Lancy, dans la scène I
i. Voy. « Quelques traits d'une grande passion ou Lettres originales de feu Amélie Ho..., comtesse de la M..., écrites pendant le cours des années 3, 4 et 5 <Il- la R. F., » brochure très curieuse, dont nous devons la communication à l'obligeance de M. Tourncux.
5. Nina ou la Folle par amour, opéra-comique, paroles de Marsollier, musique de Dalayrac. Tout Paris chanta :
c Quand le bien-aimé reviendra... »
M y eut des coiffures à la Nina.
G. Lettre 53, p. 92, op. cit.
Votre lettre, écrivait Gudin, à la date du 23 brumaire an VIII, m'a bien
surpris, en m'apprenant la mort de M me de la M , je crois que c'est un
bonheur pour elle; sa vieillesse eût été cruelle. Quant aux lettres, qu'importe aujourd'hui qu'on les publie? Le public n'y fera guère d'attention, à présent qu'on ne peut plus tourmenter celui dont elles portent le nom. Je ne crois pas que cela vaille la peine d'acheter le manuscrit '.
Voilà bien la différence des temps; alors on laissait ce limon se déposer de lui-même; aujourd'hui, les plus réservés croient devoir l'agiter un peu, tout en se détournant pudiquement. Que l'on compare, par exemple, les allusions indignées de Sainte-Beuve et de M. Bettelheim au ton du Courrier des spectacles, 46 prairial an VII : « Une très aimable femme a, de Beaumarchais, des lettres brûlantes d'amour; elle était bien digne de les lui inspirer; mais comme il avait plus de cinquante ans quand il les écrivit, il y a tout lieu de croire qu'elles sont moins l'ouvrage de son cœur que de son esprit*. Vraisemblablement, elles paraîtront un jour. * Si la prédiction se vérifie, le public y trouvera plus de raisons de plaindre Beaumarchais que de le honnir.
Revenons à l'odyssée révolutionnaire de Beaumarchais. « Les tueurs 3 l'ont manqué > : tout autre se fût cru libre de l'engagement de rester à son poste, mais il a livré 750000 francs de caution, sa fortune est engagée, il la doit à sa fille, il reste. « Moi, dit-il, le plus courageux des hommes, je ne sais pas lutter contre des dangers de ce genre *, » et il lutte. Que Danton et consorts rient de son entêtement et de ses mines de sourd, libre à eux, mais nous qui avons été témoins de ces justices sommaires, qui avons revu ces tragicomédies de l'émeute, nous trouvons que Beaumarchais fut très brave B .
Avec quel émoi nous le suivons dans cette promenade bienheureuse, du dimanche 2 septembre, qui le sauve des égorgeurs! Avec quelle pitié nous sommes aux côtés de l'obstiné et héroïque vieillard assis par terre, entre des tas de pierres, sur le boulevard, attendant