‹ Bazaine et al capitulation de Metz Émile de La BédollièreChapitre 7 sur 117 · CHAPITRE Vn · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vn

La uiUsion de Bourbaki.

Déterminé par la concurrence do toutes les probabilités, cédant à un sentiment de grand respect, le maréchal Bazaine, comme il l’a écrit, lie veut pas être un obstacle à la possibilité de conclure une paix honorable. Il consulte le général Bourbaki. Quant au maréchal Canrobert, il souffre d’une jambe, il boite, et ne peut entreprendre une excursion aussi fatigante et aussi rapide.

Pressé de se rendre en Angleterre, Bourbaki rcpliquo immédiatement : « Mais je ne puis quitter mou commandement, mon départ serait regardé comme une désertion.

« — j’y ai songé, dit le maréchal, mais je vous enverrai un ordre écrit, et je ferai un ordre du jour à l’armée pour expliquer votre absence temporaire. *

Bourbaki finit par consentir au voyage.

Pendant ce temps, Régnier était retourné à Corny, et le 24 septembre, à neuf heures, il entrait chez le prince Frédéric-Charles. « Je dis au prince, raconte-t-il dans son Étrange histoire dévoilée, que le maréchal s'elait mis avec son armée à ma disposition complète ; que je pouvais, dès ce moment, rendre libres à l'armée prussienne et à sa disposition environ 120,000 hommes, en laissant une force suffisante pour le siège de la ville, qui serait immanquablement forcée de se rendre tôt ou tard. 11 inc répondit qu’il croyait pouvoir me dire que, sans la ville, rien ne se ferait.

« M. le général Coffinièrcs, lui dis-je, qui commande la ville de Metz, tient son commandement de Sa Majesté; il est indépendant du maréchal, et, pour des raisons à moi connues, je n'ai pas cru utile de le voir.

« J’appris là que M. de Bismark n’àvait pas traité de l'armistice avec Jules Favre.

o Je demandai à retourner à Metz et profitai d'une demande du grand-duc de liesse pour faire sortir plusieurs prisonniers de l'Internationale, llcssois et autres. [ A Metz, je revis les deux maréchaux Bazaine et Canrobert, et je convins de tout à nouveau. »

Le général Bourbaki faisait ses préparatifs de départ. Le dimanche, 23 septembre, il se dépouille de son uniforme , prend un costume de ville , et part avec Régnier, qui prend l'engagement de le conduire à travers les lignes ennemies, et qui est porteur de l’ordre suivant :

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