CHAPITRE XLV1II
Séance du lundi 13 octobre. — Interrogatoire du maréchal Bazaine.
Le développement inusité du rapport du général de Rivière avait quelque peu lassé le ‘public. Le 13, dés
une heure, la foule est grande dans le prétoire lorsque l'accusé parait, accompagné du commandant Villette et de M M l^irhaud pore et fils.
Le maréchal parait calme et classe quelques papier».
La disposition du 6iége et du fauteuil do l'accuse est modifiée, de façon à ce que celui-ci fait face au conseil au lieu d’étre à sa gauche; placé de cette façon, il tourne le dos au public.
•Le Président fait procéder à l’appel des témoins defaillants.
Parmi eux, on remarque M. Rouher, le général Desvaux, qui dit n’avoir reçu d’autre convocation que celle qui l'amène aujourd'hui devant le conseil, etc.
Le Président. — Avant de procéder à Tinbrroga- ! toire, je veux faire connaître les divisions que je compte | introduire dans l'interrogatoire de M. le maréchal et | dans l'audition des témoins. Ces derniers devront être classés suivant ces divisions, sauf à ce qu'ils soient en- ; tendus à plusieurs reprises, si besoin est.
Ces divisions sont :
1° Prise de possession du commandement ;
2* Operations militaires du <3 au 19 août;
3 # Communications avec l’empereur, le gouvernement et le maréchal Mac-yMahou ;
4° Opérations militaire» du 19 août au l* r septembre ;
5° Ui-fense et approvisionnements de Metz ;
6* Incidents et pourparlers pendant (c mois de septembre ;
7° Communications avec le gouvernement de la Défense nationale ;
8° Dernières négociation»;
9° Capitulation.
Le Président. — Monsieur le maréchal, restez assis: avez-vous eu une action décisive dans la disposition des troupes avant votre prise de possession du commandement en chef?
Bazaine (d’une voix très-nette et très-ferme). — En aucune façon; je ne faisais qu'exécuter les ordres venus de Paris.
Je n’ai jamais été mis au courant des projets qui existaient à l'etat-major général. Je ne faisais qu’exécuter des ordres.
Lr Président indique la position des divers corps le 7 août.
L'acci se confirme ces indications et dit n'avoir eu aucune connaissance de la position du 0* corps.
Le Président. — Aviez-vous connaissance des mouvements de l’aile droite, et avez-vous connu Tordre de retraite sur ChAlons donné au 2* corps?
Bazaine. — Je n’ai eu aucune connaissance de la position de l’aile droite. Il ne m'a jamais etc signifié que mais dussions aller sur (Huilons. Cet ordre a été adressé directement au général Frossard, commandant du 2 r corps.
Le Président. — Vous avez reçu, le 9, la visite de
l'empereur; ne lui avez-vous pas conseillé une retraite sur Nancy ?
Bazaine. — Oui, monsieur le president; je connaisi sais Nancy, je savais l’utilité des positions stratégiques de ce territoire , et j’estime que le refus de marcher dans ce sens est la faute capitale de la campagne.
Le Président. — L’empereur vous a-t-il fait savoir, ainsi qu’il l’a télégraphié à l'impératrice, qu’iferenonçait A sa retraite sur ChAlons et concentrerait ses troupes flans Metz , en vous donnant le commandement en chef?
Bazaine. — Du tout, l’empereur ne m’en a jamais parlé. Du reste, à cette date je n'ai jamais été appelé dans aucun conseil, et je n’ai su qu’ofticieilement ma nomination.
I.k Président. — Le 10 au soir, avez-vous reçu l’ordre de concentrer l’armée sous le canon de Metz?
Bazaine. — -Le mouvement a été exécuté, mais les ordres ne venaient pas do moi ; à partir de ce moment, j'ai eu mon quartier général àBorny.
Le Président. — Avez-vous eu connaissance des ordres donnés par l'état-major général pour la défense de Metz, les approvisionnements, les munitions et les ordres de combat?
Bazaine. — Nullement.
Le Président. — Vous n’avez pas été mis au courant de l'expédition du général Margueritte sur Pont-à-Moussoti et de l’avis donné par ce général au sujet de l’im* portance qu’il y avait a garder cette position?
Bazaine. — Je n'en ai rien su, et j'ai été très-su rprtt d’apprendre que ce point important avait été négligé.
Le Président. — Avez-vous été tenu au courant des divers projets entre lesquels l’empereur a balancé?
Bazaine. — En aucune façon.
Le Président. — L'empereur vous a-t-il chargé de I donner ordre au général de Failly de se retirer sur Paris?
Bazaine. — Je n’en ai rien su; l’ordre a été transmis par l'état- major général.
Le Président. — Le lî, l'empereur donna ordre de rétablir les ponts Bur la Moselle; avez-vous provoqué cet ordre.
Bazaine. — Non, je l’ignorais.
La Président. — Avez-vous surveillé la construction de ccs ponts? «
Bazaine. — Non» j étais à Boray devant l’ennemi et ne pouvais m'absenter.
I Le Président. — Vous doutiez-vous que vous seriez nommé général en chef?
Bazaine. — En aucune façon, etje ne peux que protester formellement, à ce sujet, contre les dires du gé- | néral-rapporteur.
Le Président. — Ce n’est point ici le moment de protester; vous pourrez faire toutes les contestations que tous croirez, utiles lors des dépositions des témoins.
Pensiez-vous que l’empereur quitterait Metz?
Bazaine. — Je ne me doutais pas que l'empereur partirait; j'étais en quelque sorte en sous-ordre, et jo me considérais comme sou lieutenant.
Ici l'accusé veut encore protester contre les insinuations du rapport du général-instructeur.
Lk Président. — Je crois que ce n'est pas dans l'interrogatoire que pareilles déclarations doivent se produire; vous aurez toute latitude pour les faire ultérieurement.
Bazaine. — Je m’en rapporte complètement à vous, monsieur le président.
Le Président. — Je passe à la deuxième catégorie des questions que je compte vous poser.
Le Président. Tous les ordres donnés dans la journée ont-ils émané de vous?
Bazaine. — Oui, monsieur le président.
Le Président. — Le caractère de ccs ordres était-il de passer la Scille et la Moselle et de se porter sur les routes de Verdun?
Bazaine. — Oui, monsieur le président.
Le Président. — Avez-vous pris des mesures pour l'abord des ponts et leurs débouchés?
Bazaine. — Oui ; mais mes prescriptions n'ont pas été entièrement suivies.
Le Président. — En ce qui concerne la reconnaissance du terrain et des routes, aviez-vous pris personnellement des mesures?
Bazaine. — Non, j’avais pleine confiance en ce que les généraux Jarras et Cuflinières feraient.
Quant à moi, jetais à Boray devant l’ennemi ètjc ne pouvais quitter ce poste. C’était aux chefs de corps à développer les instructions générales que j’avais données.
Sur la réquisition de M. le président, le greffier lit plusieurs ordres et dépêches, et parmi ces dernières il en est que l’accusé n'a pas reçues, et il explique ce fait en disftnt qu’il a passé à cheval toute la journée du <3 pour établir sa ligne de bataille.
Le Président. — Du reste, les mesures prescrites pour le passage de la Moscllo étaient commencées avant votre prise de possession du conmiandament?
Bazaine. — Oui, monsieur la président.
Le Président. — Apprenant que l'ennemi se concentrait sur la rive gauche de la Moselle, n’avez-vous pas cru nécessaire d’attaquer l'ennemi sur la rive droite et de continuer ainsi la marche par un succès?
Bazaine. — Oui, et j'ai écrit à ce sujet à l'empereur.
On lit la lettre du maréchal.
Le Président. — L’empereur ne vous a-t-il pas empêché de faire ce mouvement ?
Bazaine. — Oui, sa réponse me l'a implicitement interdit.
On lit la réponse de l'empereur.
Le Président. —A la bataille de Borny, vous n'avez cessé de conduire l'action en dépit d’une contusion
produite par un éclat d'obus qui, sans votre épaulette, vous eût causé une grave blessure?
Bazaine, d’une voix émue. — Oui, monsieur le président. C’est cette épaulette quf m’a protégé. (Il montre son épaulette gauebe.)
L’audience est suspendue pour vingt minutes.
Elle est reprise à deux heures quarante-cinq minutes.
Le Président.— Quels ordres avez-vous donnés quand vous vous êtes trouvé attaqué à Borny?
Bazaine expose les divers ordres qu’il a donnés.
Je suis allé, dit-il, le 14 au matin, à Longueville, au quartier général de l’empereur, lui rendre compte de l'allaire, et alors il fut décidé que la marche sur Verdun serait continuée dans de bonnes conditions tactiques et sans rien compromettre.
Le maréchal lit ses diverses instructions et ordres., de marche.
il fait remarquer que la plupart des détails de scs ordres ont été négligés.
Le Président. — Pendant le combat de Borny, n’at-il pas été nécessaire de maintenir des troupes pour protéger le fort de Queulcu insuffisamment armé?
Bazaine. — Oui, monsieur le président, il en est de même au fort Saint-Julien.
Le Président. — Pensez- vous que le combat de Borny ait retardé le mouvement de concentration sur la rive gauche de la Moselle?
Bazaine. — Oui, de douze heures au moins.
Le Président. — N’y a-t-il pas des divisions qui ne sont arrivées sur la rive gauche que le 16?
Bazaine. — Quand il y a une direction générale indiquée, c’est aux officiers detat-major à prendre les soins pour faire effectuer la marche dans les meilleures conditions: la faute leur incombe donc.
Le Président. — Les troupes se sont-elles conduites à Borny de façon à vous inspirer confiance?
Bazaine. — Oui.
Le Président. — N’avez-vous pas regretté de n’avoir pas donné suite à votre projet d’attaquer l’ennemi avec toutes vos forces au lieu de laisser attaquer votre arrière-garde?
Bazaine. — Oui, je suis convaincu que ce mouvement aurait complètement réussi.
Le Président. — Vous n’avez pas eu l’idée de vous faire éclairer par votre cavalerie sur Thionville?
Bazaine. — Non, les communications existaient d'une façon régulière de ce côté, et je n'avais rien à craindre ; du reste la division du Barail, qui éclairait la route de Briey, me tenait au courant dans cette direction.
Le Président. — Avez-vous été prévenu que l’ennemi se montrait à Chambley?
Bazaine. — Oui, mais fort tard, à mon arrivée à Gravclotte; je croyais que les chefs de corps avaient pris les mesures que leur prescrivait ce mouvement des troupes allemandes.
Le Président. — L’empereur vous a-t-il fait connaître, le 1(5 au matin, à G rave lotte, son intention de partir en avant sur Chiions?
Bazaine. — Il m’avait parlé de son intention dès la veille, et j'ai retardé son départ jusqu’au lendemain, parce que les routes n’étaient pas sûres ; — je l’ai revu le 16 au matin au moment de son départ.
Le Président. — Vous êtes-vous entretenu avec lui de l’éventualité possible d'une interruption de la marche sur Verdun?
Bazaine. — Oui, et l’empereur l’a consigné luimême dans un ouvrage que j'ai sous la main.
Le Président. — Avez-vous dit à un officier supérieur que vos équipages de ponts étaient inutiles, car vous ne passeriez pas là Meuse?
Bazaine. — C’est possible; je n’ai jamais dû passer la Meuse : je devais m’arrêter en avant de Verdun, où Mac-Mahon devait me rejoindre.
Le Président. — Le 16 août, n’avez- vous pas pris des mesures pour appuyer les corps engagés.
Bazaine. — Oui.
Le Président. — N'est-ce pas à ce moment, qu’entraîné par votre valeur habituelle, vous avez été cerné par la cavalerie ennemie et forcé de vous dégager l’épée à la main?
Bazaine. — Oui, par les hussards de Brunswick.
Le Président. — Croyez-vous qu’il était possible d’occuper, le 16 au soir, Thionville et Mars-la-Tour.
Bazaine. — Non.
Le Président. — Avez-vous jugé que la journée du 16 ait eu pour résultat de vous fermer la route de Verdun par Mars-la-Tour?
Bazaine. — Par Mars-la-Tour, oui, mais non par le Nord.
Le Président. — Pensiez-vous que, le 17 au matin, vous n’auriez pas pu recommencer votre mouvement vers la Meuse?
Bazaine. — Non; nous n’étions pas assez bien coordonnés, il y aurait eu des désordres vers le soir, et notre ligne de bataille était en partie rompue. Du reste, ç’a été l’opinion des divers chefs de corps.
Le Président. — Ne pouviez-vous au moins conserver vos positions?
Bazaine. — Non, le terrain était trop dangereux.
Le Président. — Est-ce le défaut de munitions qui vous a fdit renoncer à continuer le mouvement?
Bazaine. — Oui, d'après les rapports qui m’étaient adressés.
Le Président. — Aviez-vous pris des mesures pour que le ravitaillement en munitions pût se faire facilement.
Bazaine. — J’avais pensé que le général Soleille, commandant en chef de l’artillerie, aurait pris ses mesures.
Le Président. — Avez-vous envoyé chercher des vivres à Metz?
Bazaine. — Oui, j’ai envoyé l'intendant de Prévannes on chercher.
Le Président. — Avez-vous donné ensuite l'ordre de faire abandonner les vivres que cet intendant amenait, lorsque 's’est opère le mouvement rétrograde?
Bazaixr. — Je ne me souviens pas. Ce qu’il y a de certain, c’est que j'avais prescrit que l’armée emmenât avec elle quatre jours de vivres, et que mes ordres n’ont pas été exécutés.
Le Président. — Pourquoi les vivres qui avaient été amenés sur les plateaux par les convois auxiliaires, et laissés par eux après leur licenciement, ont-ils été détruits?
Bazaine. — J’avais donné ordre de les distribuer aux troupes, et l'intendant a pris sur lui de les détruire en voyant approcher l’ennemi.
Le Président. — Dans votre dépêche du 16, à l’empereur, pourquoi avez-vous indiqué votre intention de vous diriger sur Lessy?
Bazaine. — Parce que, pendant mon commandement à Nancy, j'avais reconnu que cette position était trèsimportante, au point de vue de la défense.
L'accusé lit un rapport qui lui avait été adressé à ce sujet.
Le Président. — Ce mouvement n’indiquait pas de votre part la pensée de vous concentrer sous Metz.
Bazaine. — En aucune façon ; je voulais que les corps ennemis placés sur la rive druitc ne pussent occuper le plateau de Saint-Quentin, et, des lignes de Lessy, je les en eusse empêchés.
Le Président. — N'avez-vous pas ensuite changé d'avis ?
Bazaine. — Oui, sur les avis qui me sont parvenus; j’ai demandé ensuite de prendre la ligne de Saint- Privat; mais, dans un cas comme dans l'autre, mon intention était de quitter Metz.
Le Président. — Le 17 août, quelles mesures avezvous prises pour connaître les mouvements de l’ennemi?
L’accusé veut entamer des explications; mais il s’aperçoit que la pluie, tombant avec une violence énorme, empêche de l’entendre.
Le Président est même forcé d’interrompre scs questions.
Il les reprend au bout do quelques instants.
Le Président. — Le 18, au matin, vous avez fait effectuer au colonel Lewal une reconnaissance en arrière. Était-ce que vous aviez la pensée d’être rejeté ?
Bazaine. — Non ; c’était une simple précaution prescrite par les règlements militaires.
Le Président. — La position de Saint-Privat a-t-elle été choisie par vous ou par le maréchal Canrobert?
Bazaine. — Par Canrobert.
Le Président. — Lui aviez-vous prescrit des travaux de défense, lui aviez-vous assuré des ravitaillements ?
Bazaine. — Je lui ai donné tout ce dont je pouvais
disposer. Quant aux mesures défensives, je pensais qu'il les aurait prises.
Le Président. — Comment avez-vous employé votre réserve de cavalerie dans la journée du 18?
Bazaine. — Je voulais la lancer dans la vallée de la Moselle; mais l’infanterie ennemie ayant couronné les Jiauteurs qui la dominent, cela est devenu impossible : et, d'ailleur»; ,ttW>wa lerie avait beaucoup souffert à Gra- Yelotte.
Le Président. — Et la réserve d'artillerie?
Bazaine. — Je n’ai pas su le chiffre exact de cette réserve. Le maréchal Canrobert ne m’a demandé que deux batteries, et je les lui ai envoyées; s’il m'en avait demandé davantage, j’aurais pu lui en envoyer trois ou quatre de plus.
Le Président. — Quel usage avez-vous fait de la garde?
Bazaine. — Le règlement des armées en campagne permet de donner au chef de la réserve une grande latitude; aussi avais-je donné à Bourbaki une grande liberté d’action. Ladmirault l’a appelé à lui ; il y est allé, et, de cette façon, n’a pu se rendre au secours de Canrobert. Si celui-ci l’avait appelé à son aide, il y serait allé.
Le Président. — Quels messages avez-vous reçus du maréchal Canrobert qui soutenait l’effort de l'ennemi?.
Bazaine. — J’en ai reçu fort peu, un entre autres, vers cinq heures du ^oir, me disant qu’il gardait ses positions.
Le Président. — Comment se fait-il- que vous ne lui ayez pas envoyé la garde dans la journée?
Bazaine. — J’avais mis la garde à la disposition du maréchal Canrobert; si celui-ci l’avait envoyé chercher, elle y serait allée.
Le Président. — N'avez-vous pas dit au capitaine de Beaumont que la garde n’avait plus qu'à rentrer?
Bazaine. — Je ne lui ai pas dit rentrer; j'ai dit au contraire rester.
Le Président. — Que ne vous-êtes vous pas porté à proximité du champ de bataille de façon à connaître les nouvelles du combat?
Bazaine. — Je souffrais beaucoup de ma blessure du 14. — Je n’avais pas dormi huit heures depuis que je l’avais reçue, et je ne pouvais rester en selle.
Le Président. — Ne pensiez-vous pas que, le 8 août, l’ennemi voulait vous couper de la place de Metz?
Bazaine. — Oui, monsieur le président, et je le pense encore; c’était, en effet, beaucoup plus avantageux, car, en nous cernant sur les plateaux, il aurait eu rapidement raison de nous.
Le Président. — Pourquoi n’avez-vous pas tenté immédiatement de forcer le passage coûte que coûte?
Bazaine. — Je n’avais pas reçu de l’empereur l'ordre jmpératif de marcher quand même sur Verdun: il m'avait recommandé de ne rien risquer; d’ailleurs, il
ne pouvait me prescrire d'une façon absolument impérative une marche en avapt.
Le maréchal lit à ce sujet un passage des commentaires de Napoléon l ,r sur le devoir d’un général en chef de ne pas accepter d’ordre impératif, quand l'exécution de cet ordre doit conduire a un désastre.
Le Président* — Le résultat de la journée du 18 a été de vous foire perdre la liberté de la route de Briey. Vous n'avez donc pu vous assurer le lendemain une issue de ce côté.
Bazaine. — Non; les pertes avaient été tellement fortes qu’on ne pouvait songer à pousser en avant. Il y avait des régiments qui étaient commandés pur un capitaine.
• Le Président. — J’ai terminé la seconde partie de mes questions. Vous pouvez vous retirer.
Le maréchal sort après avoir salué le conseil.
L'audience est levée à quatre heures quinze minutes, et remise à demain, une heure. -