Édit. Gudin, III
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tion. C'est le quatrième acte ; il prépare brièvement et savamment le cinquième. Beaumarchais, avec une modération affectée et meurtrière, résume les faits, se cantonne dans les positions conquises et prépare le suprême assaut.
Il le livre enfin dans son quatrième Mémoire, le cinquième acte de la pièce.
Un critique allemand l combat l'opinion des Français qui exaltent le quatrième Mémoire ; il préfère le troisième, qui lui parait € le mieux fondu d'un seul jet, et où les portraits satiriques de ses adversaires lui semblent le mieux réussis ». De son côté, M. de Loménie estime que « le supplément au premier est, après le quatrième, le plus intéressant de tous 2 ». Nous resterons de l'avis de Voltaire, qui préférait «le quateme 3 ». Cette préférence est sensible, et les progrès de son admiration d'un Mémoire à l'autre sont très marqués dans la Correspondance. Il écrivait, en effet, le 30 décembre, n'ayant donc lu que les trois premiers Mémoires : « J'ai lu tous les Mémoires de Beaumarchais, et je ne me suis jamais tant amusé. J'ai peur que c^ brillant écervelé n'ait au fond raison conlre tout le monde. » Mais le 26 février, dans sa lettre à Florian, il s'écrie : « J'ai pourtant lu le quatrième Mémoire de Beaumarchais; j'en suis encore tout ému. Jamais rien ne m'a fait tant d'impression, etc. » Sans le céder en rien au troisième Mémoire du côté de la composition, le quatrième, malgré quelque « abus de la