CHAPITRE SECOND
Les Fêtes du Centenaire
Journée du 14 juin
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E 14 juin, Beauharnois a un bel air de fête; les derniers jours ont été des jours d'activité intense, presque de y| surmenage. Les Comités ont réglé minutieusement les moindres détails des fêtes qui approchent. La chorale et la fanfare ont préparé la musique. Le dimanche 13 juin, un enfant de la paroisse, le R. P. Mannes Marchand, O.P., curé de Saint-Jean-Baptiste d'Ottawa, a chanté la messe de la solennité du Sacré- Cœur. Dans les demeures privées, les habits de fête ont été soigneusement mis à neuf; les buffets ont été abondamment garnis; les derniers courriers ont annoncé les parents et les amis; au presbytère, les travaux de restauration sont terminés; à la campagne les équipages de fête sont prêts.
Et maintenant, les fêtes vont commencer. Les visiteurs arrivent; de chaque train qui passe plusieurs descendent et se hâtent vers les demeures hospitalières où on les attend; il en vient aussi, et en grand nombre, des rivages voisins, par yachts, et des campagnes par voitures; il y a les anciens, exmarchands, hommes de profession, cultivateurs qui ont voulu revoir les lieux où ils ont vécu et travaillé; il y a les enfants de Beauharnois; ils n'ont guère fait que passer et s'en sont allés jadis vers la vie religieuse
ou vers le travail des grandes villes; il y a ceux dont les ancêtres sont au cimetière et qui viennent adresser aux vieux disparus un salut ému, le dernier peut-être; et il y a aussi ceux que les parents attendent au foyer jamais oublié; il y a les prêtres qui jadis ont donné à Beauharnois les prémices de leur zèle sacerdotal, et d'autres qui viennent apporter par leur présence, à un confrère, un gage de considération et d'estime; dans quelques heures, il y aura les prélats dont la pourpre jettera sur ces fêtes un lustre éclatant; il y a les amis qui ont connu Beauharnois et qui veulent le revoir sous toute la parure de son centenaire; il y a, enfin, les passionnés d'histoire qui viennent chercher ici une leçon de vitalité nationale et religieuse.
Et tout ce peuple s'anime et s'égaie; les poignées de main s'échangent; les visages s'épanouissent; les connaissances se refont; les malentendus s'oublient; les amitiés se renouent. L'on parle des anciens et l'on s'inquiète des absents. On rit, on cause, on se promène. Toutes les boutiques sont closes; c'est fête civique, par volonté du conseil de ville, depuis le 14 à midi jusqu'au mardi soir le 15. Dans la ville, c'est un va-et-vient continuel; sur les routes de campagne, les belles voitures s'alignent comme en une procession et les chevaux
empanachés viennent passer triomphalement devant les demeures des citadins.
Les maisons et les rues sont décorées à profusion; aucune qui n'ait pavoisé; il y a le bout de banderolle du pauvre, il y a les ampoules électriques et les riches tissus des plus fortunés; partout des drapeaux, des inscriptions portant le chiffre du centenaire ou des souhaits de bienvenue. (l) L'église paroissiale est parée comme jamais elle ne le fut; au collège, les Frères ont reconstitué, sur le mur latéral est, les lignes du frontispice de l'ancienne église; au presbytère, au couvent, à l'hospice, des décorations de goût invitent tous les regards; partout l'émulation la plus louable pour faire plus beau et plus solennel. Du village, monte la rumeur des milliers de voix qui conversent, et le bruit des automobiles et des yachts en mouvement. Et sur tout cela un ciel et un soleil à souhait, qui ne nous quitteront pas des fêtes.
Ainsi m'apparut Beauharnois l'aprèsmidi du 14 juin 1920, lorsqu'on vint me rappeler qu'à 5 heures p.m. arrivait Sa Grandeur Monseigneur l'évêque de Valleyfield. C'était le premier chapitre du programme des fêtes.
Monseigneur l'évêque fit route de Valleyfield à Beauharnois dans la luxueuse voiture de Monsieur le notaire J.-D.-S. Tremblay, de Valleyfield. Sa Grandeur était accompagnée de Mgr J.-C. Dorais, P.A.V.G., et de Monsieur l'abbé Oscar Bissonnette, chancelier de l'évêché. Un malentendu
occasionné par le changement d'heure empêcha de donner à la réception de l'évêque toute la solennité qu'avait projetée la paroisse. Sa Grandeur fut conduite à l'Hospice Saint-Joseph, où des appartements lui avaient été réservés, ainsi qu'à sa suite, pour la durée des fêtes.
A l'église
A 7.30 le clergé quitte processionnellement l'Hospice pour l'église paroissiale. La fanfare salue, au passage, le cortège. A l'entrée de l'église, une foule énorme, qui s'engouffre dans le temple à la suite de l'évêque. Monsieur le chanoine-curé présente au Pasteur l'eau bénite et l'encens, et au son d'une marche brillante(2) de l'orgue, le défilé s'avance jusqu'au chœur.
Le spectacle est vraiment émouvant.
Au trône, du côté de l'évangile, est l'évêque accompagné des chanoines A.-C. Dugas, doyen du chapitre diocésain, et P.-J. Bourget, curé de Saint-Régis; en face S. G. Mgr E.-A.Latulipe, évêque d'Haileybury, accompagné de l'abbé Dupuis et des chanoines Deschamps et Clairoux; dans les stalles sont d'autres chanoines, des prêtres et des religieux; dans la nef les hommes ont accepté de rester debout; les dames occupent toutes les places disponibles de banc. Dans les allées, aucune place perdue, et au dehors une assistance plus nombreuse encore qu'à l'intérieur. L'église est pavoisée et illuminée avec goût.
Quand l'orgue a sonné les dernières notes du morceau d'ouverture, Monsieur le Chanoine-curé monte en chaire, et prononce les paroles de bienvenue suivantes:
(1) Qu'on noois permette de mentionner tout spécialement le collection trè8 remarquable ne soit pas perdue ou dispersée, musée de vieux objets de M. André Roy; cet infatigable anti- pn,„m,ni n'pn ™mnr,anr»it-«n n*» „n m»«^ naraùunnlf
quaire paroissial avait exposé, a côté de sa demeure, une foule d'objets de l'ancien temps. Nous exprimons le vœu que cette
Pourquoi n'en composerait-on pas un musée paroissial ? (2) La Marche des Prêtres de Mendelssohn.
Les Fêtes du Centenaire
Bienvenue
Le voilà enfin arrivé, le grand jour que nous attendions depuis si longtemps, que nous appelions de tous nos vœux, le jour où il nous serait donné de célébrer le centenaire de la fondation de notre paroisse. C'est le jour d'action de grâces par excellence pour tous les bienfaits déversés par la bonne Providence sur ce coin de terre qui s'appelle la paroisse de Saint-Clément de Beauharnois.
"Haec est dies quam fecit Dominus, exultemus et laetemur in ea," pouvons-nous dire avec le Psalmiste. — C'est bien le jour que le Seigneur a fait.
Soyons dans la jubilation, que la joie la plus pure inonde tous les cœurs.
Pour se préparer à ce grand jour, Monseigneur, les fidèles de cette paroisse, avec votre approbation et votre encouragement, ont entrepris de restaurer leur église, de lui donner une toilette qui la rendrait
moins indigne de la Majesté du Dieu qui l'habite. Ils ont cru, selon l'enseignement des Livres Saints, qu'en retour des sacrifices pécuniaires qu'ils s'imposent pour embellir sa maison, Dieu prêterait une oreille plus attentive à leurs prières et exaucerait plus facilement leurs demandes. Ils ont pensé aussi au temple spirituel que sont leurs âmes
réception des sacrements de pénitence et d'Eucharistie et par des neuvaines de prières. Ils ont voulu que ces fêtes fussent en premier lieu des fêtes religieuses, et voilà pourquoi nous avons sollicité de Votre Grandeur qu'elle nous fasse l'honneur de les présider.
Premier Pasteur de ce diocèse depuis 28 ans, vous avez non seulement pourvu à sa première organisation, mais vous en avez suivi et guidé les développements avec une vigilante sollicitude.
Que de fois nous avons éprouvé les bienfaits de votre sage administration par les directions que vous nous avez données, par la part que vous avez voulu prendre aux diverses manifestations de notre vie paroissiale.
Aujourd'hui vous mettez de côté les nombreuses occupations de votre charge pastorale et vous nous arrivez, comme un père au milieu de ses enfants, pour nous encourager dans cette voie de la reconnaissance envers le Bon Dieu et pour nous indiquer les leçons que nous devrons tirer de ces fêtes pour l'avancement spirituel et matériel de cette paroisse. Et demain, au milieu de la pompe des cérémonies de la liturgie catholique, c'est vous qui offrirez le Sacrifice d'action de grâces, vous imposant volontiers les fatigues d'une Messe Pontificale
S. G. MGR J.-M. ÉMARD,
Evêque de Valleyfield, Que.
et ils les ont préparées à ce grand jour par la afin de donner à nos fêtes un éclat des plus
Centenaire de Beauharnois
brillants. Soyez-en béni, Monseigneur. "Benedictus qui venit in nomine Domini," et soyez le bienvenu parmi nous.
Soyez atissi le bienvenu, vous, Monseigneur d'Haileybury, qui n'avez pas craint les fatigues d'un long voyage pour venir nous honorer de votre présence et unir vos actions de grâces à celles du Chef spirituel de ce diocèse. Cette démarche, de votre part, Monseigneur, nous fera mieux comprendre l'importance des fêtes que nous avons entrepris de célébrer et aussi l'intérêt que vous continuez à porter à votre diocèse d'origine. Vous avez donc un titre spécial à notre vénération et à notre reconnaissance. Soyez le bienvenu.
Bienvenue à vous, distingués prélats et chanoines, membres du Clergé séculier et régulier, des communautés religieuses, anciens paroissiens et amis de Beauharnois, qui, par votre présence, venez rehausser V éclat de ces fêtes. Soyez bienvenus pour participer aux réjouissances qu'on nous promet et surtout pour chanter bien haut l'hymne de la reconnaissance. Jubilemus Deo Salutari nostro.
La Chorale entonne l'antienne: Oremus pro Pontifice nostro Medardo, qu'elle répète trois fois.(1)
Monsieur le notaire L.-C. Tassé, maire de la ville de Beauharnois, s'avance à la balustrade, et lit à Monseigneur l'Evêque la magnifique adresse dont voici le texte :(2)
A Sa Grandeur Monseigneur Joseph- Médard Émard, Assistant au Trône Pontifical, Êvêque de Valleyfield, à l'occasion du "Centenaire" de Beauharnois.
Monseigneur,
La paroisse de Saint-Clément de Beauharnois est dans la jubilation. Elle fête son pre-
mier centenaire d'existence. C'est en octobre 1819, en effet, il y eut cent ans l'automne dernier, que Monseigneur Plessis, êvêque de Québec, y autorisait d'une manière régulière et permanente les exercices du culte religieux, et lui donnait, dans la personne de Messire Pierre Clément, celui qui devait être son premier curé.
Une fête de paroisse, Monseigneur, c'est celle d'une grande famille du diocèse. Il est naturel que la présence du premier pasteur ou du premier père en Dieu y soit respectueusement désirée et sollicitée. Votre Grandeur a répondu à l'un de nos vœux les plus chers en nous faisant l'honneur d'être aujourd'hui au milieu de nous.
Huit êvêques, cinq de Québec et trois de Montréal, Nos Seigneurs Hubert, Denaut, Plessis, Panel et Signay, et Nos Seigneurs Lartigue, Bourget et Fabre, ont successivement exercé sur nous, avant Votre Grandeur, la juridiction épiscopale. Neuf curés, avant celui qui est aujourd'hui à notre tête, Messieurs Clément, Labelle et Tétrault, Quintal, Carron et Viau, Charland, Jasmin et Lussier, ont tour à tour veillé sur nos destinées spirituelles. Aux uns et aux autres, Monseigneur, aussi bien qu'à vous-même aujourd'hui, et à notre digne curé, nous devons, après Dieu, d'être ce que nous sommes, comme paroisse, et de posséder ce que nous possédons.
On a souvent et justement répété que c'est à leur organisation paroissiale catholique que les fils du Canada français doivent leur meilleure force de vitalité nationale et de miraculeuse survivance. Sans nos êvêques et sans nos curés, en effet, sans nos églises et sans nos écoles, sans la vie paroissiale catholique en un mot, que serions-nous devenus, au Ca-
(1)" Prions pour notre Pontife Médard; Que le Seigneur le conserve; qu'il le vivifie, qu'il le rende heureux sur la terre et qu'il ne le livre pas aux mains de ses ennemis." (Prière du Rituel).
(2) Le travail d'enluminure de cette adresse avait été exécuté par une religieuse de Jésus-Marie d'Hochelaga, Sr M. Eustochiiim, et constitue une œuvre artistique de haute valeur. Le texte est encadré de motifs empruntés à l'histoire de Beauharnois.
Les Fêtes du Centenaire
nada, comment aurions-nous pu résister aux tentatives d'assimilation qui nous ont sans cesse menacés?
Comme toutes celles qui s'échelonnent sur les bords de notre Saint-Laurent, la paroisse de Saint-Clément de Beauharnois, nous aimons à le proclamer en cette circonstance solennelle, a vécu de la vie de V Eglise, en écoutant ses leçons, en se pénétrant de sa doctrine et en essayant de pratiquer sa morale. Ce fut notre grande force et c'est toujours notre plus bel honneur.
Depuis vingt-huit ans, Monseigneur, que vous gouvernez d'un bras sûr et avec des yeux qui savent voir — Video ut faciam — le nouveau diocèse de Valley field, tout en vous donnant à tous, vous avez trouvé le secret d'être entier à chacun. Nous avons eu notre large part de votre bienveillance pastorale et de vos attentions paternelles.
Pas moins de neuf fois, en ces vingt-huit ans, Votre Grandeur est venue nous visiter, confirmer nos enfants, nous prêcher et nous instruire. Votre parole, pleine de doctrine et toujours si pratique et si vivante, nous a montré, autant de fois, la route à suivre pour le progrès dans le bien. Plus souvent encore, vos lettres pastorales et vos écrits divers, qui seront devant l'histoire l'un des beaux legs de votre épiscopat, et qui, permettez-nous de le dire, Monseigneur, vous placent au rang de nos plus grands évêques, de nos Laval, de nos Plessis et de nos Bourget, ont répandu sur notre paroisse et sur nous leur lumière et leurs conseils. Soyez-en béni, Monseigneur, et que l'Église, en votre personne, en soit à jamais remerciée.
Non seulement vous nous avez instruits et éclairés, mais en même temps, et bien souvent aussi, vous nous avez honorés et consolés. Les paroissiens de Beauharnois se souviennent qu'à deux reprises vous êtes venu présider,
dans leur église, à l'ordination sacerdotale de quelques-uns de leurs enfants. Ils vous voient encore pleurant naguère avec eux la mort de leur ancien et regretté curé, M. le chanoine Lussier. Ils se rappellent vos visites sympathiques, au cinquantenaire de notre couvent, à la bénédiction de la cloche de notre collège. Ils savent que toujours leurs joies ont été vos joies, comme leurs peines ont été vos peines. Ils considèrent que c'est pour eux, en cette circonstance, un devoir d'en exprimer à Votre Grandeur leur respectueuse gratitude.
Tout récemment, Monseigneur, vous avez encore pensé à nous, en invitant notre vénéré curé à faire partie du nouveau chapitre de votre église cathédrale. Nous savons, sans doute, que vous récompensiez ainsi d'abord le mérite de l'un de vos prêtres les plus distingués; mais il ne nous est pas défendu d'estimer que l'honneur fait à M. le Chanoine Nepveu, notre curé, rejaillit sur toute la paroisse de Saint- Clément de Beaufiarnois.
Voici, enfin, qu'en venant présider aujourd'hui les fêtes de notre centenaire d'existence paroissiale, Votre Grandeur veut bien lui donner un éclat tout particulier. Dans votre personne, Monseigneur, nous aimons à le reconnaître et à le proclamer, c'est l'Église qui vient vers nous, qui se penche sur nous, pour nous bénir, nous et nos enfants, comme elle bénissait autrefois nos pères, quand cette paroisse, il y a un siècle, naissait à la vie.
Nous nous inclinons tous avec un filial respect sous la main bénissante de notre évêque, Monseigneur, assurés que nous sommes que ce geste traditionnel, si familier à nos anciens, reste, pour nous et pour nos enfants, le meilleur gage de prospérité et de salut, devant les hommes et devant Dieu.
Les paroissiens de Saint-Clément de Beauharnois.
15 juin 1920.
Centenaire de Beauharnois
Du trône épiscopal. Monseigneur l'évêque iv pond aux paroles de bienvenue du curé et à l'adresse des citoyens en une allocution où l'on a aimé à retrouver les qualités de vigueur doctrinale, de synthèse historique, d'autorité apostolique, que l'on connaît à Monseigneur l'évêque de Valleyfield. Nous n'avons pas le texte même au complet de ce discours; voici l'ordre des idées développées:
Sa Grandeur rappelle d'abord comment le Christ a protégé notre race, comment nous avons dû, peuple jeune, abandonné, conquérir notre existence nationale. "Et depuis ce jour, on peut mesurer ce qui s'est accompli; en ce pays l'Eglise a fait des progrès si merveilleux." Sa Grandeur invite à la reconnaissance envers Dieu qui a fait pour nous de si grandes choses.
Puis, l'orateur raconte la fondation et l'organisation de la paroisse et la part qu'y ont prise les évêques de Québec et de Montréal. Il rappelle le souvenir de nos anciens curés.
L'évêque félicite le curé actuel de l'organisation des fêtes et de la magnifique décoration de l'église paroissiale.
Il invite à la reconnaissance envers les anciens qui s'attachent à leur église, à leur cimetière, et qui ont assuré le triomphe de la race canadienne-française et catholique. "Quel magnifique spectacle que celui de nos pères créant un peuple à traditions religieuses! Un Dieu a fait tout cela, avec le ministère de ses prêtres et des cœurs honnêtes, des familles complètement conservées."
En terminant, l'évêque exhorte les chefs de famille à conserver ce qu'ont transmis les anciens en restant toujours fidèles aux vraies traditions nationales et religieuses.
(1) Cor Jesu, de Letondol ; l'uni.* A ngelicuë, de Lepage; Salve ,.» tinaulari», de Faim-; Eece Fidàiê, xxx; TatUum Ergo, de Miquel; Marche triomphale, de Lemmens.
Après l'allocution épiscopale, il y a bénédiction du Saint-Sacrement. Monseigneur J.-C. Allard, P. A., curé de la paroisse voisine, de Sainte-Martine, officie. Messieurs les abbés L. Lafrance, ancien vicaire, et Aimé Hébert, enfant de la paroisse, l'assistent comme diacre et sous-diacre. Le chœur de chant, sous la direction de Monsieur David Manny, I.C., exécute très bien un joli programme musical. (l)
Et la foule se retire après la bénédiction ; l'on échange ses impressions; les assistants vont raconter aux absents les détails de cette première cérémonie; les résidences s'illuminent, car tantôt ce sera la promenade générale.
Au couvent
De l'église, le clergé se rend au couvent; les élèves, sous la direction des religieuses des Saints-Noms de Jésus et de Marie, ont préparé un très joli programme qui va être très bien exécuté.
L'on se rend à la salle de réception. Nos Seigneurs Émard et Latulipe, Mgr J.-C.
Dorais, V.G., et Monsieur le chanoine Nepveu ont des sièges d'honneur; un grand nombre de prêtres les entourent; la Très Révérende Mère Supérieure générale est venue, accompagnée de la T. R. Mère Dépositaire Générale et de l'ex-supérieure générale, Sœur Martin de l'Ascension, une enfant de Beauharnois; il y a là aussi des ex-supérieures de Beauharnois, telles Sœur du Saint-Esprit, Sœur Marie-Albertine, Sœur Marie-Valentine, des supérieures des couvents les plus rapprochés, et un grand nombre d'anciennes élèves du couvent, devenues religieuses; la Révérende Sœur Supérieure du Couvent, Sr du Saint Nom, est là avec toutes ses religieuses. Quelques notabilités laïques ont aussi leur
Les Fêtes du Centenaire
place réservée. Et c'est devant cet auditoire, dans une salle délicieusement ornée, que les élèves du couvent vont exécuter le programme suivant.
Programme
I. Ouverture: Le centenaire . G. Eggeling IL Chœur: Louanges à Dieu
Musique de Meynne III. Dialogue et chant de circonstance.