés, général j Ducrot. • La dépêche était à peu près conçue dans ces termes : « Maréchal de Mafc-Mahon arrive avec 120,000 hommes. Le général Ducrot le remplace à l’armée; le \ ! maréchal doit se rendre le 27 à Slenay. Général Douay I occupe la gauche do l’armée. Se tenir prêt à marcher au premier coup do canon, b
Je partis immédiatement, et sur ma route je rencontrai le brave général Margueritte ; j’appris alors qu'on avait envoyé des dépêches et que les Prussiens étaient à Stenay.
Je suis parti tout de même et je suis arrivé à Montmédy. A mon arrivée dans cette ville, j'allai immédiatement trouver le sous-préfet, dans l'espoir qu’il me donnerait des renseignements qui faciliteraient mon passage, et je me rendis de là à Longwy, où je vis le commandant de place. Jo suis rentré dans le Luxembourg , résolu à passer.
Du côté du chemin de fer de Thionville, il v avait des Allemands, et moi et des personnes qui étaient parties de- Verdun. Nous n’avons eu que le temps de nous «au ver après avoir essuyé une vingtaine de coups de feu. Los personnes parties de Verdun m’ont quitté, et je suis entré à Thionville, où je suis allé voir M. le colonel Turnier.
Je lui ai dit que j’élais chargé d'une mission pour M. le maréchal Bazaine. 11 me parla dos impossibilités 1 qu'il y avait, selon lui, à ce que je pusse poursuivre nia route; il n'a jamais voulu me laisser aller plus loin, i 11 m'a dit qu'il avait des hommes sûrs et qu'il avait j déjà fait parvenir des dépêches. Je lui remis celle que je portais pour l’envoyer à Metz, ou plutôt je la lui dictai.
D. Dans la conversation, M. le colonel Turnier vous a-t-il dit qu’il avait rpçu des nouvelles de M. le maréchal Bazaine? — R. Non, monsieur le Préaident. 11 m’a dit : • Depuis le 2i, jo n’ai pas reçu de nouvelle» et je suis très-inquiet. ■
D. Quand avez-vous quitté le colonel Turnier? —
B. A quatre heures et demie du matin. Il m’a dit : « Il faut que vous alliez trouver le maréchal de Mac- Mahon. » Je suis reparti en passant par la Belgique et je suis arrivé à (iivet le 28 août.
J’ai vu le préfet et je lui ai dit de télégraphier au maréchal de Mac-Mahon, je suis reparti, et, après être passé par Charleville, je suis arrivé à Baucourt où j'ai vu M. le maréchal. M. le colonel Stoffel, que je trouvai aussi, a commencé par m’interroger sur ce que je savais et sur ce que j'avais fait. « Croyez-vous, me dit-il, que votre dépêche arrivera au maréchal Bazaine? » Je ne pus lui répéter que ce que m’avait dit le colonel Tur- , * nier : qu’il était sûr de faire passer scs émissaires, j D. M. le colonel Tumier vous a dit qu’il n’avait pas de nouvelles du maréchal Bazaine depuis le 22 T — B. Oui, Monsieur le President.
D. Vous a-t-il communiqué les renseignements qu’il avait eus jusqu'au 22 afin que vous puissiez les faire • connaître à M. le maréchal de Mac-Mahon? — H. Il m'a fait écrire une dépêche avec ces mots : « Bien de nouveau sous Metz. »
D. La dépêche que vous aviez de M. le général Ducrot r se terminait par ces paroles : « Si cela entre dans les vues du maréchal. » Ces mots étaient-ils dans la dépêche que le colonel Tumier devait faire parvenir? — B. Ces mots se trouvent dans la dépêche que j'ai envoyée au maréchal de Mac-Mahon, de Givet.
D. A votre retour, avez-vous vu chez M. le maréchal ! de Mac-Mahon des personnes apporter des dépêches? — B. Je me suis rencontré avec des personnes chez M- le maréchal do Mac-Mahon, mais non pas avec des ! personnes apportant des dépêches. En ce qui concerne la dépêche que j’ai fait télégraphier de Givet, je dois ajouj ter qu'à celte dépêche, dont j’avais dicté les termes au
colonel Turnicr, celui-ci ajouta avec une épingle le petit papier que m'avait remis M. le général Ducrot, avec ces mots : « Confiance, mille amitiés. Général Ducrot. #
D. Il paraissait certain de la faire parvenir? — B. Il me dit qu’il la remettrait àuu agent de police qui arriverait à Metz, parce qu’il y était déjà arrivé deux fois.
M* Lachaud. — Ce doit être Flahaut. A quelle heure le témoin a-t-il quitté le colonel Turnier pour retourner auprès du maréchal de Mac-Mahon? — B. C'était le 28; à quatre heures et demie du matin.
M* Lachaud. — Je voudrais savoir si M. La gosse a assisté à la conférence qui eut lieu entre le colonel et M. Ilulme? — B. Non.
Le Président au témoin. — Je vous félicite du courage et du dévouement que vous avez montrés pour l'accomplissement de votre mission.
M. Lallemand, âgé de 43 ans, ancien procureur de la république à Sarreguemines. — Comme je ne pouvais rester à Sarreguemines à cause des événements, je suis allé à Thionville, et là j'ai été mis en relation avec M. le colonel Turnier. Il me pria de me charger ! d’une dépêché pour M. le maréchal de Mac-Mahon. Le
29 août, entre huit et neuf heures du matin, je me rendis à la citadelle de Sedan et je remis ma dépêche.
D. Quel jour M. le colonel Turnier vous remit-il cette dépêche? — B. Le 27 au soir, et je suis arrivé le 29 A Sedan.
D. M. le colonel Turnier vous avait-il dit ce que contenait cette dépêche? — B. Il m’avait remis cette dépêche en me disant seulement qu’elle était importante.
D. Je pouvais supposer, et c’est pour cela que je vous faisais celte question, que, vu votre qualité de magistrat. M. le colonel Tumier était entré dans plus de détails avec vous qu’avec un agent ordinaire. — B. Non, il me dit simplement : « Puisque vous êles ici, rendezmoi le service de vous charger de cette dépêche. »
I). Vous a-t-il donné quelques communications verbales? — B. Il ne in’en a pas donné, je n’étais arrivé que la veille à Thionville. Il a su mon arrivée dans la journée.
D. Il est probable qu’il était en quête d’émissaires? — H. Je crois que oui.
D. Dans le trajet entre Thionville et Sedan, n 'avezvous pas rencontré un ecclésiastique et ne vous a-t-il pas dit qu’il arrivait de Metz? — R. Après être débarqué à la gare de Luxembourg, j’ai rencontré un prêtre, un Père jésuite. On causa naturellement des événements. Je dis que j’habitais Metz. Cet ecclésiastique nous dit : « J’en arrive. » J’ai témoigné ma surprise. 11 a explique alors qu'il était l'anmônier auxiliaire, et qu’il avait obtenu de l’armée prussienne de passer les lignes, et, comme preuve de ce qu’il avançait, il ajouta : ■ J’ai reçu du maréchal une dépêche que je suis chargé de jeter à la poste pour la maréchale Bazaine. »
M e Lachaud. — Le témoin a-t-il su de M. le colonel Turnier que M. Lagossc était arrivé? — B. Je n’en ai pas entendu parler.
Le Président. — M. Lagosse a dû arriver le 27, il est reparti le 28; il sera arrivé après le départ de M. le procureur de la république.
M # Lachaüd. — M. Lagosse a eu l'honneur d’écrire à M. le général rapporteur qu’il était arrivé à Thionville le 27, à six heures du soir, et que c’est par erreur qu’on a placé son arrivée le 26 dans l'instruction écrite.
D. Cet ecclésiastique a-t-il indiqué le jour de sa sortie de Metz? — R. Il en était parti la veille, monsieur le président.
I). C’est le 28 que vous l’avez rencontré?
M. François Marchal, âgé de quarante-huit ans. — Le 27 auût, j’ai été appelé par M. le colonel Turnier avec Flahaut. Il me demanda si je voulais aller porter une dépêche. Je répondis : • Volontiers, si je peux arriver. » Nous sommes partis le 28 août avec la dépêche mise dans une boulette de caoutchouc que j’avais avalée. A peine étions-nous éloignés de Thionville, que des chasseurs prussiens nous crièrent : • Circulez, ou on va tirer sur vous! • Nous avons pris une autre route et, en arrivant du côté de Saint-Privat, un corn-
mandant prussien nous a arrêtes et nous a demandé : « Vous êtes Français?— Oui! » avons-nous répondu, et il a dit : « Vous ne passerez pas. » Je dis alors : « Si les Français étaient là, je n'aurais pas besoin de demander la permission. » On nous a relâchés et nous sommes repartis. Flahaut et moi.
Nous sommes allés à Saulny et nous avons demandé au maire de nous loger. Il n'a pas voulu. Nous sommes allés coucher dans un lavoir, puisque le maire dq Saulny n’avait pas voulu nous loger. Quand nous J étions là, on est venu dire : « Ne logez pas ces hommes, on brûlera votre maison. • Alors nous nous sommes sauvés, et nous sommes allés coucher dans une cave.
Ensuite, je me suis rendu chez le curé. Je lui ai dit : ■ Voulez-vous nous loger? » 11 a répondu : « Parfaitement; je vais vous donner à boire et à manger. » Je lui ai confié notre mission parce qu’il m’a dit qu'il était très-dévouô.
Nous partîmes et nous fûmes encore arrêtes à un avant-poste prussien. « Qu’cst-cc que vous faites ici? dirent les soldats. — Je cherche des pommes de terre pour manger cet hiver. » Enfin, je suis arrivé à Metz aux avant-postes français. Je suis allé voir M. le maréchal Bazaine, et je lui ai remis mes dépêches.
M. Lagosse est rappelé.
D. Diles-nous quel jour vous êtes arrivé à Thionville. — R. Le 27 au soir, et j'en suis parti le lendemain, à quatre heures du matin.
Le COMMISSAIRE DO GOUVERNEMENT. — M. le COlOnel
Turnier vous a dit qu’il ferait porter votre dépêche? — R. Oui, il m'a dit : « Je suis bien inquiet, je n'ai pas de nouvelles et je ferai parvenir votre dépêche par des hommes sûrs, a
Le matin, le çanon grondait; ça m’a réveillé et je suis parti de Thionville à quatre heures et demie. Le colonel m’a fait ouvrir les portes lui-même en m'accompagnant.
D. Vous êtes arrivé à Givel le 29? — R. Non, le 28, à onze heures du soir.
Le commissaire do gouvernement. — Ainsi, M. le coloncLTurnier vous a dit le 27 qu’il n’avait pas de nouvelles? — R. Oui, monsieur le commissaire du gouvernement, et je l'affirme.
On entend ensuite diverses dépositions de témoins qui ont été chargés de porter des dépêches à Metz ; celui qui avait expédié ces messages, M. Tornibr (Alphonse), âgé de cinquante-neuf ans, colonel en retraite, ancien commandant de Thionville pendant la guerre, se présente à la barre. C’est un homme d’une taille élevée, et dont l’apparition cause dans l’auditoire une sensation qui se traduit par de sourdes rumeurs. Il porte le costume civil. Il s’étend tout d’abord sur l’abandon complet dans lequel la place de Thionville a été laissée.
C’est quelques jours seulement avant*le blocus de Metz que j'ai vu le maréchal Bazaine. Le 4* corps, en
quittant Thionville, a emmené avec lui ma garnison. Je n’ai plus eu que le dépôt du 1 1* dragons.
J'ai été complètement abandonné.
J'ai télégraphié pour avoir des troupes; j’ai réclamé auprès de mon général de brigade; on m’a dit qu’on m’enverrait quelques bataillons.
J’étais resté presque sans un homme. On m’a envoyé quelques dépôts, les cadres nécessaires pour 700 à 800 hommes. Le 6, le ministre me défendait encore d’armer la mobile avec les fusils que j’avais en réserve.
Le 15, une brigade, composée de plusieurs régiments allemands, est venue attaquer Thionville. Je n’avais que 1 ,500 hommes, et nous fûmes assez heureux pour la repousser.
Le 18 ou le 19, lorsque les communications étaient coupées, le commandant Magnan est arrivé à Thionville. Je me rappelle qu’il était excessivement peiné de ne pouvoir pas aller jusqu’à Metz. Je lui ai fait part de ce que je savais. J’ai dit qu’il ne me semblait pas prudent de vouloir aller à Metz.
Je déclare hautement qu’il n’y a eu aucune espèce d'entente mystérieuse entre lui et moi. Je puis l’affirmer de la manière la plus solennelle.
Je repousse aussi avec force ces insinuations contenues dans les rapports et qui sembleraient faire croire à des détournements de fonds secrets.
Le Président. — Achevez votre déposition.
Le colonel Turnier. — Lorsque je vis M. Magnan, je croyais qu’il tentait de rejoindre l’armée et qu’il ne le pouvait pas. Je n’ai eu nullement l’intention de cacher son passage à Thionville.
J’arrive aux différents émissaires qui sont partis de Thionvilie.
Quant à mon registre des fonds secrets, il a été tenu dans le seul but de la reddition de mes comptes. J’ai fait | faire des copies de ces comptes, et je proteste contre toute falsification de ma part.
(Ces paroles sont dites par Je témoin avec une certaine émotion.)
Lb Président. — Colonel, vous n’êlcs pas en cause sur vos fonds secrets. Faites votre déposition sur les communications entre la place de Thionville et celle de Metz ; enfin, sur tout ce qui peut intéresser le conseil à cet égard. — R. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour être utile. J’ai été obligé d’employer une grande quantité d’émissaires pour répondre aux demandes que l’on me faisait afin d’avoir des nouvelles sur l’armée du Rhin et sur celle de Metz.
D. Le 19 août, vous avez vu M. le commandant Magnan. Il vous a chargé de faire parvenir des dépêches à Metz? — R. Je ne me le rappelle pas.
D. M.Guioth vous avait aussi remis des dépêches?
— II. Il est très-probable que j’en avais, mais je ne me le rappelle pas.
D. Lorsque vous avez vu M. le commandant Magnan,
lai avez-vous donné des nouvelles de Mclz? — R. Je sais que je m’étais préparé le jour suivant à renseigner le commandant Magnan sur tout ce que je savais de l'armée du Rhin.
D. Vous avez fait écrire une lettre par votre secrétaire : elle porte des corrections. Ces corrodions sembleraient indiquer des changements de votre main? — ■ R. Ce n’est pas moi qui ai fait ces corrections.
D. Votre secrétaire a déposé hier que c'était votreécriture. — R. Ces corrections n'ont pas d’importance.
I). Je ne vous demande pas si cela a de l'importance, mais si c'est voire écriture? — R. Je ne le crois pas.
D. Le IR août, le maréchal vous ayant fait demander ce qui se passait sur la ligne des Ardennes, lavez-vous informé de l'arrivée de son aide de camp, du fait de la circulation de ce grand convoi de chemin de for, des personnes qui s‘v trouvaient avec le commandant Magnan? Vous n’avez rien reçu, aucun message? — R. Je ne me rappelle pas du tout.
D. Avez-vous le souvenir des dépêches que Mercier emportait le 10 au matin à Metz? — R. Je ne me le rappelle pas, mon général.
l). Mercier, à son retour de Metz, vous a donné des nouvelles? — R. Il a dù me doryicr des nouvelles, mais je ne me le rappelle pas; j’étais tellement préoccupé !
D. Vous avez envoyé plusieurs émissaires, les nommés Déchu et Flahaut entre autres. De qui étaient les dépêches que vous leur avez confiées? — R. Je me rappelle que plusieurs émissaires sont arrivés à Tiiionville et en avoir envoyé à Metz, mais je n’ai pas le souvenir des dépêches.
D. Vous rappelez-vous avoir remis à M. le procureur général de Sarreguemines une dépêche pour M. le maréchal de Mac-Mahon ? — R. Je me rappelle parfaitement avoir chargé M. Lallemand , d'une mission, mais je n’ai pas le souvenir de la nature de celte mission.
D. Je ne vous questionne que sur certains points im portants, avec la pensée que vous en aurez gardé le souvenir. Le 27, M. Lagosscvousa apporté une dépêche? — R. 11 me l’a dictée de vive voix.
. D. 11 n'y avait pas d’addition à la dépêche que vous récitaitM. Lagosse...? Il n’y avait pas ces mots: « Si cela entre dans les vues du maréchal » — H. Je crois me rappeler que cette restriction n’existait pas.
1). Combien avez-vous fait d’expéditions de cette dépêche? — R. J'en ai fait trois.
I). Vous rappelez- vous quels sont les agents auxquels vous les avez données? — R. 11 y. avait !U. Marchai et M. Flahaut.
La séance est levée à cinq heures un quart et sera reprise le lendemain, à une heure.