‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 10 sur 338 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La correspondance d'Espagne et les • bonnes gens de la rue de Condé ». — Le héros de l'affaire Clavijo peint par Goethe, par Marsollicr et par lui-même.

Vers la fin de mai 1764, l'honneur et l'argent 1 de la famille Caron périclitaient en Espagne. Beaumarchais passa les monts, d'abord pour les sauver tous deux, puis pour mettre à exécution de vastes plans financiers 9 concertés avec Duverney. Cette campagne, dont il fixait au début la durée à deux ou trois mois 3 , lui en prit onze dans ce pays de poco a poco 9 quelque diligence qu'il fit. Sa première lettre de France à son retour est datée de Bordeaux, le 2 avril 1765 4 . Pendant ce laps de temps, il s'échangea entre Beaumarchais et les siens une correspondance active, dont nous avons réuni de nombreuses pièces. M. de Loménie y a puisé largement et en a tiré en grande partie son tableau si piquant de la famille Caron. Il ne sera peut-être pas inutile d'y ajouter quelques traits et de pénétrer plus avant dans la connaissance de Beaumarchais intime. Après les âpres censures qu'il vient d'essuyer, des documents qui démontrent sa bonté et sa générosité natives, ses vertus de fils, de frère et de tuteur, ne sont pas à dédaigner.

Le principal correspondant de Beaumarchais est son père 5 , dont

t. Yoy. Appendice, n° 2 t. Voy. ifcW., n° 3.

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